L'analphabète
(Zoé, 2004, 58 pages)
Un petit bijou que ce récit autobiographique! Cinquante-cinq pages,
onze chapitres dans lesquels Agota Kristof nous raconte des épisodes
de sa vie: l'enfance pauvre mais heureuse, l'adolescence solitaire, l'exil
si douleureux, l'apprentissage du français...
Quelle jolie écriture! Avec peu de mots Agota Kristof crée des
phrases qui contiennent beaucoup d'émotions et d'idées.
Ça pourrait être très triste tellement la vie d'Agota Kristof a
été difficile mais il y a un certain humour, une joie de vivre
dans ses mots qui rendent son récit mi-triste
mi-joyeux, c'est comme si maintenant en racontant elle sourit des misères de son
passé mais en ne les ayant surtout pas oubliées.
Vraiment très très beau, ne passez pas à
côté!
Note : 4.5/5
(Mousseline)
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Quel étrange personnage qu'Agota Kristof. Par moment, elle me heurte,
notamment quand elle parle de son exil suisse, de cette vie qu'elle
n'apprécie pas trop et à laquelle elle s'habitue tant bien que mal.
J'y sens comme un malaise, quelque chose de blessant de la part d'un être
blessé. Avec dans ma tête, tellement de pourquoi... Rester ou partir,
vivre ou survivre.
En même temps, elle m'intrigue. Sa vie n'est pas un long fleuve tranquille,
elle a mené divers combats, en particulier celui de la langue et du
déracinement, ça inspire une certaine admiration teintée de
respect. Personnage énigmatique par excellence dont j'ai du mal à
savoir si elle est heureuse ou non.
A travers les onze souvenirs de ce texte (qui étaient au départ des
chroniques pour un magazine allemand), le lecteur arrive à cerner quelques
aspects de la personnalité d'Agota Kristof, il y a de l'émotion
derrière tout cela. Pourtant, onze souvenirs, c'est peu quand on y pense
(une cinquantaine de pages pour résumer une vie), mais elle arrive à
y glisser pas mal de choses.
Seulement voilà, je n'ai que moyennement accroché, cette
écriture-ci est différente de celle du "Grand Cahier", je la sens
plus téléguidée, presque rédactionnelle. Est-ce que
cela tient au fait que ces lignes étaient au départ destinées
à la revue "Du"? Peut-être, mais pas uniquement. Les entretiens que
j'ai pu lire d'Agota Kristof laissent à chaque fois (à mes yeux en
tout cas) transparaître une femme qui se cherche et ne se sent bien nulle
part, surtout pas où elle est. Il y a chez elle une forme de
défaitisme ou de pessimisme qui étouffe par moments ses
écrits, c'est dommage.
Note : 2/5
(Sahkti)
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Un livre très court et dans l'ensemble assez triste.
C'était mon 1er livre de cet auteur et sûrement pas mon
préféré (finalement, je m'aperçois que je n'aime pas
beaucoup ce genre de biographie. Cela me fait trop penser au livre de Christine
Arnothy), mais comme un copain a eu la gentillesse de me le prêter, et qu'il
était très court, je l'ai lu quand même.
Je souhaite surtout découvrir cette auteure dans sa trilogie Le grand
cahier".
Note : 2.5/5
(Lauric)
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