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Camille Laurens

Dans ces bras-là
(Gallimard/folio, 2002, 309 pages)

J'ai beaucoup, beaucoup aimé ce livre. Un livre sur les hommes, sur l'amour des hommes, écrit par une femme qui aime les hommes avec leurs qualités et leurs défauts. La narratrice parle des hommes qui ont passé dans sa vie, que ce soit son père, son mari, son amant, son fils, un collègue de travail, un inconnu aperçu dans la rue, son éditeur, etc. La narratrice est en fait Camille Laurens. Mais elle précise bien au début que son livre est un roman, tout est fictif.

Au début c'est déconcertant, on se demande ce que tout ça veut dire. Puis j'ai embarqué et de page en page je me suis laissée subjuguer.

C'est un livre envoûtant, passionnant. Un livre que je garde précieusement sur ma table de chevet pour pouvoir en relire des chapitres de temps en temps.

Note : 5/5
(Mousseline)
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Je ne sais pas trop quelle note lui donner, j'ai aimé, mais je pense que les divisions m'ont énervée... mettons 3.5/5.

Cette femme amoureuse des hommes et qui ne parle que des hommes je ne sais pas, je n'ai pas réussi à m'attacher à cette femme ni à la trouver sympathique, je trouve que ça manque de contenu.

Note : 3.5/5
(Lagrande)
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J'ai découvert une femme, une femme pleine d'une puissance d'émotion, d'un amour des hommes intimement lié à celui des mots. Son écriture est vive, vivante, sensuelle, délicieusement enlaçante. Madame Laurens, j'aime votre ton, la tonalité de votre écriture, en écho à mon amour des hommes et des mots.

Je m'en sens proche, plus encore, je m'y reconnais! Merci!

Note : 5/5
(Geneviève)
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Voilà donc achevée ma dernière relecture de l'été, et quelle relecture!

Dans ce livre, la narratriceauteur revient sur tous les hommes qui ont marqué sa vie. Les hommes, car les femmes ne l'intéressent pas. Ne l'intéresseront jamais. Tout commence par un rencontre presque fortuite: un magnifique inconnu croisé dans la rue, qui se révèle être psy. Elle décide donc de prendre rendez-vous à son cabinet. Comme pour inverser la tendance: séduire en disant tout au lieu de charmer avec des silences.

La structure est impeccable, alternant passages à la première personne lorsque le monologue est destiné au psy, et passages à la troisième pour les innombrables flashbacks, quoi qu'on ne puisse réellement parler de flashbacks, puisque la définition simple du mot est "retour en arrière sur l'histoire". Or là, d'histoire, il n'y en a point. Juste une succession de portraits d'hommes, s'étayant au fil des pages, écrit dans un style simple, poétique, enflammé... beau, tout simplement. Tout ça pour quoi? Finalement se rendre compte qu'il s'agit avant tout du plus beau portrait de femme jamais écrit à ce jour, un portrait en creux d'une femme (Camille Laurens elle-même?) à travers les hommes qu'elle a connus et les émotions qu'ils lui ont procurées. Du père à l'inconnu de passage, du mari au psy, de l'amant à l'ami... tous y passent, formant une sorte de cercle étrange entourant la narratrice. Car, on le répète, ce qui intéresse princpalement Camille Laurens, c'est Camille Laurens. Camille Laurens est l'auteure. Camille Laurens est la narratrice. Camille Laurens est le personnage. Camille Laurens est le sujet. Mais Camille Laurens, bien sûr, est avant tout Camille Laurens. Ecrit par quelqu'un d'autre, l'exercice nombriliste tournerait au cauchemar. Or ici, les mots virevoltent, s'embrasent. La littérature de Laurens est gorgée de fulgurances poétiques, de phrases saccadées, d'envolées lyriques. Le tout porté par une ironie mordante, cinglante. Qui pourtant jamais n'insulte ou humilie les hommes mis en cause. Ce sont des hommes après tout, rien que des hommes. Elle les aime trop pour les mépriser. Tous autant qu'ils sont. Les hommes en général et l'homme en particulier. Le cauchemar prédit tourne donc au chef-d'oeuvre.

Je n'ai pas honte de dire qu'il s'agit assurémént d'un des livres les plus importants de ce début de décennie... je pèse mes mots. Et par la même occasion je prouve que, contrairement à une idée reçue totalement stupide, on peut aimer les livres de Camille Laurens et être... un homme.

Note : 5/5 (est-ce nécessaire de le préciser?)
(Thomas)
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A partir des portraits de tous les hommes de sa vie: son père, son grand-père, son grand-oncle, son mari, son éditeur, son premier amour, ses amants, de passage ou non..., la narratrice nous fait petit à petit son propre portrait et nous livre ses propres désirs.

L'écriture est belle, la construction du récit (en chapitres très courts) réussie. J'ai été emballée dès le début du livre. Mais un sentiment de lassitude ne m'a pas épargnée dans la deuxième moitié du livre: j'avais une impression de répétitions, de longueurs, d'une écriture qui tourne en rond. Et puis, une femme qui n'existe que pour et par les hommes, c'est quand même bien dommage!

Note : 3.8/5
(Clarabel)
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Un livre totalement consacré aux hommes! La narratrice se défend de faire une autobiographie pourtant ça en a bien la couleur! Elle aime les hommes, le père, l'amant, le psy... dans leur complexité, leurs défauts. Ce livre est pour moi un ode à l'homme, elle l'aime dans toute sa complexité et ne vit qu'au travers de lui.

Une écriture très intéressante, fluide, parfois ironique, jamais ennuyeuse malgré le "manque" d'histoire réelle. On ne fait que partager avec l'auteur les moments qu'elle a vécus avec les hommes de sa vie.

Sans aller jusqu'au coup de coeur, je donne un honorable 4.

(Doriane)

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Cet absent-là : Figures de Rémi Vinet,
Dans ces bras-là,
L'Amour, roman

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