La vie devant soi
(Gallimard, 1982, 273 pages)
Quel beau roman, quelle belle histoire où l'amour est palpable.
C'est une histoire d'amour comme on en voit peu mais combien intense!
C'est un jeune garçon, Mohammed, qui a été élevé par une
grosse femme, madame Rosa, qui elle garde et élève des enfants de
prostituées. Mais sa relation avec Momo est différente, puisqu'elle a Momo avec
elle depuis déjà onze ans. Madame Rosa a une santé précaire puisque
son poids est très élevé mais aussi à cause de son âge, mais
elle ne peut se résigner à se séparer de Momo. Et cet attachement est
réciproque!
Note : 5/5
(Dytal)
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Madame Rosa, une vielle juive qui a connu Auschwitz, et qui autrefois "se défendait" rue
Blondel à Paris a ouvert "une pension sans famille pour les gosses qui sont nés
de travers", autrement dit une crèche clandestine où les dames "qui se
défendent" abandonnent plus ou moins leurs rejetons. Momo, jeune arabe de dix ans ou
alentour, raconte sa vie chez Madame Rosa et son amour pour la seule maman qui lui reste,
cette ancienne respectueuse, grosse, laide, sans cheveux et qu'il aime de tout son coeur.
Le récit s'articule autour des relations de Momo et Madame Rosa en décrivant
leur vie de tous les jours de façon extrêmement touchante. Et puis il y a cette
chaleur que dégagent tous les personnages qui s'entraident pour surmonter leurs
problèmes quotidiens. Mais le point fort du roman c'est évidemment le
personnage de Momo. Le livre raconte son apprentissage de la vie auprès de
différentes rencontres. C'est une histoire sur la vie du point de vue de Momo mais
c'est aussi un livre sur la vieillesse et la mort dans la perspective de Madame Rosa.
Littérallement truffé de fautes, des fautes plus inspirées les unes que
les autres, la "parlure" de Momo fait sourire. Non qu'elle soit seulement pittoresque: elle
est aussi le lieu de la mise en scène littéraire, comique, critique, d'un
certain nombre de jeux de langage. Les thèmes abordés: adoption,
amitié, enfance, tendresse, vieillesse, prostitution, pauvreté, courage et
gratitude.
L'auteur conte cette histoire bouleversante avec une sens de l'humour inégalable. Son
oeuvre est coulée dans une langue claire, aérée et énergique.
Ce roman m'a beaucoup touchée. C'est une lecture saisissante vu par les yeux d'un
enfant qui décrit dans une langue simple ses réflexions naïves et
cependant profondes sur la vie, la nature humaine. L'histoire d'amour entre Rosa et Momo est
surprenante. Un de mes 10 coups de coeur de l'année.
Note : 4.5/5
(Sereine)
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Je ne pourrais pas faire mieux que ta critique, Sereine!
Alors disons: un gamin élevé par une nourrice professionnelle, ancienne
prostituée, rescapée d'Auschwitz, raconte son histoire, sa vie auprès de
cette "vieille Juive grosse et moche", dans le monde des prostituées et
"proxynètes", des travestis, des clandestins, des immigrés de partout,
Afrique Noire, Maghreb...
Il la raconte avec ses expressions, prises parmi les expressions des adultes ("croyez-en ma
vieille expérience") et employées au petit bonheur la chance.
C'est un livre incroyable. L'histoire est bouleversante, cet enfant pose sur le monde un
regard tout jeune, un peu cruel, mais plein de tendresse. Et pour la langue, l'auteur est
carrément virtuose: c'est à la fois riche et complètement enfantin, et
parfaitement signifiant. Il a d'ailleurs été récompensé par le
Goncourt (sous le nom d'Emile Ajar).
Je ne savais pas qu'on en avait tiré un film.
Merci Sereine, une suggestion magnifique!
Note : 5/5
(Laetitia)
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Oh combien ce livre est entraînant!
En effet, une histoire des plus touchante, qui met en scène un enfant, fils de femmes
"qui se défendent avec leurs culs" et madame Rosa une ancienne de la
rue. Une histoire d'amour entre Momo, découvrant la vie, et madame Rosa, qui a tant
vécu! Madame Rosa l'aimera comme une mère, mais la maladie l'emportera.
Mais Momo l'accompagnrera jusqu'au bout. Un brin historique, avec les peurs de madame Rosa
rescapée du camp d'Auschwitz, beaucoup d'humour avec le parlé crû
de Momo qui n'empêche en rien la lecture et surtout l'amour, l'amitié, les
rencontres, thèmes qui ne vous laisseront pas indifférent!
Un livre des plus complet et surtout une fin remarquable.
Je tiens à faire remarquer que ce livre tient d'une
bonne leçon de la vie.
Note : 5/5
(Sophie, 15 ans, Haute-Saone/France)
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Ah quelle belle découverte que la vie du petit Mohamed. Dès les premières
pages, je fus tout de suite conquise par l'histoire déchirante de l'enfant.
Oui, vraiment, j'ai très apprécié et je remercie grandement ma professeure
de me l'avoir fait découvrir!
Ah oui, j'ai adoré l'idée lorsqu'il souhaite voir sa mère apparaître
et qu'il s'invente des maux de ventre. Quelle naïveté mémorable!
Définitivement à relire!
Note : 4.5/5
(Doune)
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Un livre que j'ai aimé de plus en plus au fil de ma lecture. Un livre où on
aurait envie de souligner plein d'extraits et où on s'arrête pour penser quelques
secondes à un propos tenu par Momo.
J'ai lu les dernières 100 pages comme une boulimique, ressentant l'amour de Momo pour
Madame Rosa et souffrant avec lui de voir celle qui aura été sa mère le
quitter.
Une belle histoire où les fautes de Momo ne sont pas agaçantes, au contraire
c'est ce qui rend le récit réaliste puisque Momo est le narrateur. Il nous
présente le quartier où il a été élevé - un quartier
de prostituées, de proxénètes, de travestis, d'enfants qui doivent
apprendre à subvenir à leurs besoins mais un quartier où l'auteur
décide de laisser transpirer la bonne humeur et la joie de vivre
plutôt que la misère.
J'ai adoré!
Note : 5/5
(Lagrande)
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J'ai été déçue car ce n'est pas ce à quoi je
m'attendais. Ça fait très longtemps que je voulais
lire La vie devant soi et j'étais persuadée que cela
allait être un grand coup de coeur, d'ailleurs je l'ai acheté
sans hésiter, mais ce n'est pas le cas. J'ai bien aimé dans
l'ensemble mais il y a des aspects qui m'ont moins plu, par exemple
l'humour, c'est de l'humour loufoque et souvent ça me tapait sur les
nerfs. Sinon Romain Gary écrit très bien, ses jeux de mots
sont jolis comme tout.
Le thème majeur du roman est intéressant: La vie à Paris
dans un ghetto d'immigrants africains. Des gens qui vivent
empilés les uns sur les autres dans une pauvreté extrême
et où les femmes se "défendent" (prostitution).
Tout ça est raconté par la voix naïve et sans
préjugé d'un enfant de dix ans. Romain Gary se sert de "Momo"
pour dénoncer une situation sociale ce qui donne une certaine force
d'évocation mais malheureusement le style d'humour m'agaçait
trop pour que j'apprécie pleinement.
Enfin j'ai bien aimé mais...
Note : 3.5/5
(Mousseline)
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J'ai beau aimer Romain Gary, j'ai beau lui témoigner tout le respect
du monde... difficile de supporter ce livre-ci. Ce que d'autres
considèrent comme beau, je le trouve personnellement dégoulinant de
bons sentiments... je n'y ai retrouvé ni l'humour noir de Gary, ni
la verve de sa plume, ni son grand talent de portraitiste.
On me rétorquera que bien sûr, l'histoire est vue par le regard
d'un enfant, que cela autorise la naïveté... etc. Certes. Mais
"naïveté" ne signifie pas "niaiserie" (pas à mon sens en
tout cas). Il y a bien sûr des belles pages à propos de ce
gamin, une mélancolie parfois communicative, mais dans l'ensemble
(et ça m'ennuie vraiment de le dire car je sais que ce livre est
très personnel pour son auteur) Gary verse dans ce que j'appelle
gentiment "la littérature de grand-mère"...
Note : 2/5
(Thomas)
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