La Bête et la Belle
(Gallimard/folio, 1999, 156 pages)
Etrange roman que celui-ci, qui suit deux parcours, celui du commissaire Gabelou
qui tente de cerner la personnalité d'un assassin (nommé tout
simplement "le Coupable" tout au long de l'histoire) qui se trouve entre la vie et
la mort à l'Hôtel-Dieu, et celui de Léon, le meilleur ami du
Coupable, témoin de ses meurtres et retenu au commissariat...
Le roman ne cesse d'osciller entre les virées de Gabelou et les
pensées de Léon, qui s'est enfermé dans un mutisme absolu face
à la police, mais dont le lecteur va progressivement découvrir tout
ce qu'il refuse de raconter à la police.
Un mystère plane sur l'ensemble du roman et longtemps, on ne voit pas
forcément où l'auteur veut en venir en entremêlant ces deux
histoires et en donnant le moins d'informations possibles. En soi, cela peut
déstabiliser, surtout au début... Mais si vous êtes un tantinet joueurs,
laissez-vous prendre par le roman et dites-vous que toute explication viendra
à point nommé. Je peux vous assurer que la fin ne décevra pas
votre attente...
Bon roman, au style vif, qui mélange noirceur et humour avec bonheur.
Note : 4/5
(bouloche)
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