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Ken Follett
La marque de Windfield
(LGF/Livre de Poche, 1996, 626 pages)

1866 - Un élève meurt noyé dans une école huppée de Grande Bretagne - on croit à un accident, mais il a été tué... mais par qui?

Edward et Micky étaient présents lors de la noyade et on croit qu'Edward est responsable de la mort de Peter. Micky fera chanter Edward et sa mère pendant de nombreuses années afin de cacher la vérité. L'action a lieu dans les milieux bancaires londoniens puisque la famille d'Edward est propriétaire de l'une des plus grandes banques britanniques. D'autres personnages se rattachent - Augusta, la mère calculatrice d'Edward, Hugh le cousin de la famille (mouton noir), Maisie...

L'histoire n'est pas mauvaise, mais ce que je reproche à l'auteur, c'est de trop caricaturer les personnages, les méchants sont hyper méchants et les bons sont trop bons, c'est le genre de trucs qui m'énerve puisque rien n'est noir ou blanc dans la vie. Mais bon, on est à l'époque victorienne à Londres, et probablement que certaines choses se passaient vraiment comme çà.

Bref, divertissant, mais sans plus! Par contre, je le redis, la polyvalence de Ken Follett dans ses écrits me surprendra toujours!

Note : 2/5
(Lagrande)
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Un drame dans un collège huppé anglais. Un élève se noie dans une mare. Qui l'a tué? Ce point de départ noue les destins de Hugh, jeune et beau héros, brebis galeuse de sa riche famille de banquiers, de Edward, son incapable cousin, promis à la direction de la banque, de Micky, le beau démon, "âme damnée" d'Edward, d'Augusta, la mère d'Edward, remarquable manipulatrice...

Mais que dire? Dès les dix premières pages, on sait ce qu'on va trouver dans les 600 suivantes, et on referme le livre en se disant que, oui, décidément, il n'y avait pas de surprise. Les personnages ne sont pas crédibles, les dialogues bien trop brefs. Certaines scènes cruciales se dessinent en trois ou quatre échanges de phrases, alors qu'on attendrait de la résistance, des retournements de situation... Les méchants meurent bien entendu à la fin, de mort atroce, les gentils finissent par se marier et mener une jolie petite vie de famille recomposée dans la moyenne bourgeoisie. Je n'ai rien contre les "happy end", mais pas à ce point prévisible! Pour un prétendu maître du suspense, Ken Follett, m'a beaucoup refroidie.

Note : 2/5
(Laetitia)
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Ce n'est pas le meilleur de Follett pour l'intrigue et les personnages. L'auteur a fait du remplissage qui n'apporte rien à l'intrigue. En revanche, il rend compte de l'esprit d'une époque clé dans l'histoire du capitalisme. Mais où va-t-il chercher tout ça?

Note : 3/5
(Eric, 44 ans, Mexique)
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Je crois que Ken Follett vient définitivement de faire son entrée dans mes auteurs préférés! Même si je n'ai pas aimé "Le Pays de la liberté" que j'ai trouvé anecdotique et ennuyeux, je dois avouer qu'à l'instar des "Pilliers de la Terre", "La Marque de Windfield" se laisse dévorer! On retrouve la technique de Follett pour mener son lecteur par le bout du nez : nombreux personnages, deux-trois méchants superméchants, deux-trois gentils qui leur tiennent tête, et autour une foule de figurants. Tout au long du roman on se demande "mais comment le héros va-t-il se tirer de ce guépier?!" et on tourne les pages, le souffle court. J'ai ressenti la même angoisse que dans "Les Pilliers de la Terre", subissant de page en page les mesquineries de l'équipe de superméchants dont tous les plans réussissent!

Vous allez me dire "mais n'est-ce pas un peu puéril, ce monde manichéen?" Et bien en effet, ça peut être une chose à critiquer chez Ken Follett... Mais je crois que c'est une de ses grosses ficelles et que ça fonctionne très bien. Par ailleurs dans la vie, ce ne sont pas toujours les gentils qui gagnent!

En bref, si vous aimez les intrigues à mi-voix dans des boudoirs, les morceaux de vie (on plonge au plus profond de la société victorienne avec tout ce qu'elle a de plus esthétique, mais surtout de plus retors!), les histoires d'amour passionnées, le tout solidement bâti sur un fond de société familiales et d'influences politiques... ne ratez pas ce thriller victorien!

Citations :

Le premier paragraphe du livre :

"Le jour de la tragédie, les élèves du collège de Windfield avaient été consignés dans leurs chambres. C'était un chaud samedi de mai : normalement ils auraient passé l'après-midi sur le terrain sud, les uns jouant au cricket et les autres les regardant à l'ombre, depuis la lisière de Bishop's Wood. Mais un crime avait été commis. On avait volé six souverains d'or dans le bureau de Mr. Offerton, le professeur de latin, et les soupçons pesaient sur tout l'établissement. Aucun élève n'aurait le droit de sortir tant qu'on n'aurait pas pris le voleur. Micky Miranda était assis à un pupitre où des générations de collégiens inattentifs avaient gravé leurs initiales."

Et une phrase que j'aime bien :

"Augusta ressemblait à une poule qui vient de pondre un oeuf."

Note : 5/5
(nilea_itzel)

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