Autobiographie d'un amour
(Pocket, 2003, 126 pages)
Alexandre Jardin a lu quelques bouquins de psycho-pop, il en a retenu quelques idées sur
les relations de couple et à partir de ces idées, il a écrit un roman.
L'histoire : Alexandre (ne vous surprenez pas, Alexandre Jardin a cette habitude de donner son prénom
au personnage principal masculin de ses romans) et Jeanne sont mariés depuis sept ans. Les
mésententes conjugales s'accumulent de jour en jour. Alexandre lit le journal intime de Jeanne et
découvre que celle-ci veut se suicider. Pour l'en empêcher il part, Jeanne
n'aura pas le choix que de continuer à vivre car quelqu'un doit bien s'occuper de leurs
deux enfants. Il revient au bout de deux ans, quoique on ne sait pas trop si c'est lui
Alexandre, ou bien Octave le jumeau d'Alexandre. Enfin, Alexandre ou Octave entreprend d'aider
Jeanne à devenir une femme épanouie, à se débarrasser de ses vieux
complexes, à apprendre à dire non, à penser de façon positive,
à s'estimer et blablabla...
Les idées qui sont véhiculées n'ont rien d'originales en soi, on les
retrouve dans tous les bouquins de psycho-pop qui traitent des relations de couple. Si le roman
était intéressant ça pourrait être sympa comme façon de faire mais
non c'est d'un ridicule du début jusqu'à la fin, Alexandre, personnage des plus
pédant, s'est investi de la mission d'aider les pauvres femmes que nous sommes à
changer notre façon de penser mais wow cela marche du moins avec Jeanne, elle
s'épanouit à vue d'oeil, trop ridicule! Et puis
sans compter les nombreux clichés qui exaspèrent! C'est probablement le roman le plus
insignifiant que j'ai lu en 2003!
Bref Alexandre Jardin est un auteur très décevant. Après m'avoir séduite
avec Le Zèbre il m'a ennuyée infiniment avec Autobiographie d'un amour et Fanfan. J'en ai terminé avec cet auteur,
c'est fini, fini, fini, niet! Je ne veux plus rien savoir!
A ne surtout pas lire! Je note pas zéro car l'idée de départ était
bonne en soi...
Note : 1/5
(Mousseline)
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(Commentaires sur Autobiographie d'un amour et Le Petit Sauvage)
Voilà deux livres tout à fait à l'image des autres romans d'Alexandre
Jardin. Pour les avoir tous lus, à l'exception de L'Île des
gauchers, je n'ai pas été surprise, ni étonnée
de voir que l'auteur tricotait toujours autour de sa thématique
fétiche: la passion "amoureuse", celle des premiers instants, du
sourire timide volé à une belle femme mystérieuse.
Dans l'ensemble de son oeuvre, Alexandre Jardin n'a qu'une seule
obsession: comment faire durer la passion amoureuse au-delà de la
première nuit et du premier baiser? Ce Marivaux des temps modernes
badine avec l'amour, étire les instants de séduction
et s'amuse avec les amourettes de son éternel personnage principal
"Alexandre ". Si je parle d'amourette, c'est qu'il ne s'agit pas, à
proprement parler, d'amour. Peut-on qualifier d'amour les instants de
passion, de mystère et de jeux qui précèdent une
véritable relation? Je ne le crois pas.
Avec Bille en tête, Jardin a exploré les joies d'une première
relation sexuelle avec une femme plus expérimentée. Bien que la thématique
revienne dans d'autres romans, l'auteur s'est intéressé par la suite aux
prémisses de l'amour. Dans Fanfan, Alexandre ne veut pas embrasser sa douce de
peur de se perdre et de ne plus l'aimer ultérieurement et que dans Le Petit
Sauvage il n'offre aucun avenir à sa bien-aimée, que l'instant
présent, pas de projet d'avenir pour venir saccager sa passion.
Ce type d'amour étant sans issue, Jardin s'est tourné vers l'amour des couples
mariés avec des enfants (Le Zèbre, Autobiographie d'un amour). Son obsession se
modifie: comment un couple marié avec une ribambelle de marmots peut-il s'aimer
passionnément? Comment faire revivre les instants de passion des premiers moments?
Curieusement, l'auteur semble obsédé par cette thématique de l'amour pour
la vie. Comme s'il était contraint, lorsque des enfants étaient en cause, à
trouver des solutions pour que l'amour dure éternellement (Est-ce parce qu'il a
lui-même un enfant de quatre ans?) alors que les couples mariés de ses autres
romans se séparaient inévitablement.
La venue d'enfants dans les histoires amoureuses de Jardin transforme la passion amoureuse en
passion pour la vie. Retrouver les jeux, le naturel et l'innocence des enfants devient un
placebo de choix pour contrer les affres de la routine amoureuse. Contre l'érosion du
couple, Jardin suggère de retrouver l'enfant en nous, de s'aimer soi-même et de
faire du quotidien ce que les enfants en font: une découverte sans peur et sans reproche.
Je n'ai jamais été une fanatique des romans d'Alexandre Jardin. J'ai toujours
perçu cet auteur comme un adolescent attardé qui avait une peur bleue de devenir
adulte et de s'engager dans une véritable relation amoureuse. Après avoir lu
Fanfan, qui a atteint des sommets en matière de marivaudage (je n'aime pas
Marivaux, soit dit en passant), j'ai décidé de laisser ses prochains romans aux
fleurs bleues et aux jeunes adolescentes.
Toutefois, avec l'arrivée du printemps, j'avais une soif de passion amoureuse et je me
suis donc jetée à cœur joie dans deux de ses romans. Leur évaluation est
donc surélevée par rapport à ma lecture habituelle de Jardin...
Pour terminer, ce que j'ai toujours détesté chez Jardin c'est cette façon
qu'ont ses personnages, ses "Alexandre", de tenir les rennes de la passion amoureuse, de faire
ce qu'ils veulent de leurs amoureuses si facilement manipulées, alors que dans la vraie
vie, celles qui alimentent souvent le feu de la passion sont justement les femmes. Dans
Autobiographie d'un amour, avec quelques notions de psychanalyse, le personnage l'amène
à s'aimer et la change du tout au tout! Comment il s'y prend? Il se fait passer pour son
jumeau et s'organise pour que sa femme en tombe amoureux. Très naïf comme
subterfuge! Mon conjoint est lui aussi jumeau identique (très identique) et si je
couchais avec son frère, je ne serais pas dupe à ce point...
Notes :
3/5 (Autobiographie d'un amour)
3/5 (Le Petit Sauvage)
(Lafillasse)
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Premièrement j'étais très surprise de l'auteur si j'avais su je ne
l'aurais sûrement pas pris car je n'avais pas aimé du tout cet auteur dans "Le
Zèbre", faudrait bien que je le relise...
Bon dès le début j'ai aimé ce livre, les expressions et les mots me
fascinaient, j'en cite: "Je trempais dans un égoût de compromis,
Tout le maguillage social qui dissimulait ses bleus à l'âme, corvéable,
tarabustait", etc.
C'est spécial comme histoire, un roman imprégné de psychologie. Bonne
intrigue sauf que vers le milieu il y a une baisse comme dans la plupart des romans quand on
pense savoir le dénouement mais vite l'auteur a su raviver mon intérêt. Il
faut être attentif car ce n'est pas un simple roman. Parfois le psychologique
m'agaçait mais pas trop!
J'ai aimé ce livre je vais peut être le relire! j'aurais aimé moi aussi que
mon mari le lise, surtout certaines pages... À la fin du livre j'avais le goût de
faire moi aussi un cahier rouge. J'ai trouvé ça une très bonne idée.
On verra si je le ferai.
Note : 4.5/5
(Frimousse)
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