L'éclipse de lune de Davenport et autres poèmes
(Table ronde, 1998, 165 pages)
Chacun a ses écrivains chouchous, il n'y a rien de plus normal!
Celui ou celle pour lequel on dit: si j'avais su écrire c'est cela que j'aurais voulu
exprimer. Moi j'ai deux chouchous, et Harrison est l'un d'eux.
Alors voilà: Harrison poète ne me convainc pas, et même pas du tout!
Ses textes sont très hermétiques, s'y mélangent le profane et le sacré,
le beau et l'irrévérentieux, le simple et l'ésotérique...
Deux extraits, sans intention aucune de choquer quiconque:
Sauf erreur de ma part, tout le monde semble
revenir au départ, pour en finir là même
où on a commencé. Notre chatte bien-aimée
aujourd'hui est morte.
Quand elle était petite, que je faisais mon zazen,
elle aimait à venir prendre place sur ma tête.
Je salue sa splendeur
à côté de laquelle les temples et les
églises ne sont que trous de chiottes.
Crépuscule
Pour la première fois
là, dans le très lointain
il vit son crépuscule
envelopper la verte colline
où naissent trois rivières,
glisser au bas vers lui
d'arbre en arbre jusqu'au
marais aux myrtilles où il cessa,
il dit pars, pas maintenant,
pas pour cette heure encore.
Note : 2.5/5
(Nimbus)
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