Pourquoi j'ai mangé mon père
(Pocket, 2004, 183 pages)
Ernest est un pithécanthrope effaré par l'inventivité de son père.
Difficile pour lui de supporter le progrès, et surtout sa divulgation gratuite aux
autres!
Roman scientifique piqueté de burlesque, dialogues farfelus décrivant la
réalité de l'évolution humaine, ce livre se lit d'une traite en souriant.
N'est-ce pas ce qui existe de mieux, s'instruire en se divertissant?...
Notons que déjà à l'époque, la femme se jouait de l'homme.
Excellentissime le passage des jours passés à courir après Griselda!
Note : 4/5
(Cuné)
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Moi j'ai trouvé ce livre très bon.
Bien sûr, ça ne fait pas rire aux éclats. C'est juste de l'humour un peu
ironique, un regard posé sur notre société, par le procédé
du décalage.
C'est beaucoup plus de la philosophie avec un trait d'humour que de la
rigolade.
Note : 4/5
(Laetitia)
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Mon résumé : Un narrateur, Ernest, personnage de la fiction
fait à ses enfants le récit de la grande aventure qui fit
passer sa famille de l'état de horde animale à l'état de
tribu humaine et cette histoire se déroule en Afrique orientale.
Mon avis : Je vais être franche, au début du livre, j'avoue que
j'ai manqué d'abandonner mais comme je n'aime pas arrêter un
livre comme ça, j'ai continué et j'ai bien fait car
après être passé au-dessus du cinquième chapitre,
j'ai commencé à bien aimer ce livre.
D'ailleurs, je vous le conseille, ceux qui ne l'ont pas encore lu car ce
livre aborde des questions éthiques, sociales, économiques
voir physiologiques... et il démontre ce qui pose problème
encore à l'heure actuelle. On retrouve vraiment l'évolution de
l'homme, c'est vraiment un livre instructif.
Par contre, il y a une chose c'est que sur la 4ème page de
couverture, il est noté qu'on allait hurler de rire et cela ne m'est
pas arrivé.
Chouette livre!
Note : 4/5
(SisterCici)
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Petit livre très décalé dont l'action se déroule
à la préhistoire il y a 2 millions d'années. La surprise
est d'entendre notre ancêtre qui, à l'époque, est encore
plus singe qu'homme, pratiquer un langage très évolué.
Extrait : "Moi, je pense aux enfants. A leur carrière future, et non
à des rêves romanesques. Et je déclare que, pour des
utopies, tu ne gâcheras pas les chances de nos fils de
s'établir comme des pyrotechniciens professionnels."
Le plaisir, lui, vient avec l'humour: Ernest parlant de sa rencontre avec
la femme de sa vie: "Bien entendu, j'aurais dû lui donner sa
raclée sur le champ. Seulement, d'abord, j'étais très
essoufflé. De plus, c'était bien vrai que j'avais faim. Et
puis, c'était elle qui tenait le gourdin. Aussi décidais-je de
remettre les tendresses à plus tard."
Là où j'ai été un peu déçue, c'est
que je m'attendais à quelque chose d'un peu plus historique, encore
que la postface est très bien faite, et éclaire pas mal de
choses. Le langage complètement décalé, ne rend pas les
événements très crédibles, et j'ai appris plus de
choses sur la préhistoire avec "Les enfants de la Terre".
Un petit livre quand même bien sympa.
Note : 4/5
(Muriel)
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Petit roman rigolo. Je m'attendais, moi aussi, à quelque chose d'un
peu plus historique. J'ai bien aimé l'ironie dégagée
dans ce bouquin. Par contre, je ne le conseillerais pas à des gens
qui n'aiment pas beaucoup lire. J'ai bien aimé l'oncle Vania qui
arrive toujours au moment où l'homme veut évoluer. Comme si
c'était une espèce de conscience qui disait "tu ne devrais pas
faire ça, ce n'est pas bon pour toi".
Mouais les amis, back to the trees!
Note : 3.5/5
(Akasha)
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Ernest est un pithécantrope (ou homo erectus) et appartient à une
horde dont le chef, son père, est franchement avide de progrès. Ce
dernier essaiera d'ailleurs de pousser ses condisciples vers le progrès, au
nom de l'évolution. Le roman est donc le récit de la vie de son
père qu'Ernest fait à ses enfants. Et ce n'est qu'à la toute
fin que nous comprenons le titre du livre.
Ce n'est vraiment pas évident pour moi de critiquer ce roman. Autant
certains aspects m'ont vraiment plu, autant d'autres m'ont carrément
agacée. Ayant une formation de biologiste, je connais plutôt bien les
principes de l'évolution, de l'adaptation et de la sélection naturelle tels
que Darwin les a développés. Et je dois avouer que les voir être
torturés de la sorte par Lewis m'a fait grogner à quelques reprises.
Comme si avant même d'avoir essayé, le pithécantrope pouvait
connaître les avantages de la procréation en dehors de liens familiaux.
C'est évident que tout ça vient plutôt de la
nécessité, quand les familles se décimaient, il fallait bien
trouver d'autres compagnes ou compagnons... J'ai aussi eu beaucoup de
difficultés à ne pas rouspéter lorsqu'il laissait
sous-entendre que toutes les découvertes étaient intentionnelles.
Alors qu'il est évident que ce sont des coincidences et un sens de
l'observation aiguisé qui ont permis à l'humain de faire ses
avancées technologiques. D'ailleurs, c'est encore le cas aujourd'hui puisque
bon nombre de découvertes importantes sont le fruit du hasard. Il ne reste
qu'à savoir en tirer parti en faisant les observations qui s'imposent et en
sachant tirer les bonnes conclusions. Je comprends bien que l'auteur a voulu
utiliser l'anachronisme pour faire réfléchir. Mais pour ce faire,
devait-il absolument sacrifier la véracité et la logique de ses
affirmations? Donc voilà pour les défauts!
Par contre, le roman contient aussi des éléments très
intéressants et nous fait réfléchir sur bien des aspects.
Comme par exemple la diffusion ou non des découvertes. Selon qu'on veut
aider les gens ou au contraire utiliser la technologie comme une forme de
pouvoir... Ou encore, lorsqu'il nous illustre les progressistes, les
réactionnaires et autres courants de pensée par le biais de ses
différents personnages. En plus je suis convaincue que ces façons
d'être ont existé de tout temps. Peut-être pas de la même
façon mais des gens plus frileux face au changement, ça existe sûrement
depuis le début des temps!
Bref, malgré ses défauts, je crois que ce roman peut nous faire
réfléchir. Et surtout, pour y trouver un peu d'agrément, il
faut essayer de faire abstraction de ses incongruités, même si ce
n'est pas nécessairement aisé...
Note : 3/5
(Frisette)
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Résumé : C'est ici l'histoire d'une famille de demi-singes parvenus
au point critique de l'évolution, une famille étrange et pourtant si
familière. Edouard, le père, premier savant-inventeur-fou de
l'histoire veut à tout prix être celui qui permettra l'arrivée de
l'homo sapiens. Mais il sent qu'ils ont du retard dans l'évolution, que le
temps presse. Il pressera donc sa progéniture à utiliser leur
cerveau, qu'ils ont encore petit, pour créer et innover.
Mon avis : J'ai adoré l'écriture décallé et
semi-bourgeoise de ces subhumains. Les situations sont loufoques mais les faits
restent tout de même réels. Car Lewis est vraiment bien documenté et
sous des abords comiques, il réussit tout de même à nous
raconter, somme toute fidèlement, ce qui a bien pu se passer pour que ce
pauvre singe nu à peine descendu des arbres en arrive à devenir
l'homo sapiens que nous connaissons tous.
Citation : "Combien de fois, Ernest, devrai-je répéter ces
choses-là? Parfois tu me donne l'impression pénible qu'entre tes deux
oreilles, l'air est pure, la route est large. Et voilà le couronnement
d'un million d'années de labeur évolutionnaire! Pfouh!"
Note : 4,5/5
(Philcabiz)
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