La petite robe de Paul
(Grasset, 2001, 177 pages)
C'est cette petite robe blanche, taille six ans, qui va être
l'élément déclencheur de passions étouffées
au sein du couple de Paul et Irène. Mariés, parents d'une
fille unique Agnès, heureux, comblés, toujours amoureux, ils
vont l'un et l'autre se trouver face à des démons du
passé que ce simple vêtement d'enfant va réveiller.
Paul a acheté la petite robe sur un coup de tête, sans se
l'expliquer. D'ailleurs, chez lui, il cache la toilette dans la penderie
et n'en dit rien à son épouse, laquelle va tomber dessus par
le plus grand des hasards. Aussitôt son imagination se met en branle,
mensonge, trahison, double vie, pulsion perverse ou fétichisme...
Irène va douter et de ses soupçons vont vite éclore
d'autres cauchemars. Du côté de Paul, cette petite robe
ressuscite de ténébreux souvenirs liés à
l'enfance, plus traumatisants qu'ils n'y paraissaient. Or, dans le couple,
l'un et l'autre se taisent, ne communiquent pas, alors...
"Un secret" avait révélé un grand talent de narrateur
chez Philippe Grimbert, "La petite robe de Paul" n'a seulement
réussi à quelques promesses. Le point décevant, pour ma
part, se pose justement sur la figure du couple, Paul et Irène.
L'auteur a cherché à peaufiner l'image d'une union presque
parfaite, trop polissée, donc énervante. Les personnages ont
manqué de charisme. Autre chose, j'aurais davantage
apprécié que l'histoire s'allège du tout dernier
chapitre, pimentant ainsi davantage l'issue du roman! Un peu dommage, mais
lecture sommairement plaisante.
Note : 3/5
(Clarabel)
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C'est l'histoire d'une cassure dans un couple pourtant très uni et
très aimant, suite à l'achat par le mari d'une petite robe blanche
remarquée dans une vitrine, robe que son subconscient lui a commandé
d'acheter. Cachée dans son dressing et découverte par sa femme, elle
va provoquer de profonds remous au sein du couple.
Une courte histoire mais très dense qui se lit agréablement (j'aime
l'écriture de Philippe Grimbert). On sent très fort l'impact de la
psychanalyse entre les lignes, l'importance de l'enfance, des rapports aux parents,
des vécus ou des manques dont on se souvient ou au contraire qu'on a enfouis
dans son inconscient. Au contraire de Clara, j'ai apprécié le dernier
chapitre qui clôt l'histoire et qui, absent, aurait laissé le lecteur
dans l'expectative du dénouement...
Note : 3.5/5
(Chantal)
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