Les hirondelles de Kaboul
(Pocket, 2004, 147 pages)
Les hirondelles de Kaboul raconte la vie de deux couples habitant la
ville pendant le règne des Talibans. D'un côté il y a
Atiq, un homme qui fait partie de la milice des Talibans car il croyait au
départ que leur vision de la religion pouvait améliorer le sort
des Afghans. Il a épousé Mussarat, une
infirmière qui l'a sauvé de la mort pendant la guerre contre les russes. Et de
l'autre côté, il y a Moshen et sa femme, deux universitaires qui ont tout perdu
quand les talibans ont pris le pouvoir. Le roman raconte leur désespoir, la perte de
leurs illusions, la difficulté pour les femmes de vivre dans des conditions où on
ne leur reconnaît aucun droit. Le roman aborde les thèmes de la
répudiation des épouses, le pouvoir absolu du régime, la religion, la
lapidation, etc.
Il s'agit d'un roman très noir et tellement dur. Pendant ma lecture, je me suis
surprise à parler toute seule, révoltée par ce que je lisais... Un homme
qui suggère à son ami de répudier sa femme après 20 ans de mariage,
une femme qui lui a sauvé la vie et pourquoi? Seulement parce qu'elle est malade. Il y
a de quoi être révoltée, non?
L'écriture est belle sans être originale. Mais le contenu, est difficile,
très éprouvant. Surtout quand on sait que tout ça est très
possible et réaliste. C'est la vérité en pleine face quoi! Et question
de vous mettre dans l'ambiance, voici une petite citation:
"Kaboul est devenue l'antichambre de l'au-delà. Une antichambre obscure où les
repères sont falsifiés, un calvaire pudibond; une insoutenable latence
observée dans la plus stricte intimité."
Note : 4.5/5
(Frisette)
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Le livre se passe à Kabul - dans une ville détruite par la guerre et menée
par les Talibans. Les femmes ne peuvent sortir sans être complètement couvertes,
les hommes qui ne sont pas des Talibans sont maltraités - personne n'est à l'abri
de la violence et des horreurs perpétrées par ces fanatiques.
Deux couples - Atiq et Mussarat qui adhèrent au régime taliban. Atiq est garde
de prison et Mussarat est très malade. Moshen et sa femme qui ont tout perdu - leur
emploi, leur maison, leur avenir... Moshen qui a perdu jusqu'à la volonté de
croire qu'il puisse exister des jours meilleurs. Chacun à leur manière, les deux
hommes seront affectés par le climat d'oppression. Moshen perdra tout - incluant le
respect de sa femme et Atiq perdra carrément la tête.
C'est un petit livre puissant. Un livre où l'on sent la chaleur lourde et
saturée de poussière qui empêche de respirer - surtout les femmes
couvertes. L'auteur sait décrire la misère et le désespoir de ces gens
qui ne savent jamais ce qui les attend quand ils sortent de chez eux et qui n'ont plus de
liberté - des gens à qui on a tout enlevé au nom de Dieu!!!
Note : 4.5/5
(Lagrande)
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Ce livre porte un regard féroce sur la dérive impitoyable des
êtres vers la folie et la barbarie. A travers une écriture
lyrique mais sans excès, l'auteur décrit un monde en
état de décomposition avancée. Kaboul suffocante sous le
soleil, livrée aux corbeaux, où les prières
s'émiettent au son des mitrailles et où le rire et la musique sont
devenus péchés.
Avec ce roman l'auteur quitte son pays natal pour imaginer une histoire
d'amour impossible au pays des Talibans où leur chef disait que les
femmes sont des êtres faibles et vulnérables à la
tentation et que le seul remède était donc de les enfermer.
Note : 4.9/5
(Lalyre)
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Je l'ai lu dernièrement, on me l'a prêté, je ne l'ai pas
vraiment choisi... je l'ai apprécié moyennement. J'avais
l'impression de suffoquer, c'est vrai que l'atmosphère y est, c'est
épouvantable!
Note : 3/5
(Claudia)
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Il y a des livres dont on ne sort pas de leur lecture sans un certain malaise.
Celui-ci en fait parti.
L'histoire de ces deux couples en perdition dans le climat de terreur instauré par
les Talibans est déchirante de réalité. Sans voyeurisme
Yasmina Khadra nous fait voyager dans un cauchemar inquiétant et
culpabilisant.
Ne manquez pas ce livre!
Note : 5/5
(DKOIS)
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Encore une fois j'ai été captivée par la plume de Khadra. Sa
poésie, son style que j'ai pu apprécié dans "L'Attentat", est
déjà présent dans "Les hirondelles de Kaboul". On sent tout au
long de ce roman son amour de la femme, son respect surtout. Il m'a ouvert les
yeux sur un monde, pour moi, totalement inconnu. Le seul regret que j'ai est que
j'aurais aimé que le livre soit un peu plus long. J'aurais aimé
connaître le sort de Zunaira et savoir si Nazish a réussi à
traverser les montagnes. Bref, un livre que je recommande à tous et qui
selon moi pourrait être lu à l'école.
Note : 4,75/5
(Philcabzi5)
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