Love Song
(10/18, 2003, 325 pages)
"Suis-je condamnée à mourir ici avant même que ma vie ait
commencée?"
Cette phrase est extraite du journal intime de Lillie Bird, elle est écrite
le jour de ses 21 ans. En exil, Lillie raconte à son enfant à
naître ses années de jeunesse et sa quête de la vie après
8 années passées en recluse. Elle vivait dans une communauté
religieuse fondamentaliste de la campagne australienne, puis elle fut
cloîtrée dans la maison familiale, à l'âge de 13 ans pour
avoir mis le feu à son école. Ses parents acceptent la sentence, son
nom est banni. Ses rares sorties étaient la nuit, ou à la ville
voisine, elle partait alors cachée sous une couverture à
l'arrière de la voiture de ses parents. Ses seules distractions : les six
livres qu'elle empruntait au bibliobus par mois. Puis à 21 ans ses parents
la confient à son grand-père, Cédric qu'elle ne connaît
pas. Elle part en Angleterre. Richard, un ami de sa mère lui sert de
chaperon pour le voyage. Son grand-père habite un cottage, près d'une
demeure en ruine, elle y rencontre Dan photographe australien comme elle qui
l'emmène vivre à Londres, où pense-t-il sa "vie réelle"
peut commencer. A son retour en Australie, elle apprendra la vérité
sur cet incendie et que la communauté n'est pas disposée à
accepter son retour. La solitude l'attend de nouveau.
Lillie, frêle jeune fille qui est à la recherche d'elle-même
après ses années coupées du monde, mais tout va trop vite pour
elle. Après la solitude en Australie, sa vie en Angleterre avec son
grand-père Cédric n'est pas des plus enrichissantes. Cédric
qui écrit un livre sur les vieilles maisons anglaises se sert d'elle comme
secrétaire, seule Anna la soeur de sa mère lui prodigue quelque
réconfort. Richard ami de sa mère deviendra son amant mais cet homme
à femmes est incapable de l'aimer. Dan, fils d'un policier australien lui
fera découvrir la vie d'une bande de marginaux londoniens et l'amour.
Pas de grande description des paysages australiens, dans ce livre plus intimiste
que "Noces Sauvages" et, dont la plus grande partie se déroule en
Grande-Bretagne. La confession de cette femme à cet enfant à
naître est poignante. Le refus du pardon de ces religieux et l'hypocrisie et
le mensonge de tous ont anéanti la vie de Lillie. Le monde masculin ne sort
pas grandi de ce récit, que j'ai beaucoup aimé.
Note : 4.5/5
(Eireann)
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Lillie Bird, jeune adulte, fait le récit de sa vie à l'enfant qu'elle
attend. Une nuit, l'école de la petite ville australienne où elle a
grandi est incendiée. Quand Lillie, alors âgée de 13 ans, se
dénonce, la communauté décide de rendre justice
elle-même; la jeune fille ne sera plus autorisée à mettre les
pieds dans la ville, ni même à quitter la maison familiale avant
l'âge de 21 ans. Mais cette date arrive, et passe, et les parents de Lillie
ne peuvent se résoudre à lui faire réintégrer une
communauté qui lui est ouvertement hostile. Ils trouvent une autre solution
et l'envoient pour 6 mois chez son grand-père, en Angleterre. C'est dans ce
climat de semi-liberté que Lillie va se mettre enfin à
expérimenter la vie sous toutes ses facettes, avec pour objectifs principaux
la quête d'amour et la quête d'identité.
Belle écriture, au rythme soutenu, poétique, avec de très
justes descriptions de la fournaise australienne d'une part, de la grisaille de
Londres d'autre part. On se sent très proche de Lillie car l'auteure sait
rendre ses personnages incroyablement vivants et volontaires, mus d'un désir
de vivre et d'avancer très fort, ce qui donne au récit un aspect
dynamique tout particulier. "Love song" est avant tout le très beau portrait
d'une jeune femme d'aujourd'hui.
Note : 4/5
(Ysla)
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Un livre où la domination sur l'enfant est inexcusable, comment est-il
possible que sans aucune preuve on détruise la vie d'un enfant, j'ai
terminé cette histoire bouleversée par cette injustice que nul ne
saura jamais réparer. Un livre que je recommande.
Note : 5/5
(Lalyre)
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