Neige
(Seuil/Points, 2000, 96 pages)
Quatrième de couverture: "À la fin du XIXème siècle, au Japon, le jeune Yuko s'adonne à l'art
difficile du haïku. Afin de parfaire sa maîtrise, il décide de se rendre dans
le sud du pays, auprès d'un maître avec lequel il se lie d'emblée, sans
qu'on sache lequel des deux apporte le plus à l'autre. Dans cette relation faite de
respect, de silence et de signes, l'image obsédante d'une femme disparue dans les neiges
réunira les deux hommes. Dans une langue concise et blanche, Maxence Fermine
cisèle une histoire où la beauté et l'amour ont la fulgurance du
haïku. On y trouve aussi le portrait d'un Japon raffiné où, entre violence
et douceur, la tradition s'affronte aux forces de la vie."
Si vous aimez la poésie, ce petit conte est un petit bijou! J'ai adoré!
Mieux vaut le lire qu'en parler, jugez plutôt:
"En vérité, le poète,
le vrai poète, possède l'art du funambule. Écrire, c'est avancer mot
à mot sur un fil de beauté, le fil d'un poème, d'une oeuvre, d'une
histoire couchée sur un papier de soie. Écrire, c'est avancer pas à pas,
page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile, ce n'est pas de
s'élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume,
sur le fil du langage. Ce n'est pas non plus d'aller tout droit, en une ligne continue parfois
entrecoupée de vertiges aussi furtifs que la chute d'une virgule, ou que l'obstacle d'un
point. Non, le plus difficile, pour le poète, c'est de rester continuellemnt sur ce fil
qu'est l'écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne
jamais redescendre, ne serait-ce qu'un instant, de la corde de son imaginaire. En
vérité, le plus difficile, c'est de devenir un funambule du verbe."
Je l'ai dégusté comme du petit lait. Il ne fait même pas 100 pages et se lit
très (trop) vite. C'est un conte presque "oriental" par son histoire, la manière
de la raconter, et surtout la philosophie de vie qui s'en dégage. L'amour, la mort, la
création sont les principaux thèmes abordés dans une écriture
dépouillée et poétique.
Je vous le conseille!
Note : 5/5
(Calou)
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J'ai lu "Neige", hier, dans la soirée.
Lecture facile, et très agréable, j'ai bien aimé! C'est effectivement un
petit conte philosophique, très réussi dans la forme, stylisé dans le sens
où tout ce qui ne contribue pas à la "morale" de l'histoire est
écartée.
Je n'ai tout de même pas été totalement conquis! J'ai trouvé que le
récit était un peu trop convenu, et pas assez abouti. Difficile d'être plus
précis sans révéler la fin, ce que je ne veux pas faire.
Le message reste banal, et le parallèle avec la vie d'écrivain attendu!
M. Fermine est jeune, je pense qu'il nous donnera le meilleur après la quarantaine! Bon livre quand même!
Note : 4/5
(Nimbus)
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C'est bizarre, vous êtes d'accord pour dire que c'était super ou au moins correct,
moi j'ai trouvé ça totalement inintéressant.
Je n'ai vu aucune poésie. L'histoire m'a paru sans intérêt.
Je n'ai vu aucune morale. C'était blanc comme le paysage qu'il décrit, morne,
ennuyeux. Je vais vite l'oublier.
Qu'ai-je donc loupé? Ça m'énerve, si au moins quelqu'un avait ressenti la
même chose que moi ça me rassurerait.
Heureusement c'était court, mais j'ai remarqué que c'est souvent quand c'est
court que ça ne m'intéresse pas. J'aime les pavés, les personnages
appronfondis, l'impression que j'ai, lorsque
je referme un livre, d'avoir vécu quelque chose de fort qui ne me quittera pas de sitôt.
Un texte court m'intéresse s'il est très percutant, dans celui-là rien ne
m'a accrochée.
Note : 1/5
(Petitesandra)
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Un petit bijou, ce livre. C'est un merveilleux conte japonais. C'est de la
poésie écrite en prose. Je l'ai lu deux fois à la
suite, et la deuxième fois encore plus lentement. Je n'ai pas envie
de raconter l'histoire pour laisser le plaisir de la découverte au
futur lecteur. Je voulais faire une longue citation, mais Calou l'a
déjà faite (exactement la même que celle que j'avais
retenue) plus haut. Je ne peux qu'ajouter que j'achèterai ce petit
livre aussitôt que j'en aurai l'occasion pour pouvoir le relire quand
j'en aurai envie.
Note : 5/5
(Chantal)
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Yuko Akita a deux passions : le haïku et la neige! Il part en formation pour
parfaire son art chez un vieil homme aveugle. Une femme mystérieuse
réunira leurs destinées...
Même si le livre est "daté", l'histoire est intemporelle, on y parle
d'art, d'amour, d'éternité. Un petit livre qui m'a beaucoup fait
penser à "Soie" et comme dans ce dernier, les phrases sont courtes,
évocatrices mais... j'ai trouvé qu'il y manquait quelque chose.
Note : 3/5
(Doriane)
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Un petit livre plein de poésie, de charme, de simplicité et de
blancheur. J'ai lu ce petit conte en quelques heures il y a une semaine ou deux.
La lecture est facile et rapide. Mais un peu trop rapide à mon goût pour
entrer tout en entier dans le roman et en apprécier toutes les
subtilités.
J'ai pourtant beaucoup apprécié ce livre. Une histoire pleine
d'amour : l'amour de la neige, l'amour de Neige, l'amour de la poésie.
Je ne peux pas me retenir de vous donner un petit extrait :
"Ce fut un voyage vers le soleil de son coeur. La pureté du monde et de sa
lumière s'offrait à son regard. En marchant lentement sur le chemin,
Yuko ressentit une joie pure et étincellante. Il était libre et
heureux. Il emportait pour seul bagage l'or de sa foi en l'amour et en la
poésie." (p. 36)
Et un petit deuxième (oups) :
"L'amour est bien le plus difficile des arts. Et écrire, danser, composer,
peindre, c'est la même chose qu'aimer. C'est du funambulisme. Le plus
difficile c'est d'avancer sans tomber."
(p. 50)
Note : 4/5
(loutarwen)
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