Magnus
(Albin Michel, 2005, 274 pages)
Prix Goncourt des lycéens 2005
Je suis déconcertée après avoir lu ce roman, que j'ai entendu
partout qualifié de "très joli", "poétique", "très
réussi", et qui a été plébicité par les
jeunes... Personnellement je suis passée largement à
côté! L'histoire pourtant est réellement intéressante,
celle de Magnus l'ours en peluche et de son propriétaire, l'enfant aux
plusieurs prénoms, nationalités et héritages. On avance
petit à petit dans cette histoire, on comprend pas à pas et on attend
beaucoup : des révélations finales, des confrontations, des prises
de conscience fabuleuses... Mais on reste sur sa faim, tout reste dans la
suggestion malgré une solide introspection.
Alors, donc, il était une fois, finalement, un homme malheureux.
Je ne suis pas le bon public!
Note : 2/5
(Cuné)
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"Magnus" est un livre envoûtant! Ce livre ne nous quitte plus les mains sans
avoir lu la dernière ligne.
Franz-Georg est un petit garçon qui, à la suite d'une maladie, a
perdu la mémoire. Il doit se reconstruire à partir des
éléments que ses parents lui fournissent. Il a pour seul compagnon,
un petit ourson en peluche qui a pour nom Magnus.
Franz-Georg va grandir et perdre ses deux parents, hébergé par son
oncle en Angleterre il grandira avec le lourd mystère que ses parents ont
emporté avec eux. Adulte, il décide de partir au Mexique pour percer
les secrets familiaux, s'ensuit alors toute une suite de révélations.
Ce livre est construit tel un puzzle, chaque mot semble avoir son propre rôle
dans l'intrigue! De plus la construction particulière de ce roman lui
confère un aspect très poétique et lyrique, qui modère
l'atmosphère tragique.
Très beau roman!
Note : 4/5
(Elfe)
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Ce livre a eu un drôle d'effet sur moi. Au premier abord, je n'ai pas
vraiment aimé. Il faut dire que le style de Sylvie Germain ne m'a pas
beaucoup plu. Puis, quand les premières révélations ont eu
lieu, j'ai commencé à m'intéresser à l'histoire. Au fur
et à mesure de ma lecture, j'étais de plus en plus scotchée
aux pages. Et, même si la fin arrivée, je ne suis toujours pas
conquise par le style de l'auteur, l'histoire m'a carrément séduite!
Elle m'a bouleversée, mis les tripes à l'air! Il m'est assez
difficile d'expliquer comment cette emprise s'est mise en place mais il est
évident que Sylvie Germain possède l'art de la narration. Impossible
de deviner quelle direction prendra l'histoire. Les rebondissements sont nombreux
et toujours intéressants. L'émotion est toujours
suggérée et cela la rend d'autant plus forte. C'est un livre qui m'a
énormément touchée et que je ne pense pas oublier un jour.
Le style m'aurait plus convenu que je l'aurais définitivement adoré.
J'ai particulièrement apprécié qu'un écrivain
français ne raconte pas une histoire bien "franchouillarde". Ce roman
dégage une grande vitalité, élargit l'horizon et laisse
toujours le lecteur dans une incertitude bienvenue. C'était mon premier
contact avec cet écrivain. Ce ne sera pas le dernier...
Note : 4.8/5
(Flo)
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Surprise par la structure du roman, j'ai lu en diagonale les extraits d'oeuvres des
auteurs insérés dans le texte. L'idée est intéressante
et l'histoire prenante même si j'ai eu du mal à y entrer.
Le style ne me convient pas totalement, mais je ne suis pas très
étonnée que ce roman ait plu aux lycéens.
Je le place en parallèle avec "Un secret" de Grimbert, en raison des
thèmes abordés, enfance, quête d'identité, secret de
famille, non-dits, guerre, déportation.
La grande originalité est dans la structure du roman.
Note : 3/5
(Odilette)
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Magnus, c'est le nom d'un ours en peluche à l'oreille brûlée,
mais c'est aussi le nom de Franz-Georg, qui a perdu la mémoire à
l'âge de cinq ans, suite à une grave maladie. Son père
Clémens Dunkeltal, médecin allemand et sa mère Théa,
ont vécu une vie très luxueuse dans l'Allemagne triomphante de la
seconde guerre mondiale, jusqu'en 1945 où ils doivent fuir et tomber dans
l'errance et la misère. Son père ayant fui en Amérique du Sud
et sa mère au plus bas, Franz-Georg est recueilli par son oncle qui a fui
l'Allemagne nazie pour vivre à l'étranger...
Magnus, c'est l'histoire d'un homme qui va devoir désapprendre son
passé (rempli des innombrables mensonges de sa fausse mère) et qui va
partir à travers le monde et pendant des années, à la
recherche de son identité.
C'est à la fois un roman-fragments, un roman-puzzle, un roman-conte, un
roman-poésie et la construction très originale du récit est
très prenante et tient le lecteur en haleine. Avec une écriture
très recherchée et très belle, Sylvie Germain nous plonge dans
un pan de l'Histoire et dans une profonde et sincère approche de l'Homme,
dans ce qu'il a de plus grand mais aussi de plus vil. C'est très beau.
Note : 5/5
(Chantal)
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Voilà un roman extraordinaire, qui laisse se découvrir petit à
petit la vérité sur la vie d'un homme sans nom, Magnus.
C'est fin, sensible, et bien vu : les relations humaines sont bien décrites
avec toute leur complexité. Et puis parfois, il y a cette pointe de
décalage brumeux où l'on ne sait plus si l'on rêve avec le
héros ou s'il devient fou dans sa quête...
J'ai adoré l'écriture et plusieurs passages du livre sont des petits
bijoux que j'ai relus plusieurs fois.
Note : 4.5/5
(Grenouille)
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Une fois commencé, je n'ai pu poser ce livre. Magnus, et son histoire qui
est toujours à recommencer, sont fascinants. Les extraits d'oeuvres
insérés ajoutent des éléments décousus dans
l'histoire, qui elle-même n'est pas vraiment linéaire. Je n'ai qu'un
seul reproche à faire à l'auteure : la fin abrupte de Peggy et le
manque de confrontation entre Magnus et son père adoptif. J'ai trouvé
que c'était une façon paresseuse de se débarasser de deux
personnages. Pourquoi ne pas permettre à Magnus de finalement parler
à ce monstre qui l'a hanté pendant des décennies, pour lequel
il a failli mourir dans un désert mexicain? Pourquoi aussi ne pas explorer
comment cette rencontre change Magnus, change son rapport avec Peggy, avec ses
racines? Finalement, je pense qu'il aurait aussi été
intéressant de comprendre pouquoi Magnus parle l'islandais. Pourquoi
l'auteure nous met-elle sur cette piste sans jamais l'explorer? Par contre, je
suis curieuse de lire les autres romans de Sylvie Germain.
(Nikki67)
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