Le monde selon Garp
(Seuil/Points, 1998, 680 pages)
Le monde selon Garp m'a donné envie d'écrire et c'est la meilleure critique que
je peux faire à ce véritable chef-d'oeuvre de la littérature romanesque de
ces dernières années.
La profondeur des personnages, la simplicité et l'exactitude des sentiments qu'il
exprime, cette fausse histoire qui aimerait tant être une vraie biographie bref, un
cocktail absolument détonant pour un livre touchant, drôle et passionnant qui se
lit d'une seule traite ou ne se lit pas. N'étant pas vraiment rompu à la
littérature américaine (hormis Paul Auster que je connais par coeur), j'ai été
vraiment surpris par ce voyage initiatique au coeur des grands faits de société
(réels ou chimériques) d'une nation absolument fascinante et par de nombreux
aspects complètement repoussante.
L'histoire, je ne pense pas que le monde selon Garp ait réellement une histoire.
On pourrait plutôt parler d'une somme d'histoires, d'un monde de personnages aussi variés
que haut en couleurs, qui évoluent dans un monde tour à tour tendre
(Garp avec ses enfants), ultra-violent, à la limite de la pornographie et au-delà
des frontières de la poésie.
On a la délicieuse peur de penser tout au long du roman que le monde selon Garp est en
fait le monde selon Irving : l'histoire d'un grand écrivain, pétri de talents,
mais aussi bourré d'incertitudes, de complexes et de peurs.
A ne surtout pas rater!
Note : 4/5
(Emmanuel)
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John Irving est un grand écrivain! Le monde selon Garp est un grand roman!
Garp est né dans les années 40.
Il a grandi dans un collège pour garçons du New Hampshire où sa mère
était infirmière, sa mère qui n'a jamais voulu d'homme dans sa vie.
Il s'est passionné pour la lutte, la lutte occupe d'ailleurs une place
importante tout au long du roman. Par la suite on suit Garp à Vienne l'espace de
peut-être deux années. Puis il devient un auteur relativement
populaire. Il se marie avec Helen la fille de son ancien entraîneur de lutte. Ils ont
trois enfants. Différents drames occupent leur vie au quotidien... Bref John Irving
nous raconte la vie de Garp, écrivain, marié, père de famille très
protecteur, sa meilleure amie est une transsexuelle,
sa mère est une célèbre féministe. Garp est un homme très
angoissé qui vit dans la peur
qu'il n'arrive quelque chose... C'est la vie de Garp mais aussi de tous ceux qui gravitent
autour de lui.
John Irving est remarquable parce que d'abord c'est un raconteur d'histoires. Puis il détaille
ses personnages et le moindre des évènements très minutieusement. Et le
tout enrobé d'un humour irrésistible. Un humour à la John Irving. Incomparable!
Note : 5/5
(Mousseline)
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Je viens à l'instant de fermer Le monde selon Garp sur le dernier mot du livre
"incurable", et un vide énorme me prend! Il se dégage une telle puissance de ce
monde... C'est le premier Irving que je lis et je le trouve remplis de générosité, le
personnage de Garp, qui à mon avis est loin d'être loufoque, est très
complexe et vraiment difficilement saisissable.
Je crois que je vais lire La veuve de papier, vous m'en avez donné l'envie en
tout cas.
Note : 5/5
(Luciole)
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L'histoire : Le livre raconte la vie de Garp, personnage particulier et pour le moins
inattendu.
C'est le deuxième roman de John Irving que je lis, il est en passe de devenir l'un de
mes auteurs favoris. Ce livre est plein d'humour et de dérision (parfois limite humour
noir: passage de l'accident de voiture), mais je crois que c'est l'une des
caractéristiques des romans de John Irving. Il a l'art de nous faire passer des larmes
(presque) au rire d'une page à l'autre.
De plus, comme je l'avais déjà remarqué dans L'oeuvre de Dieu, la part
du Diable, John Irving ne laisse jamais aucun élément en suspend (c'est peut
être la raison pour laquelle ses romans sont si longs).
Dans ce livre, je me suis laissée porter par l'univers de Garp, aussi loufoque soit-il.
J'ai particulièrement aimé les passages où l'on peut lire les
écrits de Garp, un vrai régal d'humour et de folie. John Irving nous a fait dans
ce livre un cocktail de personnages singuliers, on se demande même où il a été
chercher de telles idées.
Je me rends compte qu'il est très difficile en fait de parler des livres d'Irving. Il
faut les lire pour se rendre compte de leur richesse.
Note : 4.79/5
(Cryssilda)
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Rarement un livre a créé une impression aussi forte sur moi. J'ai
terminé de le lire depuis bien des jours déjà mais pourtant je
ne peux m'empêcher d'y repenser encore. Au-delà des personnages bien
définis, c'est la fatalité des évènements qui a le plus
capté mon attention. La façon dont tous les évènements
ont des répercussions sur les suivants, c'était vraiment
intéressant.
Personnellement, y'a que la réflexion sur l'oeuvre de l'auteur vu par
l'auteur qui m'a quelque peu refroidi. Même si je comprends la démarche
littéraire, je n'en ai pas vu l'intérêt.
En dépit de cette petite critique, j'ai aimé ce livre et je pense que
je lirai d'autres oeuvres de l'auteur.
(symphonium)
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Déçue, archi déçue, je me faisais une joie de le lire,
le début m'a rappelé la tonalité du film "Forrest gump" et je
trouvais cela plutôt sympa. Toute la seconde partie du roman, mariage avec
Helene, alors là franchement barbant, j'ai eu la nette impression que
l'auteur en remettait une couche histoire de remplir un livre de 700 pages, seul
passage agréable "La pension de Grillparzer", lourds les longs passages
avec les Ellen-Jamesiennes. Enfin un peu de tout : du sordide, histoire de couple,
du pathétique, et même du suspense, un petit peu de tout pour faire
une sauce qui passe mais sans vraiment de goût, rien qui ne me fasse vibrer,
quant à la fin c'est le pompom, tiré par les cheveux.
Désolée d'être aussi sévère, mais c'est moi la
plus déçue après tous les éloges dithyrambiques.
Enfin il ne faut pas mélanger les genres, j'avais lu avant Boris Vian et
Virginia Woolf, Irving c'est léger.
(ithys13)
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