Amour, Prozac, et autres curiosités
(10/18, 2005, 281 pages)
Les personnages de ce roman qui appartiennent à une certaine frange
de la société espagnole ressemblent beaucoup à ceux des
films de Pedro Almodovar.
Dans les chapitres successifs de ce roman, l'auteure fait s'exprimer trois
soeurs apparemment différentes: Ana, Rosa et Cristina.
Ce roman est écrit à la première personne, mais
à chaque nouveau chapitre, le "je" représente soit Ana, soit
Rosa, soit Cristina. Chacune d'elles raconte à tour de rôle, sa
vie (travail, amour...), nous livre ses réflexions sur
elle-même et sur ses relations avec ses deux soeurs et exprime
surtout son mal-être profond.
Grâce à l'humour de l'auteur, j'ai suivi avec
intérêt l'itinéraire de ces femmes insatisfaites de leur
sort, droguées, qui se cherchent et qui souffrent du départ de
leur père, lorsqu'elles étaient enfants (thème qui
revient comme un leitmotiv au cours de leurs réflexions).
Cependant malgré l'humour et quelques anecdotes qui ne manquent pas
de saveur, cette introspection touchante, certes, me semble bien
déprimante. Ce dernier point explique ma note.
Note : 3/5
(Laure)
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Livre plein d'humour et de dérision, mais également bien
déprimant. Ces trois jeunes femmes nous racontent leur quotidien
bouleversé par un passé difficile à gérer. Toutes trois
tentent de reprendre le dessus à leur façon, mais aucune n'est
vraiment positive, au contraire elles se détruisent toutes les trois
à leur manière.
Cependant l'écriture de Lucia Extebarria est intéressante. Mais
à ne pas lire si l'on est un peu dans une période noire.
Note : 3/5
(Elfe)
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Une belle découverte que ce livre. Attention, le langage est très
crû et les scènes de sexe nombreuses, et ce dès le premier
chapitre. J'ai été déroutée au départ par le
changement de narrateur quasiment à chaque chapitre, chaque soeur racontant
sa propre histoire ainsi que la vision qu'elle a elle-même de ses soeurs et
de leur famille en général. Je ne savais pas trop où cette
histoire allait m'emmener et puis d'un seul coup, tout s'éclaire et
s'explique. L'univers m'a énormément rappelé Pedro Almodovar.
On s'attache très vite aux personnages, ces femmes qui malgré leurs
parcours différents, sont toutes les trois des paumées de la vie. Le
ton est souvent ironique, parfois cynique et constamment empreint d'humour, et ce,
malgré le sujet. Je lirai encore cette auteure.
Note : 4/5
(Muriel)
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Après avoir lu "Un miracle en équilibre", je m'étais promis
de lire d'autres romans d'Etxebarria.
Celui-ci est donc le deuxième (et j'en ai commandé un autre), il m'a
plu même si j'ai une petite préférence pour "Un miracle équilibre",
qui me parait plus mûr, plus abouti. Peut-être est-ce dû au
simple fait que la découverte d'un auteur est plus exaltante que sa
relecture.
Trois soeurs, parlent tour à tour de leur existence. Elles ont la trentaine,
ont été élevées à l'identique et pourtant elles
ont chacune choisi un mode de vie dissemblable, ressentent chacune autrement le
sentiment amoureux. Car, il est surtout question des hommes, ou plutôt de
l'Homme, cette entité antagoniste, source de leurs difficultés. Et
tout d'abord, le père, première image masculine, dont l'absence dans
leur jeune âge, a établi une fois pour toute ce qui allait les
différencier et en même temps les rendre également inaptes au
bonheur.
Ah l'amour! la grande affaire des trois soeurs, amour rejeté, amour soumis,
amour asservi. J'aime l'écriture précise et moderne de cette auteure,
qui vraiment m'a de nouveau fait penser à Erica Jong. D'autant que
là, les scènes de sexe sont bien présentes (mais je dois faire
de la discrémination, c'est rare que l'érotisme écrit par une
femme, me dérange). J'ai trouvé au début que l'une des soeurs
étaient moins bien "rendues" que les deux autres, Ana, la femme au foyer,
jusqu'à ce qu'une révélation nous montre toute la
complexité du personnage et les formes perverties que peuvent prendre le
besoin d'amour.
Note : 4/5
(Zeta_b)
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