Pas de lettre pour le colonel
(Grasset/poche, 2004, 127 pages)
Tous ceux et celles qui n'ont encore rien lu de cet auteur, si vous ne voulez pas vous engager
dans un pavé du style Cent ans de solitude ou L'Amour au temps du
choléra, je vous conseille de commencer votre exploration par ce roman très
court. Il annonce bien les thèmes de prédilection chers à Marquez et vous
y découvrirez tout son génie de la narration.
En deux mots: un vieux colonel à la retraite vit dans le dénuement et la pauvreté
la plus totale en compagnie de sa femme asthmatique. Ils survivent tous les deux en
espérant depuis 20 ans recevoir une lettre qui leur confirmerait l'allocation d'une
pension d'ancien combattant qui leur permettrait de finir leurs vieux jours sainement.
Le plus touchant dans cette histoire, c'est la dignité du colonel et l'amour partagé
de ce couple aux réparties délicieuses. Une approche du temps qui existe ou pas,
cette impossibilité à appréhender l'avenir.
Le plus cocasse est la présence d'un coq de combat dans lequel reposent tous les espoirs
de rentrée d'argent si la lettre n'arrive pas.
C'est simple, c'est un joyau d'une simplicité déroutante!
Note : 5/5
(Calou)
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