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Nikki Gemmell

Les noces sauvages
(10/18, 2001, 272 pages)

Second roman de cette Australienne que je lis après "Love Song". Nous parlons en France de noces d'argent ou d'or, en Australie, c'est plutôt donc "Les noces sauvages". Autre différence, dans cet ouvrage : les témoins ne sont pas du tout souhaités.

Snip est une artiste peintre plutôt bohème, elle change d'homme comme de ville, vivant où le vent la mène. Elle reçoit un jour une lettre de sa grand-mère qui est décédée avec un mot "Traque-le". Elle pense que ce mot concerne son père. L'aventure va durer six mois, et révéler des secrets qui auraient mieux fait de rester cachés. Quittant son travail de serveuse, elle retourne vers son enfance dans la cité aborigène d'Alice, à quatre milles kilomètres de Sidney.

Elle part avec Dave, qui doit l'aider à conduire la camionnette qu'elle vient d'acheter, après une brève aventure entre eux, la séparation est plutôt houleuse. Retrouvant son père, ils sont, suite à un malheureux concours de circonstance obligés de fuir la communauté. Mais un accident de voiture les immobilise au milieu de nulle part, elle se souvient d'une autre cavalcade des années auparavant, où son père lui semblait un fugitif. Snip pourra-t-elle enfin parler à ce père indifférent? Connaîtra-t'elle les circonstances de la séparation de ses parents?

Snip cherche la vérité, sa grand-mère était-elle folle quand elle lui a écrit "Traque-le" en parlant de son père, et en lui offrant une coquette somme d'argent? Il semble qu'elle ignore quelque chose sur le divorce de ses parents, est-ce le moment de l'apprendre? Bud son père, semble avoir perdu tout intérêt pour la vie, on ne lui connaît pas d'aventures féminines, mais maintenant il ne semble plus avoir peur d'être retrouvé. Les relations père fille sont empreintes de retenue et d'incompréhension pour ne pas dire plus. Dave ressemble pour Snip à l'homme idéal, elle souhaite le retrouver mais n'ayant elle-même aucune idée de l'endroit où son père la conduit, les chances lui paraissent bien minces.

De nombreux petits chapitres et des retours en arrière fréquents donnent du rythme au récit, le bush et sa faune sont bien décrits, dans ces contrées sauvages où l'homme et la nature essaient de cohabiter. Là où les hommes eux-mêmes continuent la lutte entre les blancs et les aborigènes. Un roman âpre, dur voire violent, entre ce père et sa fille qui semblent ne pas parler la même langue.

Extraits :

"- Des panneaux : Le Ruisseau du Diable, Le fossé au crâne, la colline de l'homme mort."

"- Tu ne devrais pas essayer de me retrouver, Snip. Il y a des gens qui ne sont pas faits pour qu'on les retrouve."

"- Elle sait que tous ceux qui viennent ici fuient quelque chose."

"- Leurs parents, un amant ou une maîtresse, une épouse des enfants... Le territoire est plein de ces transfuges."

"- Une foutue vie, en somme, tout juste bonne à susciter la pitié."

"- L'étude est la seule chose dont on se repente jamais."

"- La route se dégrade tandis qu'il s'éloigne du monde fréquenté par les blancs."

Note : 3.5/5
(Eireann)
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Quelques temps après la mort de sa grand-mère, Snip Freeman, artiste peintre vagabonde, en reçoit un petit mot : "Traque-le", acompagné d'un chèque d'un montant conséquent. Après quelques hésitations, elle s'achète une camionnette, passe une annonce pour trouver un coéquipier qui lui apprendra à se servir du levier de vitesse (ce sera Dave, un gars de la ville), et part avec lui pour un long voyage de plusieurs milliers de kilomètres, voyage qui les emmène au coeur de l'Australie des Aborigènes, en plein désert, à la recherche de Bud...

Je l'ai lu très vite également. L'histoire de cette fille libre dans ses actes, mais mal dans sa peau, qui hésite entre l'indépendance et un amour romantique, à la recherche de la vérité sur une période sombre de son enfance, nous entraîne en plein désert australien, en pleine culture aborigène où vivent difficilement quelques blancs, est assez captivante. J'y ai trouvé tout de même quelques longueurs, notamment au moment de la panne dans le désert.

Mon bilan : une lecture facile, originale, dépaysante et bien agréable mais sans plus. Un bon roman de vacances.

Note : 3.5/5
(Chantal)
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Je l'ai lu en une soirée parce que j'ai vraiment accroché. Dès la première page on est frappé par le style particulier : des phrases sèches, très concises, épurées. C'est nerveux et piaffant comme un pur sang. Il n'y a pas de bavardage inutile, et l'on est emporté par l'histoire (déjà bien résumée par Eireann.) : on roule dans le bush australien avec les personnages et on a chaud et on a soif avec eux.

Je pense que j'achèterai d'autres livres de Nikki Gemmel.

Note : 3.5/5
(zeta-b)
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Autant dire tout de suite que je n'ai pas aimé ce livre. Je m'y suis ennuyée et l'histoire de cette fille ne m'a pas intéressée... Peut-être à cause du style. Ce roman est pourtant intéressant pour ce que l'on apprend sur ce pays si lointain.

Note : 1.5/5
(Odilette)

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Love Song,
Les noces sauvages,
La mariée mise à nu



Nikki Gemmell est née à Wollongong, 1967, New South Wales en Australie et habite maintenant Londres. Elle a écrit trois romans : "Shiver", "Cleave" (Alice Springs - titre aux États-Unis) et "Lovesong". Il est maintenant reconnu qu'elle est l'auteure du roman érotique "The Bride Stripped Bare", publié comme oeuvre anonyme. Son oeuvre a été acclamée par la critique internationale et traduit dans plusieurs langues. En France, on l'a comparé à Jack Kerouac; en Australie, elle est présentée comme l'auteur le plus engagé et le plus original de sa génération, et aux États-Unis comme l'une des rares voix originales à voir le jour depuis longtemps.



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