Le chat dans le cercueil
(Philippe Picquier, 2002)
Roman à suspense psychologique. Voilà, tout était dit
derrière le livre. Une histoire attachante, belle ode aux chats, mais dont
l'horreur s'accroît au fil des pages...
Momoko, petite Japonaise, vit depuis la mort de sa mère avec son père,
Gôro, à Tokyo. Si Hariu, la jeune fille au pair, n'a d'yeux que pour
Gôro, celui-ci semble épris et prêt à refaire sa vie avec
la sublime Chinatsu. Les jalousies se croisent, et la présence de Lala,
jeune chatte au pelage blanc et unique amie de Momoko, risque bien de faire sombrer
cette famille en reconstruction dans la tragédie.
L'histoire se dévore, l'écriture est pleine de métaphores
propre au style asiatique, on en ressort un peu gêné par le mal-être
de ces personnages, mais avec tant d'interrogations quant à la vengeance, la
perte de la mère ou la personnification des animaux.
Et en plus, ce livre est un vrai régal pour les amateurs de chat. Pour un
peu on entendrait presque Lala ronronner sur nos genoux!
Note : 5/5
(SphinxCoco)
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Secrets, jalousies et vengeances
Première oeuvre que je lis de cet auteur.
Une artiste peintre renommée, en voyant un chat d'un blanc immaculé,
raconte un épisode de sa jeunesse. Nous sommes dans le Japon de
l'après-guerre, le pays se relève, les troupes américaines
sont là, et avec eux leurs cultures. Hariu rêvait d'être
peintre; pour cela, elle part à Tokyo, comme fille au pair chez un artiste
reconnu, professeur aux Beaux-Arts. Ce dernier Gôro, bel homme de 30 ans, est
veuf depuis 2 ans et sa fille Momoko 8 ans ne se plaît qu'avec sa chatte
blanche, Lala. Entre cette enfant solitaire, regrettant fortement sa mère et
Hariu une complicité va s'établir. Le père reçoit
beaucoup, rentre tard, imite les moeurs américaines et semble toujours
amoureux de sa défunte femme. Mais un jour apparaît Chinatsu,
magnifique femme veuve d'un soldat américain, elle aussi âgée
d'une trentaine d'années.
Alors commence une relation étrange entre la femme, l'adolescente et
l'enfant. Hariu et Momoko se liguent contre Chinatsu, mais Gôro veut
épouser cette dernière, alors la haine s'installe!
Hariu, la narratrice est devenue une vieille femme, elle a connu la gloire et est
riche, mais le souvenir de cette année là l'émeut et la
bouleverse encore. La vue de cette chatte, sa ressemblance avec Lala, l'incite
à confier son secret.
Momoko la petite fille est une enfant solitaire, qui a reporté tout l'amour
qu'elle avait pour sa mère défunte sur sa chatte, Hariu a su gagner
sa confiance.
Chinatsu, malgré de vains efforts, qui souvent sonnent faux, laisse Momoko
indifférente pour ne pas dire plus. Quant au père,
tiraillé entre sa fille et Chinatsu, il semble ne pas voir le drame venir.
Un livre mêlant peinture et roman policier ne pouvait que me plaire. Mais en
plus j'ai aimé l'écriture simple et limpide. Surtout quand cette
écriture est au service d'une très bonne intrigue, avec un excellent
final. Décidément les romans policiers japonais me
réussissent.
Note : 5/5
(Eireann)
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Hariu, 20 ans, aime la peinture, et pour se faire aider dans ce domaine, elle
accepte de devenir le professeur particulier de Momoko. Le père de Momoko,
Gôro Kawakubo, est en effet peintre, et il se propose, en échange, de
lui donner des cours de peinture. Momoko est une petite fille renfermée, ne
jouant qu'avec sa chatte Lala, mais qui semble pourtant mystérieuse
puisqu'on ne sait jamais ce qu'elle pense. L'arrivée de Chinatsu, introduite
peu à peu dans la maison par Gôro, semble remettre en cause le fragile
équilibre qui semblait s'être installé.
Hariu vient de la campagne, elle est naïve et cherche à se rapprocher
de Momoko dont les réactions intriguent beaucoup et qu'elle admire.
L'atmosphère un peu particulière laisse quand même
prévoir que quelque chose va se produire, mais on se sait absolument pas
comment, même si le titre laisse entendre de quoi il va s'agir. Elle va de
plus en plus s'alourdir après l'arrivée de Chinatsu. Lala, la chatte
de Momoko joue un rôle particulier de par les sentiments que lui porte
Momoko. Mariko Koike a une écriture qui emporte et pousse à la
lecture de cette histoire. Sa façon d'écrire sur Momoko en
particulier qui la rend si mystérieuse avec sa façon d'être si
indifférente devant les gens, et surtout Chinatsu dont les efforts restent
vains. On ne sait pas ce que pense Momoko, mais on sait bien que cette fillette
pense à sa mère et se sent seule, même si elle fait comme si
ce n'était pas le cas. La chute se fait de façon prodigieuse. Les
actions/réactions finissent par s'enchaîner et c'est l'horreur.
Un très bon roman que je suis contente d'avoir découvert.
Note : 5/5
(van1709)
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