Ad vitam aeternam
(Seuil/Points, 2004, 368 pages)
Anabel, vingt ans, travaille dans une boutique de piercings et autres techniques d'implants
(liés à des rites dont je ne soupçonnais même pas l'existence avant
de me plonger dans ce livre). Elle se lie à M. Jacob, étrange
propriétaire de pompes funèbres.
En même temps, Ruderi sort de prison après 40 ans d'emprisonnement. La fillette
qu'il a mutilée est maintenant une femme qui ne rêve que de vengeance. Elle
fait appel à Oleg, un tueur professionnel pour le pister dès sa sortie...
Un roman très prenant qui m'a fait découvrir un univers que je ne
soupçonnais pas! Jonquet a une écriture très fluide et très
plaisante. On embarque tout de suite dans l'intrigue sans savoir où ça va nous
mener et ça, c'est épatant car on devine qu'il se passe quelque chose,
mais quoi?
Je lui donne un gros 4.8/5. Pourquoi seulement 4.8? Parce que certains aspects auraient dus
être plus détaillés, rien que pour faire durer le plaisir...
Note : 4.8/5
(Luciole)
********** Jonquet mêle à son habitude différents personnages, comme diverses pièces de puzzles, qui, au fil de la lecture, vont s'emboîter pour construire un récit impossible à lâcher.
Ici, une jeune ex-taularde, qui se réinsère dans la société en travaillant dans une boutique de piercing fréquentée par une clientèle avide de sensations, va croiser le digne Monsieur Jacob, directeur de pompes funébres, qui se lie d'amitié avec elle et la prend sous son aile.
Ailleurs, c'est une femme meurtrie, défigurée par des tortures subies enfant, qui engage un tueur à gages irradié à Tchernobyl, pour retrouver ses bourreaux, après quarante ans. L'un d'eux, Gennaro, est maintenant un vieillard de septante ans, fraîchement sorti de prison. En quelques jours, il rajeunit de manière spectaculaire, pour redevenir celui qu'il était avant sa capture.
C'est une course contre la montre, contre la maladie aussi, qui affaiblit notre tueur, qui va révéler les interractions entre tous ces inconnus, une course qui débute... à l'aube de l'humanité.
Comme toujours, Jonquet a l'art et la manière de camper ses personnages, j'ai été emportée par le chassé-croisé entre ceux-ci, décrits de manière réaliste, sans états d'âme inutiles.
Pour moi, c'est un des rares auteurs de polars français qui n'use pas de stéréotypes, et a l'art d'une écriture assez noire.
Note : 4/5
(Nirvana)
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