Le Grand cahier
(Seuil/Points, 1995, 183 pages)
J'ai lu ce livre il y a un certain temps et je l'avais bien aimé.
Il est raconté par l'un des jumeaux. Je l'ai relu juste pour me
remettre dedans.
L'histoire se passe dans le temps de la guerre. La mère des jumeaux,
Claus et Lucas, les amène chez leur grand-mère pour qu'ils soient plus en sécurité.
Mais leur grand-mère leur fait la vie dure. Pour manger, ils doivent travailler. S'ils
refusent de travailler pour elle, pas de bouffe. Leur grand-mère ne sait ni lire ni
écrire alors ils décident de faire leur éducation eux-mêmes et se
punir eux-mêmes. Ils finiront par partir de chez leur grand-mère quelque temps
plus tard lorsque la guerre se termine.
Bon, je n'en dis pas plus. Le livre est court, environ 180 pages, alors je finis ça
là, à vous de le lire. C'est un livre à la fois dur et attachant.
On accroche aux personnages, surtout les jumeaux.
Note : 4/5
(Mimi)
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Le Grand Cahier est définitivement un de mes coups de coeur littéraires. Je l'ai
lu alors que j'étais au CEGEP (ce qui fait plus de 15 ans) et je me souviens de
l'histoire comme si c'était hier!
Ce qui m'avait le plus marquée, c'était la façon qu'avaient les deux
jumeaux d'écrire leur journal en utilisant uniquement des faits. Et de voir que cette
façon de faire n'atténuait en rien l'horreur de ce qu'ils racontaient!
Vraiment un incontournable, une façon différente d'écrire qui fut pour moi
une révélation. Ce livre mérite définitivement un 5/5!
Note : 5/5
(Frisette)
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L'histoire : Deux jeunes jumeaux se retrouve confiés à leur grand-mère
pendant la deuxième guerre mondiale, à la campagne où il y a moins de
risques. Les deux enfants, face à la dure réalité de la guerre, du rationnement, de
la méfiance, vont s'endurcir et se créer leur propre monde de
vérité dans leur "grand cahier", leur moyen de faire face à toute cette
détresse.
C'est un livre très très dur. Ces deux jeunes enfants doivent renoncer à
leur enfance et devenir insensibles à tout, se détacher de tout ce qui leur
rappelle leur début de vie paisible car plus rien n'existe, on ne sort pas indemne d'une
guerre...
Les narrateurs sont les enfants eux-mêmes et ils ne se laissent plus aucune place pour le
rêve, ni l'espoir, ni les divertissements.
Je vais bien vite m'acheter les deux autres volumes.
Note : 5/5
(Cryssilda)
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Le livre commence comme une sorte de Grimm: La malheureuse maman va abandonner ses gentils
enfants (deux jumeaux) chez la méchante grand-mère.
Voilà tout pour le conte. Quoique la suite est un aprentissage de la débrouille,
également présent dans "Le petit poucet" ou dans "Hanzel et Gretel".
Peu à peu, on quitte cet univers pour un autre; celui-ci est froid, sinistre, horrible,
actuel...
Le résumé: Deux jumeaux qui apprennent à devenir adultes dans de mauvaises
conditions.
Ce qui est étonnant dans ce livre c'est l'écriture, qui se veut enfantine, et
donne un livre très facile à lire, des petites phrases simples, des situations
cocasses:
"Nous tirons la langue à notre Grand-Mère. Elle rit encore plus fort en se
tapant sur les cuisses." Ou encore: "Nous l'appelons Grand-Mère. Les gens l'appellent la
Sorcière. Elle nous appelle fils de chienne".
Des livres sur la guerre il y en a beaucoup, celui-ci se passe pendant l'occupation, quelque
part dans les Pays de l'Est. On ne reconnaît pas les "bons des méchants".
Quand on termine le livre on a froid dans le dos.
Et dire que la situation est encore pareil ailleurs, dans d'autres pays pas toujours si
éloignés de nous!
Note : 4.45/5
(Cirse)
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Un grand coup de coeur. J'ai adoré ce roman, rapide à lire,
car peu de pages et un chapitrage court, mais son petit volume ne
l'empêche pas d'être marquant!
J'ai aimé le détachement et le cynisme des personnages, qui se
créent leurs propres règles morales et s'imposent une
discipline drastique à coup d'épreuves diverse. J'ai
aimé le style, cru, noir, simple et efficace. Je
me précipite à la bibli pour trouver les deux autres.
Note : 5/5
(Nirvana)
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On ne sort pas indemne de ce roman. C'est dur et cruel. On passe difficilement au
travers de certains chapitres. L'écriture de Kristof est précise,
nette, sans superflu. Ajoutez-y la narration à deux voix (le "nous" des
jumeaux) et le texte est marquant. Si ça avait été de jeunes
adultes ou même des adolescents qui vivaient ces expériences le
résultat aurait été banal. Mais Kristof a choisi de mettre en
scène des enfants. L'apprentissage de la vie se fait beaucoup trop
tôt. C'est précoce, ça secoue, et c'est très efficace.
Il ne faut pas passer à côté de cette perle qui se lit en quelques
heures seulement.
Note : 4,75/5
(Myanka)
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