Les vaisseaux du coeur
(LGF - Livre de Poche, 1990, 248 pages)
C'est une histoire d'amour. Nos deux tourtereaux sont George (oui c'est bien une femme), intellectuelle, Parisienne,
historienne et Gauvain, pêcheur breton inculte. Tout les séparent. George n'est
pas prête à renoncer à son monde pour l'amour de Gauvain et n'est pas non plus
prête à l'introduire dans son milieu.
Malgré cela elle l'a dans la peau. Chacun se marie de son côté mais ils se
retrouveront un certain nombre de fois durant toute leur vie.
Benoîte Groult me paraît très (trop) féministe et remplie de
préjugés. Son personne principal, George,
est horriblement prétentieuse, imbue d'elle-même, méprisante, nombriliste,
superficielle... Alors que Gauvain est un pauvre
breton inculte, il n'a pas le droit au bonheur sous prétexte qu'il n'a jamais vu "Citizen
Kane". Et la pauvre Marie-Josée, la femme de Gauvain, est bien à plaindre, la
pauvre elle n'a jamais mangé de caviar. Le bonheur pour les intellectuels et la petite
vie de misère pour les autres, pfffff... Benoîte Groult fait
paraître les Parisiennes bien détestables et les Bretons comme de pauvres cons.
A choisir, je choisis le Breton.
J'accorde quand même à l'auteure une plume des plus agréable
de par son dynamisme. Aussi les scènes d'amour sont magnifiques...!
Note : 1/5
(Mousseline)
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Résumé : George est une jeune Parisienne de "bonne famille" qui passe ses
étés à la campagne. Elle y rencontre Gauvain, pêcheur de
métier. Ils s'éprendront l'un de l'autre mais leurs vies étant très
différentes, ils ne pourront s'épouser mais seront amants.
Appréciation : Bon, c'est comme un peu beaucoup à l'eau de rose et puis j'ai fini
par être agacée par le fait qu'ils s'aiment mais que leur passé, leur vie,
leurs intérêts trop différents pèsent sur leur relation uniquement
basée sur le sexe finalement.
Par contre, il ne faut pas oublier que Benoîte Groult est une pionnière
féministe et que le livre a été écrit dans les années 60 (je
crois) - j'imagine que le roman érotique à cette époque n'est pas ce qu'il
est aujourd'hui et je me pose la question à savoir comment l'auteur aurait écrit
son livre en 2004? Les scènes d'amour sont bien mais j'aurais aimé un peu plus.
De plus c'est plein de préjugés et George est assez centrée sur elle!
Et puis j'ai bien aimé que nos deux personnages se donnent rendez-vous à Montréal!
Mais bon, somme toute c'est pas la lecture du siècle.
Note : 2/5
(Lagrande)
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Ah mais je ne suis pas d'accord avec vous...
J'étais pleine de préjugés et m'attendais à un truc gnan-gnan, or
j'ai énormément apprécié ce livre et plusieurs fois je me disais
c'est incroyable comme c'est moderne, pourtant écrit à une époque déjà
lointaine.
Oui, George est certes "prétentieuse"... Mais ils s'aiment, et ça, ça
transparait tout au long du roman. Certaines pensées de George, on les a toutes eu à
un moment ou à un autre de notre vie. C'est une histoire d'amour hors normes, vécue
entre parenthèses, mais aboutie, et maintenue vaille que vaille durant toute une vie,
moi je trouve ça beau...
Et l'écriture de Benoîte Groult fait mouche, on ressent très bien les
différents.
Note : 4/5
(Cuné)
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Je suis très mitigée face à ce roman. D'autant plus, qu'à l'instar
de Cuné, je le lisais à reculons. Je n'avais pas trop envie de lire une histoire
d'amour nounoune. Finalement, ce n'est pas du tout ça mais... C'est un roman que j'ai
adoré pour certains aspects et détesté pour d'autres.
J'ai adoré la première moitié du livre, me disant que c'était une
belle histoire d'amour, pas simpliste du tout. Que l'héroïne était trop
jeune pour accepter de défier les convenances, malgré son amour pour Gauvain,
etc. Je me trompais.
Mais la seconde partie m'a presque fait hurler à plusieurs reprises! C'est
méprisant pour les petites gens, comme Mousseline l'a si bien fait remarquer. J'ai
aussi détesté le regard colonialiste même si je partage un peu sa vision
face aux USA. C'est vrai que certains coins sont très mercantiles et tout, Disneyland,
je ne suis pas capable d'endurer. Mais de là à généraliser, il y a
une marge! Et dire que tous les québécois sont du terroir, pfffffff...
Finalement, j'ai terminé le roman en me disant que la personne la plus à
plaindre, c'est justement l'héroïne imbue d'elle-même et peut-être
aussi un peu l'écrivaine...
Donc une note mitigée aussi.
Note : 2,5/5
(Frisette)
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Bon et bien moi aussi, je n'étais pas trop, trop enthousiasmée par le livre et la
couverture de l'édition disponible à la bibliothèque ne m'a pas aidée
non plus.
Ensuite, et bien ça se laisse lire facilement. Mais les deux personnages principaux ne
m'inspirent pas vraiment de sympathie. Et oui, c'est vrai que George est
épouvantablement suffisante mais le personnage de Gauvain dans son mépris pour le
travail intellectuel m'a énervé également.
Par contre, j'ai été un peu déroutée par le soudain passage de la
1ère personne à la 3ème personne dans la narration qui fait comme une
rupture dans le récit.
Là où j'ai vraiment mais vraiment eu du mal c'est le coup du second mari
(François je crois?) qui sait que sa femme part régulièrement à
Montréal pour aller rejoindre son amant qui l'a un peu mauvaise mais qui ne dit rien.
Brave homme. Quel crétin oui!!!
Donc, un livre qui ne fera pas partie de mes coups de coeur mais que je n'ai pas franchement
détesté non plus au point d'arrêter la lecture. Néanmoins, j'avoue
avoir sauté des pages.
Note : 2,5/5
(Chimère)
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Je suis d'accord avec vous toutes et tous au sujet de ce roman. Je me suis toutefois posée la
question suivante: cette passion aurait-elle survécue au quotidien? Ne se seraient-ils
pas lassés, l'un et l'autre? Je n'ai pas ressenti d'amour, d'envie mais juste une
passion purement sexuelle, un besoin entre ces deux êtres.
Les pages que j'ai préférées sont celles qui constituent la préface
du livre. Un féminisme à outrance, un rejet du différent de soi et du sexe
opposé.
L'écriture ne m'a pas spécialement emballée, il y a eu des moments de
lassitude.
Note : 2/5
(Nat)
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Contrairement à l'avis presque général (à l'exception de
Cuné), ce livre m'a plutôt laissé une bonne impression.
Bien sûr, le caractère suffisant de George et sa conviction que le bon goût
ne peut être que lié aux valeurs de son milieu intellectuel et bourgeois, est
parfois exaspérant. De plus, certains passages, concernant notamment son amie Ellen et
Disneyland, m'ont semblé ennuyeux.
Mais en dépit de ces aspects négatifs, j'ai apprécié ce livre.
Les scènes d'amour, qu'elles soient seulement suggérées ou décrites
plus amplement, sont belles, parfois crues, mais exemptes de vulgarité.
Les émotions, surtout lors de leurs retrouvailles et de leurs séparations
successives, sont rendues avec beaucoup de justesse.
Les réflexions et les pensées de George, à propos des prémices de
la vieillesse qui s'annonce, résonnent , elles aussi, très justement. Mais tant
que George se sentira désirable et aimée dans les yeux de Gauvain, elle ne
vieillira pas.
Cette histoire qui a su résister au temps et ne peut se terminer pour
l'héroïne, malgré la mort de son amant, "Rien n'était fini", dit-elle
à la fin du livre, est racontée par Benoîte Groult dans un style des plus
agréables.
Note : 4/5
(Laure)
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C'est un livre que je relis régulièrement un peu comme leurs retrouvailles, et à
chaque fois je vis quelque chose de nouveau, ça paraît nunuche pour certaine. Je
l'avais égaré un peu oublier, et l'envie de le relire après un
séjour en Bretagne m'a fait courir les bouquinistes. Toutes les femmes de la famille
l'ont lu, merci!
Note : 5/5
(Servane, 55 ans, Bordeaux/France)
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