Cousine K
(Julliard, 2003, 106 pages)
Ce roman raconte l'histoire d'un jeune homme dont on n'apprend jamais le nom. Un jeune rempli
de détresse, en mal d'amour, qui souhaite seulement qu'on fasse attention à
lui. Sa mère ne l'aime pas, elle l'appelle même du nom de son frère parti
à la guerre, qu'elle adore. Sa cousine, cousine K, fait tout ce qui est en son pouvoir
pour qu'il prenne le blâme de ses mauvais coups en plus de le martyriser, son
frère l'ignore complètement.
Mais à un certain moment, il n'en peut plus. Je vous laisse imaginer jusqu'où
peut aller un jeune homme désespéré...
Avec Yasmina Khadra, on a rarement droit à des romans tendres et faciles. C'est dur
mais en même temps très réel. Ici, l'Algérie et les religions ne
sont pas abordées. C'est une histoire qui aurait pu se passer n'importe où et
qui d'ailleurs se passe n'importe où. Mais ça ne lui enlève ni sa
véracité, ni son authenticité. Une lecture rapide que je vous recommande
car l'auteur a une plume dure mais efficace et ça nous fait réfléchir.
Note : 4.5/5
(Frisette)
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Les souvenirs d'un homme méprisé par sa mère qui
idolâtre son frère Amine et la cousine K. Pourquoi sa mère ne
l'aime pas et le traite ainsi? Est-ce parce que c'est lui qui a découvert
son père pendu, massacré par les villageois lorsqu'il avait 5 ans?
Cette raison ne me convient pas. Mais en tout cas, on ne saura pas pourquoi ses
proches le traitent ainsi. Pour eux, il est inutile, dérangeant et
exaspérant.
Je me révolte de la façon dont il est traité, je me
désole de voir le dédain qu'il provoque. Le déballage de ses
souvenirs le conduit à la folie meurtrière. On ne peut alors que
constater l'évolution néfaste du personnage. On subit un peu
l'histoire sans rien pouvoir faire pour lui ni même le consoler.
L'auteur évoque ici encore le thème de la violence qui appelle la
violence. Ici la violence mentale (mère), affectueuse (fils) entraîne
la violence destructrice. Encore une fois, je n'ai pas compris l'acte finale du
personnage. Même s'il y a un manque de bonheur, çà ne justifie
pas ce geste. Je comprends cependant sa folie. Difficile de s'épanouir et
d'évoluer dans le mépris des autres. Il me fait penser à la
rose terne posée sur la cheminée. Un jour elle n'a pas
été remarquée, le lendemain elle est fânée.
(sweety_delphine)
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