La route
(Editions de l'Olivier, 2008)
Un père et son fils errent dans les États-Unis dévastés
par un cataclysme non identifié. La survie est difficile, car plusieurs
années ont passé depuis la catastrophe. Les restes du monde
civilisé commencent à se faire rares, car les survivants ont
déjà écumé presque toutes les cachettes possibles. Les
vivants doivent affronter la faim, la soif, le froid, les intempéries, les
blessures et la maladie. En plus, ils doivent aussi éviter la confrontation
avec d'autres humains, car tous peinent à survivre. Le monde s'est
écroulé, alors la morale laisse place à la survie à
tout prix. Le vol est sans pitié, des bandes massacrent sans merci, des
groupes capturent d'autres survivants pour se nourrir... Le père et son fils
se dirigent vers une destination inconnue, leur quête n'est pas très claire,
même pour le père. Il aime son fils et le croit unique, mais le
découragement est difficile à ignorer dans ce monde sans espoir. Il
est absurde de survivre dans un tel monde de cruauté et d'horreur. La
mère l'a dit, avant de disparaître, qu'ils n'étaient pas des
survivants, mais des décédés en sursis dans un monde de
mort-vivants, que ce n'était qu'une question de jours avant qu'ils se
fassent attraper et massacrer par une bande de sadiques, ou sinon qu'ils vont
simplement mourir à cause des éléments. Pourquoi se battre
pour survivre si le seul espoir est de souffrir demain?
Ce livre est intéressant et angoissant. Il amène des
réflexions sur la nature humaine, sur l'instinct de survie mais aussi les
comportements qui apparaissent dans les situations extrêmes. Le point
négatif du livre est le grand nombre de dialogues simplistes qui
étirent les conversations. Les dialogues sont presque toujours entre un
adulte et un enfant, il y a donc bon nombre de :
"You walk too fast.
I'll go slower.
They went on.
You're not talking again.
I'm talking.
You want to stop?
I always want to stop.
We have to be more careful. I have to be more careful.
I know.
We'll stop. Okay?
Okay.
We just have to find a place.
Okay."
Ce style illustre bien le sentiment d'abattement des protagonistes, mais ça devient
aussi ennuyant pour le lecteur.
Note : 4/5
(Le-réaliste-romantique)
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