Un long dimanche de fiançailles
(Gallimard/folio, 1993, 373 pages)
C'est l'histoire de Mathilde, une jeune femme paralysée des jambes, suite à un
accident survenu dans son enfance, mais c'est aussi l'histoire des soldats, de leurs familles
durant la guerre 14-18. Donc, Mathilde connait un grand amour avec Manech, un gars de son pays,
mais, juste avant leur mariage, celui-ci se retrouve dans l'horreur des tranchées, et on
annonce à Mathilde qu'il est mort. Seulement, Mathilde apprend, que les circonstances de
sa mort sont plus qu'obscures, et comme c'est une jeune femme volontaire, pour ne pas dire
entêtée, elle décide de mener l'enquête...
J'ai trouvé qu'il se dégageait de ce roman une grande poésie, Mathilde est
un personnage attachant, et on souhaite vraimant à chaque page qu'elle retrouve son
fiancé. Il y a un grand contraste entre cet amour si pur, et la peinture que l'auteur
fait de la Grande Guerre, cette tragédie humaine, qui a laissé les hommes vivre et
mourir, dans des conditions atroces, et qui a laissé les femmes dans leurs solitudes de
veuves. De ce contraste naît un malaise, de ceux qui font un noeud dans la gorge.
La narration est fluide, et vivante, elle se présente pour la plupart, sous la forme de
témoignages verbaux et écrits, destinés à Mathilde.
Bon, même si ce genre d'histoire n'est pas trop ma tasse de thé, j'ai
bien aimé, je pense que c'est un livre dont on se souvient.
Note : 4/5
(Margote)
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J'ai eu un peu de mal au début, et puis brusquement je n'arrivais plus
à décrocher.
C'est une belle histoire d'amour, fluide, basée en grandes parties sur les
lettres reçues par Mathilde pendant sa quête de la
vérité. C'est mon premier livre de cet auteur, et il me donne envie
de découvrir les autres.
Note : 4.5/5
(Muriel)
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Mathilde, paralysée des jambes suite à un accident survenu dans son enfance, a perdu son
fiancé Manech dans les tranchées de la Première Guerre mondiale. Pourtant, tout son être lui
dit que Manech n'est pas mort, ce jour de janvier. Mathilde s'accroche
et refuse de désespérer, elle cherchera et cherchera, même si le monde met dernière
lui la guerre et ses horreurs, elle poursuit ses recherches : ce seront ces fiançailles, faites à
ce petit garçon qui un jour, est venu la tirer de sa solitude...
L'auteur nous lance directement dans les recherches de Mathilde avec sa rencontre avec Daniel Espéranza,
celui qui le premier, lui donnera des raisons de croire que Manech est bien vivant. On n'a pas l'histoire de leur
amour comme dans les romans classiques, ni même de panorama de qui est Mathilde. Tout ça vient plus tard
dans l'histoire. On nous lance dans l'action, ce qui fait que j'ai pris un petit moment à m'habituer au
rythme de l'écriture. Par contre, elle m'a charmée à partir d'un certain moment,
c'était un beau portrait à la fois d'une époque et en même temps intemporelle, celui
d'un amour si fort qu'il parvient à traverser la mort et à joindre deux personnes. J'ai bien
aimé la façon dont l'auteur nous montre ses personnages, non englués dans les traditions
très lourdes comme dans les habituelles histoires de cette époque, mais parlant à mots
couverts de sexualité, d'amour sain et vivant, capable de voir plus loin que le bout de leurs nez et de
sonder le coeur humain avec ses misères et ses joies. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage de
Mathilde, que je voyais facilement sous les traits d'Audrey Toutou. Une jeune femme volontaire et capable, mais
aussi très féminine et autonome, malgré son infirmité. Une belle leçon de
persévérance et d'amour aussi. Une histoire qui me pousse à aller chercher le film pour en
savoir plus.
Note : 4/5
(Prospéryne)
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