La montagne magique
(LGF - Livre de Poche, 1991, 818 pages)
Hans Castorp rend visite à son cousin interné dans un sanatorium à Davos, dans
les Grisons. Une visite qui devait durer trois semaines devint un
séjour de sept années. Car Hans Castorp, hypocondriaque, se
complait dans cette vie où chaque moment de la journée
est réglé à la lettre.
Voilà un roman qui exige du lecteur une concentration très
élevée et surtout un intérêt fort marqué
pour la philosophie. C'est presque un essai philosophique
déguisé en roman. Certains passages sont tout à fait
jubilatoires pour l'esprit. On a droit à plusieurs
joutes oratoires juteuses qui nous font voir l'absurdité de ce genre
d'échanges dans lesquels personne n'a tort, personne n'a raison. Un
roman définivement réjouissant pour l'intellect. Ça
reste que l'aspect le plus passionnant est certainement de suivre
le cheminement de Hans Castorp.
Certains pourront s'étonner du fait que je ne donne pas une note
parfaite à ce roman, considéré comme l'un des
chefs-d'oeuvre de la littérature allemande. Eh bien je note
selon mon plaisir et non sur les qualités littéraires d'un
livre, bien souvent j'ai été enchantée même
éblouie mais hélas à d'autres moments les longues
descriptions de lieux, de paysages, etc., m'ont ennuyée.
Je suis très heureuse et même bien fière d'avoir lu ce
bouquin surtout que dans les deux cent premières pages j'ai bien
failli abandonner mais passé ce seuil critique
impossible de laisser tomber, il y a un fil qui me tenait bien
accrochée.
Voici un extrait :
"Le littérateur, ce vrai fils de l'humanisme et de la bourgeoisie,
savait sans doute lire et écrire, ce que ne savaient pas ou ce que
savaient mal le gentilhomme, le guerrier et le peuple, mais, en dehors de
cela, il ne savait rien ni n'entendait rien à rien au monde, il
n'était qu'un farceur, qui administrait la parole et qui abandonna
la vie aux honnêtes gens, et c'était sans doute pourquoi il
gonflait la politique elle-même de rhétorique et de belle
littérature, ce qui, en langage de parti, s'appelait radicalisme
et démocratie."
À vous de voir, pour ma part je le suggère
seulement à ceux et celles qui s'intéressent à la philosophie
autrement vous allez vous ennuyer bien longtemps.
Note : 3.5/5
(Mousseline)
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Hans Castorp, un jeune homme tout simple est envoyé à Davos pour un court
séjour et pour visiter son neveu. Il se découvre assez malade pour
rester et rester encore (7 ans en tout) et il découvre les dessous de la vie
d'hôpital. Il se plaît petit à petit à la
société des malades et dans les discussions qui touchent à tant de
sujets qu'il est difficile d'en donner un résumé. Le plus important
de ces discussions est mené par un athéiste lettré et un
Jésuite, deux malades, forcés de rester. Il s'enlise dans l'ambiance
et dans un amour platonique pour une Russe. Son neveu retourne au plat pays, mais
devient tellement malade qu'il revient à Davos en toute lucidité pour
y mourir. Le dernier chapitre, dans lequel est introduit un Hollandais me semble un
ajout postérieur; ou bien c'est voulu pour exprimer le développement
du personnage après des années.
Roman-à-clés, roman cosmopolite, philosophique, psychologique, le
livre a tellement de dimensions mais si peu d'action, qu'il faut être hardi
lecteur, comme le dit Thomas Mann dans l'introduction: le livre veut aussi exprimer
la lenteur de vie dans cette Montagne Magique. Un chef-d'oeuvre de longue haleine
sur des personnages de courte haleine: ma note pendant lecture vacille entre
3/5 et 5/5, après lecture, on est conscient d'avoir lu un chef-d'oeuvre,
donc 5.
Note : 5/5
(gallomaniac)
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