Chemins de poussière rouge
(L'Aube, 2006, 452 pages)
Ma Jian est journaliste-photographe au département de propagande d'un
magazine destiné aux étrangers. De tempérament et de vie
très artiste (il peint et écrit des poèmes), il est de plus en
plus persécuté par ses supérieurs (on est en pleine campagne
contre "la pollution spirituelle" dans les années 80) et craint pour sa
liberté (déjà bien restreinte) et même pour sa vie.
Alors, il démissionne, quitte Pékin et part pour un périple de
3 ans avec juste un sac à dos et quelques affaires personnelles...
Il va d'abord rallier les grandes étendues de l'Ouest, puis rejoindre la
côte-est et la suivre pour descendre tout au sud avant de remonter jusqu'au
Tibet, en utilisant les transports locaux, les charrettes, les tracteurs et
surtout "ses pieds". Pour lui, ce voyage, c'est surtout une quête
intérieure, une recherche de lui-même. Mais son lecteur plonge
à sa suite dans la Chine profonde (et misérable), et découvre
les paysages de ce pays immense, mais aussi les façons de vivre, de penser
de toutes ces populations, ces tribus de Chine, tellement différentes selon
les régions, selon que l'on est en pleine campagne ou en pleine ville. Le
style d'écriture est très direct, très précis, sans
fioritures. On découvre la vraie Chine, très loin de celle que
connaissent les touristes étrangers cantonnés dans certains hôtels et
certains lieux touristiques très précis.
Note : 4,25/5
(Chantal)
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