Virginia
(Gallimard, 2004, 120 pages)
Ce dernier roman écrit par l'écrivain danois, Jens Christian Grondahl, est
pratiquement indescriptible car toute l'histoire se concentre sur quelques jours d'un été
lointain, pendant la guerre. Le narrateur n'a que quatorze ans et passe des vacances dans une
grande maison au bord de la mer chez son oncle et sa tante. Un jour débarque de
Copenhague une jeune fille de seize ans, belle, souriante et mystérieuse. Le
garçon est fasciné et pétrifié sur place. Aussitôt il
pressent que cette apparition va décider sa vie entière et qu'à partir de
là rien ne sera jamais plus comme avant...
Cet été 1943, les avions survolent le pays pour bombarder la capitale. Un matin,
les villageois annoncent qu'un avion anglais s'est écrasé dans les parages, les
allemands surveillent la carcasse, mais aucune nouvelle du pilote. Excepté pour une
personne: la jeune adolescente. Deux jours seulement qui vont troubler, éblouir,
émouvoir et briser le coeur des deux acteurs de ce roman.
Virginia raconte cette jolie histoire. L'avant, le pendant, l'après. Le lent
travail d'introspection du narrateur. Le portrait délicat d'une jeune femme auréolée
de silence et de mystère. Virginia est un court roman, au style dépouillé
et émouvant, recouvert d'une fine pellicule de douceur et de sensibilité.
L'auteur est un poète, un orfèvre et un maître de cérémonie.
Son roman vous donne un coup de soleil et un coup de poing au coeur. Appréciez...
Le titre Virginia s'explique en toutes dernières lignes...
Note : 3.5/5
(Clarabel)
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Nous sommes en 1943, et les bruits de la guerre n'épargnent pas
même cette grande demeure bourgeoise, construite à
l'écart d'un hameau au bord de la mer du Nord. Ses
propriétaires, un couple sans enfants, accueillent leur jeune neveu
de quatorze ans, mais aussi la fille adolescente de la couturière de
Madame, pour la mettre à l'abri des bombardements qui menacent
Copenhague. Lorsqu'un avion s'écrase non loin de là dans les
dunes, un drame silencieux va se nouer entre les deux adolescents et un
pilote britannique...
C'est un court roman qui m'a assez surprise de la part de Grondahl. Je
préfère quand il s'attarde sur le cheminement des
réflexions au lieu de couper court comme dans Virginia. C'est
à peine si j'ai reconnu son écriture (très
dépouillée dans ce roman, contrairement aux deux autres que
j'ai lus, où elle est plus riche, souple et évocatrice) bien
que le style reste agréable. L'histoire ne m'a pas réellement
passionnée; il me semble que l'on reste trop dans le flou. J'ai
terminé le livre en ayant l'impression de ne pas en savoir plus
qu'à la première ligne: c'est très frustrant! L'auteur
donne une trop grande part au mystère; on ne saura quasiment rien
de Virginia et pas beaucoup plus du narrateur. Impossible de cerner
quoi que soit: l'ensemble est trop suggestif à mon goût. En
revanche, j'ai adoré la formulation finale (je parle de formulation
car c'est l'esthétique de la phrase qui m'a plu, si typique de cet
auteur).
Note : 3.5/5
(Flo)
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