La chute du British Museum
(Rivages Poches, 2004, 264 pages)
Adam Appleby est un étudiant au doctorat, marié et père de trois enfants.
Il est aussi catholique, croyant et pratiquant. Son plus gros problème c'est que ses
croyances l'obligent à respecter les règles du Vatican sur le contrôle des
naissances, on est dans les années soixante. Malgré de maigres revenus, il
subvient tant bien que mal aux besoins de sa famille. Mais arrive un jour où sa femme
craint être à nouveau enceinte d'un quatrième enfant, malgré
l'utilisation de la méthode du calendrier. On suivra Adam et sa famille, toute une
journée, dans cette période plutôt angoissante.
Le thème du roman et la quatrième de couverture m'avaient beaucoup
accrochée. Toutefois, je n'ai pas été aussi emballée que je
l'aurais voulu. Dans ce roman, David Lodge critique ouvertement le conservatisme du Vatican
sur la contraception et il fait une intéressante satire du milieu universitaire.
Mais, je n'ai pas tout saisi, je crois. Dans la préface, il nous disait faire de
nombreuses allusions à des romans anglais connus. Je ne les avais pas lus, alors j'en ai
forcément manqué des bouts.
Par contre, j'ai beaucoup aimé son ton critique sans être accusateur, sa
façon de tourner en dérision et de légèrement caricaturer qui est
très efficace. Un autre aspect du roman m'a aussi déplu. Tout au long du roman,
Adam est le narrateur puis soudain au dernier chapitre, c'est sa femme qui prend le relais. Je
n'en voyais pas l'utilité et surtout j'ai détesté le fait qu'il n'utilise
aucun signe de ponctuation dans le chapitre. Je perdais le fil et devait relire. Il
était parfois difficile de voir où se terminait la phrase,
particuliérement dans les dialogues.
Donc, "La chute du British Museum" est un roman intéressant mais
définitivement pas un incontournable. Je le conseille aux férus de
littérature anglaise qui pourront probablement mieux l'apprécier que moi...
Note : 3.25/5
(Frisette)
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Quoi de plus tentant que ce titre et que cette illustration de couverture.
Un livre que j'ai donc acheté au feeling sans me préoccuper de la
4ème de couverture... et bien : mauvaise pioche.
Un universitaire qui ne paraît pas plus emballé que cela par la
rédaction de sa thèse. Mais par contre obnubilé par
l'éventuelle grossesse de sa femme et surtout emprisonné par, non pas
sa croyance je crois, mais par l'obéissance aux directives du Vatican
concernant le contrôle des naissances.
Il me faudrait peut-être relativiser et faire preuve de plus d'indulgence :
Lodge a écrit son livre en 1965 et le poids de la morale religieuse
était certainement plus fort qu'aujourd'hui.
Enfin voilà le problème est certainement que je n'arrive pas à
dépasser le 1er degré du livre... et comme je connais peu la
littérature britannique je n'ai pas saisi les allusions dont parle
Frisette.
Finalement je crois que ce n'est pas tellement le livre que je n'ai pas
apprécié, mais le personnage d'Adam qui m'a énervée.
En ce sens la caricature de Lodge a donc été efficace.
Note : 2/5
(Chris tomando mate)
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