Des villes dans la plaine
(Editions Du Seuil/Points, 2002, 319 pages)
Nous retrouvons John Grady et Billy Parham, personnages principaux des deux premiers tomes
de la trilogie, dans un ranch au Nouveau-Mexique sur la frontière du Mexique au
début des années 50. C'est la nature, les chevaux, les cow-boys, le whisky, la tournée
des bordels de putes, les ventes aux enchères... La vie au grand air à rassembler
et trier le bétail, dompter les chevaux, chasser les prédateurs qui s'en prennent
au troupeau.
Et puis c'est surtout une grande amitié entre John et Billy mais aussi un esprit
de connivence qui règne entre tous les cow-boys, ils se tiennent les coudes.
Les plus vieux racontent aux plus jeunes leurs souvenirs de jeunesse. La vie n'est
plus ce qu'elle était d'autant plus qu'on sait que le
gouvernement s'appropriera des terres de Mac d'ici trois ans.
Et c'est l'atmosphère, l'ambiance, il se dégage une grande poésie de l'Ouest,
c'est troublant à quelque part. Les dialogues sont courts, souvent énigmatiques,
il y a de la retenue, des non-dits, ce sont des hommes qui parlent. Les scènes sont
par contre très évocatrices, j'avoue que la bataille aux couteaux
était difficilement soutenable.
En fait, tout semble aller pour le mieux, chacun fait ce qu'il aime le plus au monde
en ne pensant pas trop à l'avenir mais à un moment donné ça dérape.
John Grady, le dompteur de chevaux, est amoureux d'une jeune pute mexicaine.
Il perd la raison pour cette jeune fille...
Un dernier tome qui clôt magnifiquement la trilogie avec une vraie fin. Une série qui
compte parmi mes plus belles lectures, ça restera imprégné
ça c'est certain alors qu'il y a tant de livres qu'on oublie. Et
déjà je pense à tout relire...
Un extrait : "Je partirais à cheval et je ne me retournerais pas une seule fois. J'irais
là où je serais sûr de ne pas me retrouver un seul jour que j'ai vécu avant.
Même si je devais refaire tout le chemin que j'ai déjà fait et repasser partout où
je suis déjà passé. Et après je continuerais."
Note : 5/5
(Mousseline)
|