Derrière le masque
(Interférences, 2002, 213 pages)
Les Coventry sont membres d'une riche famille. Une nouvelle gouvernante doit prendre place chez eux et c'est
alors que se présente Jean Muir, jeune, blonde et pâle, inspirant davantage de compassion qu'autre
chose. Sauf que très vite, il s'avère que la jeune fille en question est une intriguante qui va
séduire les fils héritiers et semer la discorde au sein de la famille. Un drôle de personnage
qui finira par être démasqué mais... je ne vous dis pas tout!
Louisa May Alcott est l'auteur de "Les quatre filles du docteur March". Mais pas que de ça et pas tout le
temps sous son nom. Avide lectrice de romans noirs et d'histoires sombres, elle a rédigé d'autres
textes sous pseudonymes.
Dans ce roman, on pourrait préjuger qu'elle va prendre position contre son héroïne, au nom de
la bonne morale et qu'elle va profiter des travers de la jeune fille pour nous donner une leçon
d'éducation. Pas du tout! On peut même dire par moments qu'elle la défend. La manipulation
féminine est un trait de caractère qui semble amuser Louisa May Alcott. Et au final, on ne sait pas
avec exactitude qui est réellement Jean Muir. Ni qui est Louisa May Alcott, d'ailleurs.
Sans doute l'un des points forts de ce roman, qui n'est, sinon, pas exceptionnel: la facilité avec
laquelle l'auteur promène son lecteur et entretient le mystère autour de la gouvernante.
Note : 3/5
(Sahkti)
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Oubliez "Les quatre filles du docteur March"! "Derrière le masque" est totalement différent et on
est bien loin de la douceur et de l'idéal proné par le célèbre roman de Louisa
May Alcott.
"Derrière le masque" est en effet un récit surprenant à plus d'un titre. Louisa May Alcott
nous décrit l'histoire d'une gouvernante, Jean Muir, s'introduisant dans une riche famille d'aristocrates
et qui, au fur et à mesure, va s'ingénier à tromper tous les membres de la maison pour
arriver à ses fins. L'auteur ne se contente pas d'exposer les manoeuvres frauduleuses de son
héroïne tout au long du récit. Le personnage de Jean Muir n'est en réalité,
ni tout à fait noir, ni tout à fait blanc: on ne peut ainsi s'empêcher d'éprouver
par moments de la compassion voire de la sympathie envers elle et de se dire que, finalement, les Coventry
n'ont eu que ce qu'ils méritaient.
Alcott en profite en effet avec ce roman pour livrer une critique plutôt acerbe de l'aristocratie de la fin
du XIXème siècle. Les Coventry, dès le départ, méprisent sans la connaître
cette gouvernante pauvre et insignifiante à leurs yeux. La vengeance de Jean Muir sera alors terrible et
sans concession. Aussi, à la fin du roman, les masques tombent sur les réelles personnalités
des protagonistes, aussi bien de l'héroïne que de tous ceux de la maisonnée qui se
révèlent bernés aussi bien par la gouvernante moins candide qu'au premier abord que par
leurs propres actes.
"Derrière le masque" est pour tout cela un récit intéressant et original dans l'oeuvre de
Louisa May Alcott. Cela n'empèche pas quelques longueurs ici ou là dans certains passages mais la
lecture n'en demeure pas moins agréable et plaisante. A découvrir.
Note : 3,5/5
(Liza_lou)
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J'ai aimé dans ce livre :
- C'est une histoire courte. Je sortais des "Hauts de Hurle-Vent" qui m'avait ennuyée voir agacée.
- Le personnage de Jean Muir, calculateur, noir, manipulateur derrière un air d'ange.
- L'attente que tombe le masque. On sait qu'elle est machiavélique et pourtant tout au long du livre,
c'est l'exemple de perfection.
- Le bien et le mal qui se côtoie et qu'est-ce qui triomphe? Aucun des deux en particulier. J'avais
déjà eu le même schéma dans son livre "Pour le meilleur, pour le pire et pour
l'éternité".
- Comment Jean Muir a été démasquée (à cause de la fierté que lui
amène sa personne).
Je n'ai pas aimé : RAS j'ai tout aimé!
En bref, on connaissait les gentilles petites filles un peu niaises mais adorables du Docteur March. On a ici un
personnage bien plus approfondi que ne l'était Jo March, dans le thème du pouvoir féminin.
Décidément j'aime cette facette de l'auteure.
(sweety_delphine )
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L'histoire d'une gouvernante retorse qui, par ses intrigues, met à feu et à sang une sage famille
de l'aristocratie britannique. Un roman très court, à l'atmospère victorienne mais le
personnage central est très antipathique et je n'ai pas accroché plus que ça à
l'histoire...
Sans plus! Je lui préfère nettement "Les quatre filles du Dr March" un peu niais mais tellement
romantique.
Note : 3,5/5
(Doriane)
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