Le pont aux trois arches
(Gallimard/Folio, 1990, 199 pages)
Pour une fois, je trouve que la quatrième de couverture présente bien le livre,
sans trop en dire. La voici, car je ne suis pas capable de mieux faire:
"Mars 1377. Un inconnu a une crise d'épilepsie à l'endroit d'où partent
les bacs qui permettent de traverser l'Ouyane maudite.
C'est un présage du Tout-Puissant, dit un voyant, qui annonce qu'il faut construire un
pont.
Ce sera le premier pont de pierre de l'Albanie ancienne, dont l'édification, jour
après jour, est rapportée par le moine Gjon. Belle chronique, ponctuée
des ballades des rhapsodes, des prophéties de la vieille Aïkoune, des
légendes du pays, dont certaines - comme celle de l'emmuré - ne servent qu'à camoufler des crimes.
Quant au malheur qui entoure la construction du pont, il n'est que la préfiguration de
celui qui attend l'Albanie, menacée alors par l'immense empire Ottoman, qui exercera sur
elle une tyrannie de plusieurs siècles."
C'est un bon petit livre, bien écrit, qui nous immerge dans une région rurale aux
peurs légendaires et immédiates, telle l'extension de l'empire turc.
Note : 4/5
(Nimbus)
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