Les yeux dans les arbres
(Rivages, 2001)
C'est vraiment un très très bon livre!
Une famille américaine va s'établir dans un petit village du Congo (Zaïre)
en 1959. Le père est missionnaire; il veut à tout prix sauver les âmes
perdues des villageois. La mère et les quatre filles essaient de survivre à
l'hostilité de la nature et à la folie du père.
C'est un roman extraordinaire qui nous fait découvrir le Congo (Zaïre) à
travers les yeux de la famille Price. C'est riche d'enseignement. On vit
l'indépendance, le coup d'état orchestré par les Américains et les
Belges, le règne de Mobutu avec tout ce qui vient avec. L'auteure
(une Américaine) ne s'est pas gênée pour dénoncer les agissements
des Américains, grrrr... Bref c'est une partie de l'histoire du
Congo.
J'ai moins aimé par contre la dernière partie du livre (qui comporte environ
cent pages). La famille Price finit par s'en sortir du moins par sortir du Congo. Ici
l'auteure raconte ce que devient chacun des membres de la famille et je trouve que ça
manquait de réalisme par bout. À un moment donné j'avais hâte
d'arriver à la fin, il me semble que Barbara Kingsolver s'est éternisée
pour rien. Mais peu importe c'est un livre que je vous suggère très très
fortement.
À lire absolument pour le plaisir et pour découvrir l'Afrique.
Note : 4.75/5
(Mousseline)
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La première moitié du livre m'a ennuyée. J'ai trouvé ça
long pour rien. Par contre, j'ai accroché quand l'auteur à commencé
à introduire la politique dans le livre - l'indépendance du Congo de la Belgique,
le climat d'incertitude qui régnait dans le pays, etc. Ainsi que le changement qui
s'est fait dans les filles, plus particulièrement Leah qui a décidé de
faire face à son père...
Par contre, la deuxième moitié m'a enchantée. Et j'ai été
passionnée de lire jusqu'à la toute fin où, comme Mousseline l'a
mentionné, l'auteur semble étirer la sauce.
J'ai adoré avoir le point de vue des filles et de la mère.
C'est quand même un livre que je recommande, si ce n'est pour en apprendre plus sur
l'Afrique.
Note : 3.75/5
(Lagrande)
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J'ai aimé ce livre du début à la fin et d'un trait je l'ai lu. L'auteur
étend son talent littéraire sur une grande échelle narrative dans un cadre
situé au centre de l'agitation politique de l'Afrique post-coloniale. Elle livre bien
son talent de la caractérisation et l'observation pour créer un portrait intime
de la confrontation tragique et constante des forces de la nature, l'histoire et la
démesure.
Un des éléments qui m'a vraiment fait pénétrer à grands pas
dans cette lecture en est le milieu et l'ambiance. Pour moi, l'une des merveilleuses aventures
de la lecture est l'exploration de nouveaux territoires. J'ai toujours été
attirée par le continent africain et Barbara Kingsolver a réussi à
transmettre la description et les images du Congo de façon tellement vivace que je m'y
sentais sur place. J'ai vécu les trépidations du climat, senti l'odeur du
ragoût d'antilope, mangé du fufu, admiré les couleurs des pagnes,
éprouvé la crainte des maladies tropicales, etc.
J'ai aimé la façon dont l'auteur livre son récit à travers la
perspective personnelle des personnages d'une famille américaine inhabituée aux
épreuves qui les entourent et les tragiques conséquences qui vont
irrévocablement changer chacune de leurs vies.
Une lecture pleine d'émotion à travers laquelle on découvre la culture
africaine et la préservation de son héritage. J'ai vraiment été
transportée par ce roman profondément humain.
Note : 4/5
(Sereine)
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Ce livre est une pure merveille de la littérature post-colonialiste. Le lecteur
s'attache très rapidement aux personnages, particulièrement aux quatre soeurs:
Rachel, Leah, Adah et Ruth-May, qui vont vivre une enfance originale dans un Congo en pleine
révolte, et finir par opter pour des avenirs totalement différents. Cet
attachement permet au lecteur de rentrer pleinement dans l'histoire de ce pasteur passionné
qui délaisse sa famille peu à peu, mais aussi dans l'Histoire du Congo, qui passe
par le refus du colonialisme et l'arrivée au pouvoir de Mobutu.
Ce roman est à la fois une histoire sensible, mêlant la joie et la tristesse, et
un documentaire sur le Congo qui devient en peu de temps le Zaïre, entrainant avec ce
changement de nom un changement d'identité.
Bravo Barbara!
(Boinet)
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Nathan Price, pasteur baptiste, fanatique religieux, part avec sa famille au Congo dans les derniers mois de la
colonisation belge. Ses quatre filles, et sa femme racontent tour à tour leur installation et leur vie
dans ce pays qui acquiert sa liberté au prix de bien des souffrances.
Ce roman de Barbara Kingsolver est sensiblement différent des autres histoires qu'elle a écrites.
Plus amer, plus pessimiste, plus à l'image des difficultés rencontrées par les peuples de
cette région d'Afrique.
Reste qu'il est empreint d'un humour ravageur et que les filles de Nathan ne sont pas des mauviettes.
Malgré la dictature de leur père elles arriveront à retrouver leur liberté, et
à survivre à toutes les débâcles engendrées par la révolution et la mainmise
souterraine des nations étrangères.
Barbara Kingsolver avec sa grande liberté de parole ne
se gêne d'ailleurs pas pour pointer du doigt les actions scélérates des Etats-Unis.
Note : 4,5/5
(Zeta_b)
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En 1959, Nathan Price, pasteur baptiste, part au Congo avec sa famille afin d'évangéliser les
habitants du village reculé de Kilanga. Tour à tour, sa femme et ses quatre filles aux
caractères bien différents, vont raconter ce voyage qui, rapidement, va tourner au désastre
pur et simple jusqu'au tragique...
Premier roman de Barbara Kingsolver qui m'a été donné de lire et j'ai été
enchantée de ce récit où la plume de l'auteur a fait mouche dès le départ.
Tour à tour drôle, sarcarstique, mordant mais aussi triste et terriblement véridique, cette
histoire nous emmène en Afrique où l'on assiste à la fin d'un monde et à
l'avènement d'un nouveau avec la proclamation de l'indépendance du Congo qui prend au
piège la famille Price et la laisse démunie de tout dans la jungle congolaise, dans un pays dont
les us et coutumes lui sont inconnus. Tandis que le pasteur tente coûte que coûte et avec une
obstination qui tourne à la démence de baptiser l'ensemble de la population de Kilanga, sa famille,
elle, essaye péniblement de survivre à la faim, à la privation, aux maladies, aux fourmis et
à la sécheresse.
Autour de la mère Orleanna, Barbara Kingsolver dresse le portrait de quatre jeunes filles, qui, de cette
épreuve, en sortiront marquées à jamais. Après leur fuite de Kilanga, l'auteur nous
relate tour à tour ce que sont devenues les soeurs Price et c'est là que j'ai trouvé que le
récit perdait un peu de sa saveur pour sombrer peu à peu dans une certaine monotonie. Dommage donc
que les cent dernières pages aient été presque de "trop" puisque le reste est un pur
délice.
Critique du "fanatisme" religieux mais aussi et surtout du colonialisme européen et des magouilles
américaines en Afrique (Kingsolver n'hésite en effet pas à pointer du doigt Mobutu et son
régime et surtout les coups d'état dont les Etats-Unis ont été les instigateurs),
"Les yeux dans les arbres" est un très beau roman qui chante l'Afrique, ses habitants et sa culture.
Note : 4/5
(Liza_lou)
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