Samarcande
(LGF - Livre de Poche, 1989, 376 pages)
Dans la tradition des récits orientaux, Amin Maalouf essaie de nous faire traverser
huit siècles d'histoire du monde perse. Essaie car il multiplie à tel point les
narrateurs qu'on a tendance à les confondre. Au lieu de traverser l'histoire, on se
plonge dans un récit linéaire qui aurait dû être un peu plus
cyclique. De plus, l'américain d'origine française narre de la même
manière que son comparse poète perse du XIe siècle. Pour retrouver qui est
qui? on effectue des véritables jeux de déduction à certains passages.
Si ce n'est ces quelques maladresses dans la trame narrative du roman, "Samarcande" est un bon
roman divertissant. Mais n'essayez pas trop d'apprendre sur la mythique ville
d'Ouzbékistan dans ce conglomérat orientalisé de Maalouf. A vrai dire, il
ne conte pas l'Orient, il le réécrit.
Note : 2/5
(BenYoZ)
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Samarcande nous livre le récit romancé de la vie du grand poète
perse Omar Khayyam. L'histoire de ce poète nous emmène dans un Orient
méconnu, celui d'un passé pas si lointain fin XIXème,
début XXème où les cours des rois sont fastes et bien plus
licencieuses qu'aujourd'hui. Le vin coule à flot (dans un pays pourtant
largement islamique) et les atours féminins sont largement aussi
disputés que ceux du pouvoir.
C'est aussi l'époque de la célèbre secte dite des Assassins
sur laquelle beaucoup d'encre a coulé. Ancêtre des martyrs de l'Islam,
on leur faisait consommer du haschich, pour avoir un avant-goût du paradis,
avant de les envoyer vers des missions suicides d'où le nom Hashashin
(mangeurs de Haschich) qui aurait donné Assassins...
Ce livre est un doux voyage vers les vestiges de l'Orient, un rien d'exotisme mais
aussi beaucoup d'histoire sur ce pays qu'était La Perse. La vie d'Omar
Khayyam, poète mais aussi astronome est fascinante.
J'ai même acheté par la suite ses célèbres Rubbayat,
poèmes en quatrains sur la vie, le vin et les femmes...
Note : 4/5
(Clochette)
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