La voie de l'ennemi
(Rivages, 1990, 228 pages)
On est en Arizona dans la réserve Navajo, au sud de Monument Valley. Joe
Leaphorn est un policier de la Loi et l'Ordre. Un jeune indien Navajo a été
retrouvé mort dans les monts Lukachukai. Bergen McKee est un anthropologue
de l'Université d'Albuquerque, il s'intéresse aux sorciers.
Les Navajos ont peur des sorciers car ces derniers apportent le malheur. Tous ces
éléments nous emmènent dans une intrigue des plus enlevante.
Mais c'est bien davantage qu'un polar, ce livre nous fait découvrir les rites, coutumes et moeurs des
Navajos. De plus, les descriptions nous renvoient plein d'images de canyons, de
déserts, de couchers de soleil fabuleux, d'orages terrifiants, les paysages des bons vieux
westerns américains tel que "Il était une fois dans l'Ouest",
défilaient dans ma tête.
Je suis enchantée et c'est peu dire.
Je vous le conseille très fortement du moins si vous aimez sortir hors de vos
frontières vous allez être bien servis ici. C'est mon premier roman de Tony Hillerman
et je sais déjà que je vais devenir une grande fan de cet auteur.
Note : 4.5/5
(Mousseline)
p.s. Semble-t-il qu'il est très important de lire les livres dans l'ordre de parution.
"La voie de l'ennemi" est le premier livre où l'on retrouve le policier Joe Leaphorn, faut
donc commencer par celui-ci.
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Luis Horseman est un petit délinquant sans envergure peu
apprécié par son clan navajo. Alcoolique et violent il fuit la ville
suite à une bagarre où il a laissé un Mexicain pour mort. Joe
Leaphorn, lieutenant de La Loi et de L'Ordre est patient, il sait que le jeune
homme ne s'éloignera pas de sa famille et qu'il essayera de trouver de l'aide
parmi ceux qui le respectent encore. Il attend de le cueillir tel un fruit
mûr. Mais le jeune Horseman croise, pour son malheur, la route du Loup-Navajo
qui effraie les bergers de la réserve depuis deux mois.
C'est sur cette trame qu'Hillerman va se signaler pour ce premier roman qui a pour
coeur les réserves navajos du Nouveau-Mexique. Dès les
premières pages, l'écrivain nous plonge dans ces étendues
désertiques qu'il décrit avec précision et passion. C'est avec
passion qu'il nous livre sa vision des Indiens du désert américain.
Hillerman se sert à merveille de ses connaissances pour nous camper une
histoire certes classique mais qui transposée dans un monde vierge nous la
fait mieux goûter. On pourra lui reprocher de se laisser parfois aller
à des détails et des descriptions qui n'apportent rien au livre
(comme si il voulait nous convaincre de sa bonne connaissance de la culture
navajo), mais dans l'absolu l'écrivain utilise très
bien sa matière afin de servir l'intrigue.
Les descriptions nous emmènent dans les albums de Giraud (je pense notamment
à "La mine de l'Allemand perdu" et au "Spectre aux balles d'or") ou dans les
westerns de Peckinpah. Les paysages y sont grandioses et pris dans le sable et le
soleil aussi bien qu'une victime dans une toile d'araignée. Et, si Hillerman
ne s'entiche pas trop d'introspection il n'en demeure pas moins un très bon
conteur. Un voyage dans le mystère indien...
(Claude)
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