Martin Eden
(10/18, 1999, 447 pages)
Les romans de Jack London sont de magnifiques romans d'aventure, tout le monde est
d'accord sur ce point. Paradoxalement son roman qui m'a le plus plu est "Martin Eden"
dont voici un bref résumé.
Martin Eden est un jeune matelot attiré par la poésie et la
littérature. Sa vie bascule le jour où il rencontre une jeune fille
de famille bourgeoise dont il tombe amoureux. Pour la conquérir il se lance
dans le pari fou de devenir un grand écrivain. Aussi il étudie au
prix de gros sacrifices, écrit des nouvelles sans succès, vie dans
la misère seul contre tous jusqu'au jour où...
Mon avis : Ce roman, annoncé par les spécialistes de l'auteur comme
une oeuvre autobiographique et prémonitoire, est à mon avis
précurseur du style des auteurs américains actuels. Il se lit avec
passion dès les premières pages, sans longueurs inutiles et sans
temps mort. De plus la fin bouleversante m'a ému et n'a fait que confirmer
le plaisir que j'ai pris pendant toute ma lecture.
Un roman à découvrir impérativement.
(DKOIS)
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Pendant que vous courrez après les dernières nouveautés, il
y a des chef-d'oeuvres que vous ignorez. Des romans qui ne seront jamais
égalés. De ceux qui marquent à jamais. De ceux qu'on
relit encore et toujours. "Martin Eden" de Jack London est l'un de ceux là,
un des rares parmi les rares. Je sais déjà à l'avance que je ne saurai pas bien en parler, comment pourrais-je
trouver les mots pour exprimer ce que j'ai ressenti? Alors j'ai aimé, c'est tout.
Rien à dire de plus... Allez, je me dois quand même de glisser quelques mots
sur l'histoire.
Même a 20 ans, Martin Eden en connaissait pas mal sur la vie. Parce qu'il est marin,
et qu'il a découvert bien des régions du monde, qu'il a
été confronté à bien des dangers. Mais Martin fait
parti de la basse classe. C'est en faisant la connaissance
de Ruth qu'il se rend compte de ses manques : il parle un anglais argotique,
il n'a jamais entendu parler de trigonométrie, ni même de maths, il ne
connaît pas les usages du monde, ne sait pas comment "s'habiller", comment se
comporter à table.
Mais même avant la rencontre qui changea sa vie, Martin se sentait différent
de ses pairs... il aime lire.
Pour conquérir Ruth, il doit combler tous ses manques, il veut se sortir
de son milieu d'ouvriers pour atteindre les hautes sphères. Rattraper le temps perdu.
Il passe ses journées dans des bibliothèques. Il a une soif d'apprendre infinie.
Et il apprend à une vitesse fulgurante. Il décide de devenir écrivain... il
sait qu'il en a l'étoffe, si d'autres l'ont fait avant lui, il en est
capable.
C'est le roman d'un aspirant écrivain. Mais c'est aussi une superbe histoire
d'amour. L'amour que ressent Martin envers Ruth est tellement glorifié, tellement
pur, qu'il n'ose pas se déclarer ouvertement et pourtant il en a connu des femmes
dans le passé. Et quoique Ruth est fortement attirée par Martin, elle est convaincue
de ne pas l'aimer, comment pourrait-il en être autrement il n'est pas de son milieu.
Mais que connaît-elle de l'amour, Ruth? Il n'y a pas de snobisme de la part de Ruth,
c'est plutôt de l'innocence, et une grosse part d'ignorance d'une jeune fille
ingénue qui n'est jamais sortie de son milieu étriqué de
petits bourgeois qui se nourrissent d'idées toutes faites.
L'écriture est dynamique, remplie de fureur de vivre, de passion, d'étoiles
et de soleil. L'énergie, le courage, la soif de Martin Eden transpirent de
tous bords. On s'attache énormément à Martin Eden. Son
honnêteté intellectuelle est sublime. Sa déchéance est
bouleversante. On voudrait lui ressembler. Etre aussi vrai que Martin Eden.
Etre entouré de Martin Eden. Tout semble faux après avoir connu
Martin Eden.
Ne croyez surtout pas que parce qu'il a été écrit au
début du 20e siècle Martin Eden fait parti de la catégorie
de classiques considérés géniaux par le monde
entier mais ennuyeux comme la pluie. Oh non pas du tout, loin
de là, "Martin Eden" on veut le dévorer mais on se retient car on veut
tout, tout, tout déguster tellement chaque mot de Jack London est
significatif, beau et fort.
A lire absolument sous peine de passer à côté d'un des plus grands
romans jamais écrits ou du moins publiés!
Extrait : "J'apprends à parler, balbutia-t-il. J'ai l'impression d'avoir tant de
choses à dire. Trop de choses. Je n'arrive pas à exprimer ce que
j'éprouve vraiment. Parfois, il me semble que le monde entier a élu
domicile en moi et me demande d'être son porte-parole. Je ressens... ah,
comment décrire ça? j'en ressens toute la grandeur mais, dès que
j'ouvre la bouche, je bredouille comme un bambin. C'est une tâche ardue de
transmuer la sensation en langage, écrit ou parlé et de la transmettre
sans l'affadir au lecteur ou à l'auditeur. Voyez, j'enfouis mon visage dans
l'herbe et les senteurs qui emplissent mes narines me communiquent des milliers
d'images et de pensées. C'est l'odeur de l'univers que je respire. J'en sais
les chansons et les rires, les joies et les peines, les combats et la mort. Je voudrais
pouvoir dépeindre, pour vous et pour le monde, les visions que fait naître
en moi l'odeur de l'herbe. Mais comment faire? Ma langue est ligotée. La preuve :
malgré tous mes efforts, je n'arrive pas à vous faire ressentir ce
que je ressens en ce moment. Tout au plus vous en ai-je donné une petite idée.
Je suis un bègue dévoré du désir de parler. Bah! - il leva
les mains au ciel en signe d'impuissance. A quoi bon? C'est impossible! incompréhensible!
incommunicable!"
Note : 5/5
(Mousseline)
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Voilà de la belle littérature où chaque phrase est inspirante
de vivacité et de vérité, c'est une brillante
démonstration de la société avec son hypocrisie et
l'insurmontable mesure de ce monde superficiel que sont les salons de la
bourgeoisie. Une peinture très imagée des bas-fonds de San Francisco,
enfin un livre qui laisse deviner dès le début qu'il n'y aura aucun
passage laissant un peu d'espoir. A découvrir absolument...
Note : 5/5
(Lalyre)
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Très beau livre que ce roman, déjà résumé par de
talentueuses rates.
L'histoire d'un amour fou qui transcende et élève, d'un amour qui
n'est en fait qu'une illusion entretenue volontairement par l'amoureux, qui y puise
force et volonté pour accomplir des prodiges. Un amour tant sublimé,
une promesse de grandeur qui mène ce, si troublant, Martin Eden à des
sommets d'intelligence et de connaissances mais lui ôte son envie de vivre et
ses espoirs, de façon tout-à-fait paradoxale.
On a envie de le secouer, de lui dire qu'il est jeune, qu'il est beau, qu'il est
maintenant célèbre et reconnu et que la donzelle n'est qu'une idiote,
qui ne le mérite pas. On voudrait qu'il profite de toutes les bonnes choses
que lui offre la vie, à lui qui le mérite tant, mais ce n'est pas le
désir de l'auteur, et l'on referme le livre en rageant.
Très belle écriture de Jack London.
(zeta_b)
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Qu'ajouter de plus à tout ce qui a été dit auparavant?
Pour moi aussi, ce fut un très grand plaisir de lecture : du premier mot au
point final, aucun mot inutile, aucune longueur, chaque phrase est
nécessaire à la continuité de l'histoire et à la
profondeur du récit. C'est très romanesque, très
émouvant et en même temps, très très profond. Du
début à la fin, j'ai été emportée par un
souffle, un courant de vie, plein d'amour, de grands bonheurs et d'extrêmes
désespoirs ou colères, jusqu'à une fin que j'ai trouvé
superbe. Ce héros pur plein de révolte envers cette
société conformiste, castratrice qui peut tout retirer, comme tout
donner, est intemporel comme son roman.
A avoir absolument dans sa bibliothèque.
Note : 5/5
(Chantal)
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Martin Eden est un marin ayant beaucoup voyagé. Pauvre, mais gagnant
honnêtement sa vie, il n'a pas fini l'école mais s'intéresse
à la lecture et connaît bien des choses sur la vie. Sa rencontre avec
Ruth, faisant partie de la bourgeoisie, le rend conscient de son manque de lecture,
de connaissances, de ses manières un peu rudes, de son langage et de ses
vêtements peu soignés. Ruth l'impressionne et il tombe amoureux. Il
lit de plus en plus et finit par trouver ce qu'il veut faire : devenir
écrivain, ce qui lui permettra de devenir célèbre et de
subvenir aux besoins de sa chère Ruth. Ce qui n'est bien évidemment
pas du goût de tous.
"Martin Eden"est un livre à lire absolument. Cet homme a un but et il veut y
parvenir, par amour. La différence de classes est présente, on la
sent, entre Martin et Ruth, dans leur façon d'agir, d'être, surtout
Ruth qui accorde une attention particulière aux regards des autres. Et ses
parents... L'hypocrisie des gens et leur méchanceté sont plus que
présentes, aberrantes. Des gens qui agissent comme des vautours, quelle
désillusion car ces gens tant admirés se révèlent aussi
être d'un ennui et d'une sottise absolue. Et on le voit que trop bien au fur
et à mesure de la lecture. Martin se prive pour parvenir à son but.
C'est une histoire d'amour et de volonté que j'ai trouvé magnifique!
Le résultat est surprenant, et à couper le souffle.
Merci à toutes les rates pour leurs superbes critiques qui m'ont permis de
découvrir ce livre.
Note : 5/5
(Van)
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