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Agota Kristof
La Preuve
(Seuil/Points, 1995, 186 pages)

Deuxième volume de la trilogie formée par Le grand cahier, La preuve et Le troisième mensonge.

L'histoire : Klaus, séparé de son frère jumeau continue sa vie dans la ville de son enfance...

Plus j'avance dans cette trilogie, plus je suis épatée et horrifiée. Cette suite est tout simplement merveilleuse et terrible, tout comme le premier volume. L'écriture juste et précise. L'auteur s'amuse avec nous, mais là je ne peux pas vous en dire plus... Espérons que le troisième volume nous donnera la clef des énigmes! (mais on m'a déjà prévenue "n'y compte pas trop...")

Note : 5/5
(Cryssilda)
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Dans ce deuxième livre, on retrouve Lucas qui est séparé de son frère Klaus. Klaus qui s'était enfui dans un autre pays pendant la guerre.

Lucas vit seul maintenant et s'occupe de la petite librairie du village, celle-là même où, plus jeune, il achetait son matériel d'apprentissage. Un peu plus tard, il fait la connaissance d'une jeune fille. Il décide de l'héberger avec son enfant. Tout le monde trouve scandaleux qu'il vive comme ça avec une fille, à son si jeune âge. Un beau jour, la jeune fille part sans son petit garçon. Encore un autre scandale dans ce petit village.

Est-ce que nos jumeaux vont se rencontrer à la fin du livre...? Et qu'adviendra-t-il de ce petit garçon abandonné par sa mère? Il faut lire le livre absolument! J'ai déjà hâte de lire Le troisième mensonge.

Pour ma part je trippe à lire ces livres!

Note : 5/5
(Mimi)
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Second volume de la trilogie d'Agota Kristof, "La preuve" nous entraîne sur les traces de l'enfoncement de Lucas dans une certaine forme de noirceur et de désillusion sordide. Il y a bien sûr aussi le retour de Claus, mais celui-ci intervient en fin de récit et ne représente pas l'essentiel à mes yeux. Ce qui compte, c'est ce lent et long processus qui emprisonne Lucas, dont le coeur s'endurcit envers et contre tout et qui ressent pourtant des émotions humaines qui le font souffrir. Terriblement. Au point de le voir encore plus se déshumaniser dans le but de se créer une carapace. A force de ne pas vouloir souffrir, on fait souffrir et cette souffrance, Lucas la maîtrise sur le bout des doigts, mais en est-il vraiment responsable? Lucas ressemble à un monstre robotisé à qui on aurait donné la vie, devant faire face à des situations et des comportements qui le dépassent.

La fin de cette seconde partie, à savoir l'arrivée de Claus, qu'on prend pour Lucas (il en joue) ne m'a rien apporté, je l'ai même trouvée un peu bâclée. Je me serais volontiers contentée de ce puissant portrait de Lucas sans voir arriver cette pirouette qui me fait penser à un feuilleton télé avec la sempiternelle mention "A suivre".

Coup de chapeau par contre pour tout ce qui entoure le personnage, l'histoire de ce pays imaginaire au régime totalitaire, de ces gens qui vivent avec la peur et la misère comme seule nourriture quotidienne. Par ses mots simples et forts, Agota Kristof donne beaucoup de vie à ce contexte et c'est indissociable du destin de Lucas.

Note : 4/5
(Sahkti)

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