La femme gelée
(Gallimard/folio, 1987, 181 pages)
Dans La femme gelée, la narratrice revient sur son enfance et son
adolescence avant d'évoquer sa vie de jeune femme et de jeune
mère.
Son enfance, elle l'a passée, entourée d'un père et
d'une mère non stéréotypés, qui savaient partager
les tâches de la vie quotidienne. Durant toute cette période
et celle de son adolescence, elle a du mal à trouver ses
repères, son éducation et ses propres idées ne
correspondant pas aux normes de la société de l'époque.
Jeune femme, elle est confrontée aux idées conformistes de son
mari et de sa belle-famille. Elle devra faire passer son amour de la
littérature, ses études et ses loisirs au second plan, alors
que son mari jouit de suffisamment de temps pour s'épanouir, lui.
Elle se sent mal à l'aise dans son rôle de femme et de mère.
Lorsqu'elle deviendra enfin professeur, elle se sentira aussi
frustrée d'avoir toujours tout à assumer seule.
Ce livre, à l'écriture incisive et à l'ironie mordante,
est un réquisitoire contre la société. Il peut nous
faire sourire et/ou grimacer... Peut-être, en ce qui me concerne,
à certains moments de la lecture, me suis-je lassée des
plaintes incessantes de l'auteure, même si je souscris à la plupart
de ses idées, c'est ce qui explique ma note.
Note : 3.5/5
(Laure)
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Je m'attendais à ce qu'elle parle plus de sa vie de femme. Or elle
évoque beaucoup plus son enfance et son adolescence que sa vie de
femme. Elle raconte sa lutte de femme pour s'affirmer en tant que tel,
sa révolte contre la société. Elle doit assumer seule,
le ménage, la maison, son couple, son rôle de mère. C'est
un livre sur les conditions de la femme d'aujourd'hui.
Chacune de nous pourra aisément se reconnaître en elle. Annie a
toujours ce style qu'on lui connaît bien, pertinent, juste.
J'ai trouvé malgré tout certaines longueurs. Ce n'est pas son
meilleur livre pour moi.
Note : 3/5
(Felindra)
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