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Thomas Mann

La montagne magique
(LGF - Livre de Poche, 1991, 818 pages)

Hans Castorp rend visite à son cousin interné dans un sanatorium à Davos, dans les Grisons. Une visite qui devait durer trois semaines devint un séjour de sept années. Car Hans Castorp, hypocondriaque, se complait dans cette vie où chaque moment de la journée est réglé à la lettre.

Voilà un roman qui exige du lecteur une concentration très élevée et surtout un intérêt fort marqué pour la philosophie. C'est presque un essai philosophique déguisé en roman. Certains passages sont tout à fait jubilatoires pour l'esprit. On a droit à plusieurs joutes oratoires juteuses qui nous font voir l'absurdité de ce genre d'échanges dans lesquels personne n'a tort, personne n'a raison. Un roman définivement réjouissant pour l'intellect. Ça reste que l'aspect le plus passionnant est certainement de suivre le cheminement de Hans Castorp.

Certains pourront s'étonner du fait que je ne donne pas une note parfaite à ce roman, considéré comme l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature allemande. Eh bien je note selon mon plaisir et non sur les qualités littéraires d'un livre, bien souvent j'ai été enchantée même éblouie mais hélas à d'autres moments les longues descriptions de lieux, de paysages, etc., m'ont ennuyée.

Je suis très heureuse et même bien fière d'avoir lu ce bouquin surtout que dans les deux cent premières pages j'ai bien failli abandonner mais passé ce seuil critique impossible de laisser tomber, il y a un fil qui me tenait bien accrochée.

Voici un extrait :

"Le littérateur, ce vrai fils de l'humanisme et de la bourgeoisie, savait sans doute lire et écrire, ce que ne savaient pas ou ce que savaient mal le gentilhomme, le guerrier et le peuple, mais, en dehors de cela, il ne savait rien ni n'entendait rien à rien au monde, il n'était qu'un farceur, qui administrait la parole et qui abandonna la vie aux honnêtes gens, et c'était sans doute pourquoi il gonflait la politique elle-même de rhétorique et de belle littérature, ce qui, en langage de parti, s'appelait radicalisme et démocratie."

À vous de voir, pour ma part je le suggère seulement à ceux et celles qui s'intéressent à la philosophie autrement vous allez vous ennuyer bien longtemps.

Note : 3.5/5
(Mousseline)
**********

Hans Castorp, un jeune homme tout simple est envoyé à Davos pour un court séjour et pour visiter son neveu. Il se découvre assez malade pour rester et rester encore (7 ans en tout) et il découvre les dessous de la vie d'hôpital. Il se plaît petit à petit à la société des malades et dans les discussions qui touchent à tant de sujets qu'il est difficile d'en donner un résumé. Le plus important de ces discussions est mené par un athéiste lettré et un Jésuite, deux malades, forcés de rester. Il s'enlise dans l'ambiance et dans un amour platonique pour une Russe. Son neveu retourne au plat pays, mais devient tellement malade qu'il revient à Davos en toute lucidité pour y mourir. Le dernier chapitre, dans lequel est introduit un Hollandais me semble un ajout postérieur; ou bien c'est voulu pour exprimer le développement du personnage après des années.

Roman-à-clés, roman cosmopolite, philosophique, psychologique, le livre a tellement de dimensions mais si peu d'action, qu'il faut être hardi lecteur, comme le dit Thomas Mann dans l'introduction: le livre veut aussi exprimer la lenteur de vie dans cette Montagne Magique. Un chef-d'oeuvre de longue haleine sur des personnages de courte haleine: ma note pendant lecture vacille entre 3/5 et 5/5, après lecture, on est conscient d'avoir lu un chef-d'oeuvre, donc 5.

Note : 5/5
(gallomaniac)

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La montagne magique,
Tonio Kröger,
La mort à Venise,
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