Les cinq quartiers de l'orange
(Gallimard/folio, 2004, 420 pages)
Lorsque Framboise Simon revient dans le village de son enfance au bord de la Loire, personne ne
reconnaît en elle la fille de la scandaleuse Mirabelle Dartigen, tenue pour responsable
de l'exécution de onze villageois pendant l'occupation allemande, cinquante ans
auparavant. Framboise ouvre une auberge qui, grâce aux délicieuses recettes de sa
mère, retient l'attention des critiques, mais suscite les jalousies de sa famille. Le
carnet de recettes de Mirabelle recèle des secrets qui donneront à Framboise la
clé de ces années sombres. Peu à peu, elle découvrira la
véritable personnalité de sa mère, parfois si tendre, maternelle et
sensuelle, subitement cruelle et tourmentée. En temps de guerre, les jeux d'enfants et
les histoires d'amour ne sont pas toujours innocents. Les conséquences peuvent
même être tragiques.
J'ai bien aimé ce livre, mais c'est plutôt difficile d'embarquer dans l'histoire
au début. Il est intéressant de voir tout le récit se dérouler.
Il y a beaucoup de descriptions ce qui peut donner des longueurs à l'histoire. J'ai
trouvé intriguant de voir la relation des jeunes avec les Allemands durant leur
occupation aux Laveuses. Les enfants sont naïfs, mais en même temps, ils savent
exactement ce qu'ils font. J'ai eu de la difficulté à lire ce livre puisque je
l'ai trouvé trop long. Je devais me forcer un peu pour poursuivre ma lecture.
Honnêtement, il a failli retourner à la bibliothèque assez vite.
Toutefois, je peux dire que j'ai apprécié et que je suis satisfaite de la fin de
l'histoire.
Note : 3.5/5
(Nyahblue)
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C'était ma deuxième expérience avec madame Harris et le tout semble
s'améliorer de pages en pages. J'ai vraiment hâte de lire "Chocolat" maintenant!
Contrairement à Nyablue, j'ai accroché immédiatement
à l'histoire. Peut-être est-ce dû au fait que les personnages principaux
sont féminins cette fois-ci (dans Vin de Bohème ils étaient surtout
masculins), mais j'ai vraiment aimé, et je me suis sentie près d'eux,
physiquement et mentalement. La petite Framboise (à 9 ans) est beaucoup plus vivante,
vraie et attachante que la petite Harriet de Donna Tartt dans Le petit copain (le personnage
d'Harriet était l'une de mes critiques face au livre). Je pense que toutes les femmes
peuvent un peu se retrouver dans la relation amour-haine de Framboise et Mireille. Enfin, je
pense que oui. La relation mère-fille en est une vraiment unique et souvent
compliquée, non?
Évidemment, encore une fois, on croûle sous les références à
la nourriture, mais pas de façon gourmande, plutôt de façon religieuse. On
se croirait là, en train de goûter aux mets, sentant leur cuisson, ahhhh...
Note : 4.5/5
(Mélodie)
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