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Sébastien Japrisot

Un long dimanche de fiançailles
(Gallimard/folio, 1993, 373 pages)

C'est l'histoire de Mathilde, une jeune femme paralysée des jambes, suite à un accident survenu dans son enfance, mais c'est aussi l'histoire des soldats, de leurs familles durant la guerre 14-18. Donc, Mathilde connait un grand amour avec Manech, un gars de son pays, mais, juste avant leur mariage, celui-ci se retrouve dans l'horreur des tranchées, et on annonce à Mathilde qu'il est mort. Seulement, Mathilde apprend, que les circonstances de sa mort sont plus qu'obscures, et comme c'est une jeune femme volontaire, pour ne pas dire entêtée, elle décide de mener l'enquête...

J'ai trouvé qu'il se dégageait de ce roman une grande poésie, Mathilde est un personnage attachant, et on souhaite vraimant à chaque page qu'elle retrouve son fiancé. Il y a un grand contraste entre cet amour si pur, et la peinture que l'auteur fait de la Grande Guerre, cette tragédie humaine, qui a laissé les hommes vivre et mourir, dans des conditions atroces, et qui a laissé les femmes dans leurs solitudes de veuves. De ce contraste naît un malaise, de ceux qui font un noeud dans la gorge. La narration est fluide, et vivante, elle se présente pour la plupart, sous la forme de témoignages verbaux et écrits, destinés à Mathilde.

Bon, même si ce genre d'histoire n'est pas trop ma tasse de thé, j'ai bien aimé, je pense que c'est un livre dont on se souvient.

Note : 4/5
(Margote)
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J'ai eu un peu de mal au début, et puis brusquement je n'arrivais plus à décrocher.

C'est une belle histoire d'amour, fluide, basée en grandes parties sur les lettres reçues par Mathilde pendant sa quête de la vérité. C'est mon premier livre de cet auteur, et il me donne envie de découvrir les autres.

Note : 4.5/5
(Muriel)
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Mathilde, paralysée des jambes suite à un accident survenu dans son enfance, a perdu son fiancé Manech dans les tranchées de la Première Guerre mondiale. Pourtant, tout son être lui dit que Manech n'est pas mort, ce jour de janvier. Mathilde s'accroche et refuse de désespérer, elle cherchera et cherchera, même si le monde met dernière lui la guerre et ses horreurs, elle poursuit ses recherches : ce seront ces fiançailles, faites à ce petit garçon qui un jour, est venu la tirer de sa solitude...

L'auteur nous lance directement dans les recherches de Mathilde avec sa rencontre avec Daniel Espéranza, celui qui le premier, lui donnera des raisons de croire que Manech est bien vivant. On n'a pas l'histoire de leur amour comme dans les romans classiques, ni même de panorama de qui est Mathilde. Tout ça vient plus tard dans l'histoire. On nous lance dans l'action, ce qui fait que j'ai pris un petit moment à m'habituer au rythme de l'écriture. Par contre, elle m'a charmée à partir d'un certain moment, c'était un beau portrait à la fois d'une époque et en même temps intemporelle, celui d'un amour si fort qu'il parvient à traverser la mort et à joindre deux personnes. J'ai bien aimé la façon dont l'auteur nous montre ses personnages, non englués dans les traditions très lourdes comme dans les habituelles histoires de cette époque, mais parlant à mots couverts de sexualité, d'amour sain et vivant, capable de voir plus loin que le bout de leurs nez et de sonder le coeur humain avec ses misères et ses joies. J'ai aussi beaucoup aimé le personnage de Mathilde, que je voyais facilement sous les traits d'Audrey Toutou. Une jeune femme volontaire et capable, mais aussi très féminine et autonome, malgré son infirmité. Une belle leçon de persévérance et d'amour aussi. Une histoire qui me pousse à aller chercher le film pour en savoir plus.

Note : 4/5
(Prospéryne)







La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil,
Un long dimanche de fiançailles,
La passion des femmes,
Le passager de la pluie,
Compartiment tueurs

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