Caresse de rouge
(Gallimard, 2004, 138 pages)
Vraiment ce livre a pesé sur mon coeur, je l'ai senti si lourd!!! Pourtant l'histoire
n'est pas un étalage d'émotions morbides ou exacerbées, non. Toute la
beauté de cette histoire est justement la justesse des sentiments contenus, la pudeur du
narrateur et la bouleversante confession de cet homme qu'on devine déchiré,
écorché à jamais.
J'ai lu ce livre d'une traite, pourtant je devais m'en
échapper car j'étais bouleversée page après page. Pourquoi je me
laisse emportée par tous ces mots? après tout, ce n'est qu'un roman! Et bien,
sans doute la grande force d'Eric Fottorino est d'inclure son lecteur dans l'histoire de Félix,
responsable d'une agence d'assurances, homme sans histoires et sans relief.
D'abord on plonge dans ce livre qui s'ouvre sur l'incendie d'un appartement où vivaient seuls une jeune
femme et son fils de huit ans. Mais ces deux personnes ont disparu et tous les propos farfelus
courent à leur encontre. Félix s'intéresse étrangement à
cette affaire, de manière presque obsessionnelle. On suppose qu'on va le suivre dans son
enquête. Et bien non. Au détour d'un chapitre, on apprend le drame de cet homme et
lentement on s'immerge dans son histoire. Félix devient un être non plus de
papier, il nous apparaît cruellement vivant, même si au fond de lui on sait qu'il
se consume à petit feu. S'ouvre sa bouleversante confession du papa qui a élevé
son petit garçon pendant deux années, loin d'une maman qui avait volontairement
pris son envol dès que l'enfant serait en âge de marcher. On lit cet homme
dévoué, qui en fait trop pour son garçon - et se le voit reprocher. Mais
en fait-on trop pour un petit bonhomme qui nous regarde avec des yeux d'amoureux et qui
réclame tous les soirs sa maman? je ne pense pas.
Ce livre nous transporte, nous bouleverse, nous écorche. Sa lecture nous transperce et
nous marque pendant longtemps. Merci pour cette belle lecture, monsieur Fottorino.
Absolument bouleversant!!!
Note : 5/5
(Clarabel)
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C'est un livre à priori assez intéressant mais qui ne m'a pas touchée.
Pourtant le sujet est émouvant en soi: l'amour d'un père pour son petit
garçon à qui il sert également de mère. Sa tristesse insondable
depuis la mort de cet enfant et le dévouement sans borne dont il fait preuve envers son
enfant sont intrinsèquement touchant (et quelle révolte quand une directrice
d'école ose dire à Félix qu'il devrait mettre plus de distance avec son fils!
Aurait-elle eu la même démarche s'il s'était agi de la mère?). Les
hommes ont désormais le droit de montrer leur amour pour leur enfant et leur
sensibilité en général et c'est tant mieux.
Mais le style de Fottorino est très banal et n'a pas réussi à me remuer.
Ce roman est basé sur de belles choses mais il m'est passé par-dessus la
tête. Quand la fin s'est dessinée, je l'ai deviné, à mon plus grand
regret: quelle horreur! Elle gâche définitivement le livre. J'ai détesté
et Félix et Fottorino.
Note : 2.25/5
(Flo)
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Félix nous fait revivre avec émotion, par flashs et images les
souvenirs entre son fils et lui. Ce livre court, facile à lire est
fait de petites phrases mises bout à bout. Le style est clair et
précis, limpide. Bien que cette relation soit touchante, je n'ai pas
ressenti la petite émotion qui fait que pour moi ce livre a un plus.
C'est bien, oui, mais il manque quelque chose, et je ne sais pas quoi.
La fin m'a beaucoup surprise. Je ne m'y attendais pas du tout. Je suis
contente de l'avoir lu mais sans plus.
Note : 3/5
(Felindra)
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Curieux, très curieux livre. C'est écrit comme si
l'écrivain avait reçu dix-neuf télégrammes et les
aurait mis en chapitre dans un ordre bien à lui
et nous lecteur on doit digérer ceci et se dire que c'est un livre.
Drôle d'idée, surtout que l'histoire en elle-même se tient,
mais j'ai eu l'impression de passer mon temps avec un aliéné.
Désolé, j'ai peut-être passé à
côté de son histoire.
Note : 1/5
(Teddy)
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Félix a eu Colin avec Marie. Marie est partie, les abandonnant tous
les deux. Alors Félix élève Colin seul, fait du mieux
qu'il peut avec son petit garçon. Pas facile. Soir après
soir, le gamin lui réclame inlassablement sa mère. Une nuit,
Félix va se déguiser en "maman", affublé d'une perruque
blonde, des mêmes robes, du même parfum, du même rouge
à lèvres "Caresse de Rouge" que Marie. Il devient un "papa
maman" pour la plus grande joie de son fils.
Tout dérange dans ce roman doux-amer teinté de noir, mais tout
reste pourtant acceptable, compréhensible. Etonnés, parfois
médusés, on suit le parcours périlleux d'un père
étrange mais touchant. Si on se doute que le drame guette, que le
dénouement ne sera pas des plus faciles, on reste arrimé au
récit tant celui-ci est prenant. Eric Fottorino n'a pas choisi de
nous faire rigoler. Il nous fait plutôt frémir avec ce portrait
talentueux, tout en finesse, d'un papa paumé, entraîné
dans une spirale terrible.
Note : 4.5/5
(Arti)
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