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Victor Hugo

Notre-Dame de Paris
(Gallimard/folio, 2002, 702 pages)

Un roman très spécial. Il y est intégré un essai dithyrambique sur l'art gothique: des églises aux palais, en passant par les simples maisons bourgeoises, tout y passe, témoignant d'une nostalgie de ces beaux monuments négligés, véritable héritage intellectuel de notre Moyen Âge.

L'histoire elle-même, connue de tous, (merci Walt Disney!) garde tout son charme grâce à une narration riche en descritions imagées, vivantes et poétiques; les personnages sont saisissants de réalisme, malgré l'improbabilité des liens entre certains d'entre eux (que le monde est petit!), et Paris grouille de vie autour de la Cathédrale, ce géant "sphinx" de pierre aux célèbres gargouilles!

Note : 4/5
(Lassy)

p.s.: en comparaison, j'aurais noté "Les misérables" 5/5.


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L'auteur nous ramène, avec son style bien personnel, dans ces lointaines années où Paris était tout autre. Avec humour, il décrit des scènes grotesques, s'amuse de ses liens complexes entre personnages, laissant deviner que sa fin, bien avant le livre complet, était admirablement connue.

D'une poétique renversante, le roman contient des personnages qui détiennent les fines épices de la personnalité. Une Esmeralda qu'on imagine magnifique et naïve avec ses vêtements flottant dans l'air et ses danses saisissantes.

Gringoire, qui nous ouvre le récit, est le poète en la poésie, s'y trouvant un peu comme un narrateur qui ne narre pas. Ses pas nous font découvrir l'histoire sans pourtant que sa bouche ou sa main ne nous en fasse part. Il est le guide de quelques pages mais c'est avec embarras qu'Hugo s'en débarrasse au tiers du récit.

Claude Frollo, admirable, est une création magistrale. L'auteur lui a mis sur le dos la cape du méchant sans pourtant avoir fait de son esprit une chose du mal. C'est un homme qu'il nous fait découvrir et l'assiduité qu'il met sur cet abbé est tout à son talent.

Phoebus, c'est le laid véritable dans la beauté. On voit la belle danseuse qui s'égaie de la simplicité, le poète en mal d'amour et d'attention et le Diacre qui se découvre des vices au travers de son génie. Il arrive alors, dans ce décor, le capitaine d'arme qui agit comme tel. Frustrant, cru et vulgaire, il fait rire dans le drame. Son élément était indispensable dans l'histoire, certes, mais son usage reste un peu à désirer. Comme Gringoire, il ne figure qu'à un moment du récit, n'y revenant qu'à quelques moments culminants ou entre les lèvres de la danseuse éperdue.

Et pour finir, un Quasimodo que l'on sait légendaire. Le laid de physionomie qui se comporte comme un King-Kong, qui est la bête dans la civilisation. Cette créature monstrueuse, elle porte dans son coeur l'amour que se refuse Frollo, la tendresse qu'expie Phoebus et aussi, elle porte l'ignorance que Gringoire n'incarne pas. Quasimodo, c'est la victime réelle. Tout ce qu'il fit, c'est avec pureté mais ce qu'il reçu, c'est avec rudesse.

Enfin, Notre-Dame De Paris est lourd comme le sont les textes de Victor Hugo. Bon, certes, mais d'un poids compréhensible que le style oblige. Quelques vingt pages ennuieront sans doute le lecteur dans une description superflue du vieux Paris mais bon, tous ont leurs défauts, n'est-ce pas?

Note : 4.5/5
(Dîvad)

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Les Misérables,
Notre-Dame de Paris,
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Le dernier jour d'un condamné,
Claude Gueux,
L'homme qui rit

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