Les quatre vérités
(Rivages, 2000, 167 pages)
J'ai pris énormément de plaisir à lire ce court roman de David
Lodge, pas seulement parce qu'il dépeint avec férocité les
travers de la renommée et de la médiatisation à outrance, mais
aussi parce qu'il se joue habilement du procédé de l'arroseur
arrosé. A la fin, tout le monde en est pour ses frais parce qu'un
événement supplante tout le reste et ce qui a constitué la
source de nombreuses tensions s'en trouve tout à coup relativisé, au
point de faire rire le lecteur (qui souriait déjà pas mal depuis le
début, moi en tout cas).
C'est écrit avec vivacité, ça reste en effet très
théâtral mais sans jamais être trop scénique. Beaucoup
de clichés dans ce texte de Lodge (ce que certains lui reprochent), mais
l'auteur le sait et jongle avec le tout, il les malmène et arrive à
rendre acide ce qui pouvait passer pour de la guimauve. Une lecture très
plaisante!
Note : 4/5
(Sahkti)
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