Les rêves des autres
(Seuil/Points, 1998, 221 pages)
C'est un recueil de sept nouvelles où les deux premières m'ont
déçue - pas que ce soit mauvais - mais parce que que je ne
retrouvais pas le John Irving que je connais. John Irving avec son humour
incomparable, ses longues descriptions, sa façon qu'il a de tenir le lecteur
captif aux moindres de ses mots, il raconte et raconte, et nous les lecteurs on gobe tout.
Non rien de tout ça dans les deux premières nouvelles et puis dans
"L'espace intérieur" on est dans une ville universitaire, un jeune couple
emménage dans une nouvelle maison, lui un urologue dont la clientèle
est en grande partie les étudiants de l'Université dont
il soigne les MTS. L'histoire se passe autour d'un arbre, un grand noyer noir. L'ancien
propriétaire de la maison a pratiquement supplié le couple afin
qu'ils préservent cet arbre que le voisin aimerait voir couper... Me
voilà bien scotchée dans cette histoire,
c'est du John Irving tout craché, tellement aux prises que la fin m'a prise de
court, et puis le genre de fin qui n'en est pas une, il n'a pas ce talent qu'ont
certains auteurs pour conclure leur nouvelle. Ici c'était parti pour être
un gros pavé d'au moins 500 pages.
La troisième nouvelle, ne nous y attardons pas. Et puis dans "Un royaume de lassitude",
des descriptions de personnages comme seul John Irving sait le faire, des personnages
banals, des gens qui s'occupent de l'intendance d'un foyer pour jeunes filles,
autour desquels John Irving tisse une histoire encore une fois captivante. On pense
à "Le monde selon Garp", on pense aussi à "L'oeuvre de Dieu, la part du Diable".
Les deux dernières ce sont deux récits autobiographiques. "Faut-il sauver Piggy
Sneed?" situé pendant l'enfance de John Irving à Exeter et
"Mon dîner à la Maison-Blanche". Ne serait-ce que pour ces deux
récits ce livre en vaut la peine, bien sûr on reste
sur notre faim parce qu'on veut plein de pages encore et encore mais c'est déjà
ça.
Au final, quatre nouvelles sur sept qui m'ont plu tout à fait. Pas un chef-d'oeuvre, l'ensemble
manque de cohérence mais parce que c'est John Irving, parce qu'on a lu
déjà ses gros romans alors oui pour "Les rêves des autres."
Note : 3.75/5
(Mousseline)
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