Club des rats de biblio-net


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Gabriel Garcia Marquez

Cent ans de solitude
(Seuil/Points, 1995, 460 pages)

Ce livre est un véritable chef-d'oeuvre.

C'est l'histoire d'une famille fondatrice d'un village et leur épopée sur un siècle.

Une fin très inattendue!

Note : 5/5
(Charlotte)
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Cette oeuvre est considérée comme le chef-d'oeuvre du 20e siècle selon un sondage international. C'est 100 ans d'histoire de la Colombie à travers celle d'une famille. Comme c'est une oeuvre sud-américaine, elle en a toutes les caractéristiques. Comme disait Émile Ollivier dans Mille eaux: "sous les tropiques, il n'y a pas que la végétation qui soit exubérante; les êtres le sont aussi." Ne soyez donc pas surpris d'apprendre que le grand-père avait le pénis en tire-bouchon.

C'est une oeuvre magnifique en autant que l'on fasse l'effort de se pénétrer de la culture de l'Amérique du Sud. C'est une épopée dans le sens que la définissait Victor Hugo: "L'histoire écoutée aux portes de la légende." Avec les peuples tropicaux, le farfelu est quelquefois mensonge, mais quelquefois vérité comme le chante Gilles Vigneault.

Note : 5/5
(Polo)

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L'histoire: Le destin de la famille Buendia, pendant 100 ans, dans le village de Macondo.

Alors là, j'ai été épatée! Ce livre est un petit chef-d'oeuvre! C'est un récit où les personnages et les situations se mélangent, on a cette impression d'être complètement perdu par le nombre de personnages qui s'appellent tous pareil à travers les générations à quelques variations près, avec ce mouvement cyclique dans ce qui arrive... mais comme je me le disais dès que j'ai commencé à être un peu perdue: C'est fait exprès! C'est déroutant mais passionnant - et c'est fait exprès.

Le loufoque se mélange à la magie et à la superstition, et Gabriel Garcia Marquez nous fait passer des situations complètement tordues pour complètement normales.

Je n'y connais absolument rien en histoire colombienne mais j'ai bien l'impression que ce récit est fortement marqué par la guerre civile, la dictature et la censure.

Bref, je conseille ce bouquin à tous.

Note : 5/5
(Cryssilda)
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Cent ans de solitude est la première oeuvre sérieuse de littérature que j'ai lue (à l'exception des lectures obligtoires au CEGEP). Une amie (que Dieu ait ton âme ma chérie) m'avait passé ce livre alors que nous étions en vacances, plusieurs d'entre nous, dans un chalet dans les Cantons de l'Est. Bercé par les vagues, les jeux et l'amitié, j'ai dévoré ce livre durant les 10 jours qui ont suivi. Écriture saisissante qui m'a marqué et que je devrai relire un jour.

Note : 5/5
(Pépin)
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Une saga familiale qui se déroule sur un siècle et où les personnages sont plus flyés les uns que les autres, où le réel se marie avec l'irréel, où la magie fait partie du quotidien...

Ce livre est probablement mon livre préféré dans tous ceux que j'ai lus. C'était ma troisième lecture et j'ai encore trouvé des choses nouvelles! La première fois que je l'avais lu, je n'avais aucune notion d'histoire sud-américaine et depuis, j'en ai appris un peu plus et c'est plus facile de situer les événements du livre.

L'histoire du livre évolue comme l'histoire de la Colombie, mais ce n'est pas la partie la plus importante du livre. Le plus important, ce sont les personnages et leurs histoires, leur bonheur et leur peine. Souvent, dans les livres, on nous présente de superbes personnages mais on ne les développent pas, Ici, Garcia Marquez nous les décrit de fond en comble, dans toute leur beauté et tous leurs vices.

Je ne sais pas trop quoi dire car pour moi, ce livre est un chef-d'oeuvre. J'adore absolument tout. L'écriture est extraordinaire, les personnages déroutants, l'histoire absolument grandiose, les émotions présentes du début à la fin et les surprises n'en finissent plus...

Note : 10/5 (J'ai déjà hâte de le relire...)

(Mélodie)
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Où nous vivons durant cent ans de la naissance à la mort l'épopée du petit village de Macondo, ainsi que toute l'histoire foisonnante de la famille Buendia.

C'est un livre absolument fantasque. L'histoire est passionnante et échevelée, les évènements extraordinaires dans le sens premier du terme, les personnages très variés et décortiqués...

Ce qui fait qu'une première lecture est assez déconcertante. Le choix de l'écriture très serrée, sans presque d'aération, très peu de paragraphes, des lignes et des lignes de phrases s'enchaînant pendant des pages, fait qu'on se sent happé sans pouvoir faire de pause. Or, des pauses, il en faut. Ne serait-ce que pour bien mémoriser, ou noter, qui est qui, descend de qui, épouse qui et pourquoi... C'est pourquoi une relecture, voire une 3e, me semble indispensable. Pour se construire un arbre généalogique, une chronologie des évènements historiques, pouvoir souligner la beauté de la courbe du temps, bien intégrer les spectres toujours présents...

Il n'empêche qu'à ma découverte de l'histoire, j'ai souscrit entièrement à toutes les trouvailles saugrenues, toutes ces péripéties fantastiques qui sortent de l'ordinaire.

Dommage que je me sois un peu perdue au final dans le tumulte de l'auteur. A relire, donc!

Note : 4/5
(Cuné)
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Ce livre a traîné longtemps dans ma bibliothèque avant que je décide de l'ouvrir, j'en remettais toujours la lecture, le moment n'était jamais le bon. Parce que je croyais que c'est une lecture très exigeante. Loin de là. La seule difficulté est de se démêler avec les noms de personnages car tout le monde ou presque dans ce livre s'appelle soi Aureliano José ou soi José Arcadio, mais faites-vous un arbre généalogique et vous n'aurez aucun mal à suivre. En fait la plus grande difficulté est finalement de se retenir de dévaler les pages à toute vitesse afin de mieux savourer...

C'est l'histoire d'une famille sur plusieurs générations, la famille Buendia, qu'on suit depuis la fondation du village de Macondo. Une famille avec ses joies, ses malheurs, du beau et du moins beau. C'est l'évolution aussi de Macondo, d'un petit village de rien du tout au village prospère et finalement le déclin.

Le début est déconcertant, car le style est très fantaisiste et excessif, ça peut être rebutant pour qui n'a pas l'habitude de la littérature sud-américaine ou qui comme moi n'avait pas lu depuis longtemps ce genre. Mais on s'y fait rapidement tellement l'écriture est mélodieuse, imagée et dynamique. Bref c'est un enchantement juste à lire les phrases de Gabriel Garcia Marquez.

Sous le couvert de la fantaisie, c'est l'histoire de l'Amérique du Sud durant cent ans. Ce roman soulève énormément de thèmes on pourrait le lire plusieurs fois et toujours y découvrir quelque chose de nouveau qu'on n'avait pas remarqué les fois d'avant parce qu'on se laissait emporter par le rythme et l'histoire.

Par exemple, les guerres civiles dans ce pays (comme dans bien d'autres j'imagine) de l'Amérique du Sud sont vouées à l'échec dès le départ, les élections sont truquées, des milliers de morts inutiles, des guerres qui durent pendant d'innombrables années et quand vraiment c'est fini on n'est pas plus avancé qu'avant.

C'est aussi l'évolution d'une société avec les répercussions qu'ont eu les nouvelles technologies. Et les étrangers qui s'amènent - ici des Étatsuniens - pour profiter des ressources que l'endroit offre sans jamais rien donner en retour, déjà ils vivent dans leur propre quartier avec tout le luxe désiré et quand les travailleurs avec leurs revendications se manifestent, ils décampent. On constate alors le peu de moyens qu'ont les habitants pour défendre leurs droits.

Et encore il y a l'inceste, la pédophilie, la religion, les supertitions, les bordels...

Je suis très très contente d'avoir enfin lu ce grand roman, c'est bel et bien un grand roman. Mais contrairement à certains lecteurs qui jurent de le relire, ce ne sera pas mon cas, une fois me suffit même si j'ai certainement passé à côté de certaines choses. Il y a bien des romans qu'on oublie aussitôt lus mais pas "Cent ans de solitude" qu'on aime ou pas.

Extraits :

"Ce qui me préoccupe, poursuivit-il, c'est qu'à force de tellement haïr les militaires, de tant les combattre, de tant songer à eux, tu as fini par leur ressembler en tout point."

"Il lui avait fallu violer tous ses pactes avec la mort, et se vauter comme un porc dans le fumier de la gloire, pour découvrir avec près de quarante ans de retard tous les privilèges de la simplicité. "

Note : 4,5/5
(Mousseline)
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Véritable pavé, ce roman inclassable est riche en émotions, en événements, en couleurs, plein de rêve et de réel. On ne le lâche pas tellement cette épopée familiale et ce village imaginaire de Macondo sont captivants.

Une vaste histoire à la fois minutieuse et délirante d'une dynastie : la fondation, par l'ancêtre, d'un village sud-américain isolé du reste du monde; les grandes heures marquées par la magie et l'alchimie; la décadence; le déluge et la mort des animaux.

Gabriel Garcia Marquez est un grand conteur. Son oeuvre est un hommage au pouvoir de l'imagination et aux mystères du coeur humain. La frontière entre la réalité et le rêve est floue. Le monde de ces oeuvres est rempli de beauté et de grande cruauté, c'est aussi un monde où l'amour apporte à la fois la rédemption et l'asservissement.

Souvent montré comme le roman le plus représentatif du réalisme magique, il fait cohabiter plusieurs genres littéraires et juxtapose un cadre historique avéré et des références culturelles vraisemblables à des éléments surnaturels ou irrationnels.

A découvrir absolument...

Note : 4/5
(joujoub)







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