L'empreinte de l'ange
(Actes Sud/Babel, 2002, 192 pages)
Oh oui! J'ai beaucoup aimé.
C'est l'histoire de Safie, une allemande d'après guerre qui vit à
Paris.
J'avais tellement envie de découvrir qui est Saffie.
On s'imagine aisément que Saffie doit ses problèmes psychologiques à
ses souvenirs de guerre. J'ai lu plein de romans sur la guerre,
sur les misères et les souffrances des juifs. Mais c'est la première
fois que je lis sur les souffrances d'une allemande.
Et dans les autres romans que j'avais lus, on relatait des faits, alors
qu'ici on voit ce qui reste après la guerre, les souffrances
psychologiques.
Qui aurait imaginé la fin? Ouf... vraiment un roman étonnant.
A lire absolument!
Note : 5/5
(Mousseline)
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C'est un roman magique remplit de tristesse et de nostalgie,
j'ai vraiment beaucoup aimé. Une écriture simple, vivante.
Saffie épouse sans amour le très heureux et talentueux
flûtiste Raphaël. Il ne cherchera pas vraiment à
comprendre les angoisses de son épouse. D'ailleurs celle-ci ne
l'aidera pas à comprendre. La passion et l'amour, elle va les
trouver, avec le juif communiste hongrois Andréas, paradoxal pour
cette allemande, pourtant victime de la guerre à sa façon elle aussi.
En résumé, c'est l'histoire des destins tragiques de Saffie et
d'Andréas, tous deux victimes mais de façon bien
différente de la deuxième guerre et maintenant résidant
dans le Paris des années 50. Tout cela avec un fond sur la guerre
d'Algérie qui multiplie les massacres. Ce qui a pour effet de
rappeler certains événements à Andréas.
Comment parler de ce livre sans dire le livre. Comment le décrire
sans tout le dire, c'est tellement difficile. Bref j'ai adoré et ce
que je peux vous dire c'est lisez-le vous ne perdrez pas votre temps.
Note : 5/5
(Annabelle)
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Ce n'est pas du tout mon genre de livre mais wow j'ai adoré!
C'est magique, magnifique, sublime... je l'ai dévoré!
Note : 4/5
(Roxie)
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C'est l'histoire d'une jeune allemande, Saffie qui s'engage à Paris comme bonne d'un
flûtiste français, Raphaël. Il en tombe follement amoureux et la marie peu
de temps après et ils ont un fils ensemble Émil. Toutefois Saffie est distante et
froide autant avec son époux qu'avec son fils. Un jour Raphaël les envoie tous les
deux faire réparer sa flûte chez Andras, un juif. Le coup de foudre s'en suit et
leur histoire adultère se poursuit longuement.
C'est tout cela qui est raconté. On y raconte l'histoire des guerres
entre les juifs, les allemands et les français. Les conflits de religion mais aussi
l'amour qui peut exister entre eux.
C'est vraiment excellent mais ce que j'ai aimé davantage c'est le fait que l'auteur nous
inclut dans le texte c'est à dire qu'il s'adresse à son lecteur en disant nous
sommes là ou encore nous allons nous retrouver dans la tête de Saffie etc.
Note : 4.7/5
(Dytal)
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Est-ce parce que je l'ai lu en anglais et donc, que ça me demandait plus de
concentration (je lis beaucoup moins vite et je dois parfois recourir au dictionnaire!), j'ai
adoré.
J'ai lu comme on regarde un film. Je décortiquais les situations, voyais les images dans
ma tête (ouais, j'y repense et le fait de lire en anglais y est sûrement pour
quelque chose), j'imaginais les personnages...
Une jeune femme, au passé mystérieux, est engagée comme domestique dans la
maison d'un flûtiste de renommée. Il tombe en amour avec elle (pas elle),
l'épouse. Elle rencontre quelqu'un d'autre avec qui elle connaîtra la passion.
J'ai détesté la fin. À cause de ma fille. En même temps, ça
cernait tellement bien le personnage du mari (maudit déficit d'attention, je suis
incapable de retrouver les noms des personnages dans ma tête!), son
détachement, son égocentrisme, son absence...
Suis-je trop enthousiaste? Je l'ai terminé tout juste avant de partir en
voyage pour 4 jours et pourtant, mon enthousiasme ne s'est pas démenti.
J'ai pris "La virevolte" aujourd'hui... à suivre.
Note : 5/5
(Boogok)
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Mai 1957 à Paris.
Raphaël, flûtiste professionnel tombe amoureux de Saffie, une jeune allemande paumée.
Malgré son apparence de vivre en dehors de son temps, Saffie vit et même
découvre l'Amour, le vrai, auprès de Andras, un luthier émigré hongrois.
Raphaël se marie avec Saffie, ils ont même un enfant que Saffie ne désirait
pas. Raphael ne comprend pas sa femme et espère que la venue de cet enfant va la révéler. Il se
méprend sur l'apparente gaieté de sa femme, ne soupçonnant pas sa trahison
avec son amant. Nous assistons à la vie de ce trio amoureux baigné de musique
qui se noie dans les souvenirs, la mémoire, les espérances et les crimes de
notre temps.
Mon avis:
J'ai trouvé cette oeuvre intéressante par la manière originale et soutenue
de construire l'intrigue. C'est une oeuvre morale qui porte un regard sur notre demi
siècle marqué par les horreurs des guerres, celle de 39-45, celle
d'Algérie, avec leurs cortèges de tortures, de haine, de racisme...
Mais c'est aussi une histoire d'amour de deux hommes pour une même femme.
J'ai beaucoup aimé et m'en vais lire La virevolte si je le trouve...
Note : 4/5
(Calou)
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J'ai été très déçue par ce livre; je l'avais placé
en très haute estime suite aux critiques que j'avais lues!
Je n'ai pas trouvé ma lecture triste, pas du tout, du tout, du tout...
Premièrement, j'ai été dérangée par cette relation
adultère qui dure et dure et dure... Pauvre petit mari qui ne se doûte de rien et
qui est même heureux de la "renaissance" de sa femme.
Dérangée aussi par ce petit garçonnet qui n'a rien demandé et qui
se retrouve de plein-pied dans cette histoire de grands.
Deuxièmement, j'ai eu l'impression de lire un livre d'informations sur les atrocités
de la guerre et le milieu politique du moment.
Troisièmement, les fois où je ressentais un pincement, une émotion, un sentiment,
étaient coupées par quelques lignes dans une langue que je ne comprenais pas.
Au retour du français, cette même émotion avait eu le temps de
s'amenuiser.
Quatrièmement, Raphael Lepage n'a pratiquement pas sa place dans cette histoire,
et pourtant, c'est un des personnages principaux! Superficiel et tout en surface, je n'ai
jamais pu entrer dans son personnage; j'ai eu l'impression de ne lire qu'un nom sur du papier,
nom qui revenait très souvent mais sans plus.
Cinquièmement, je n'ai été émue par aucun des personnages...
Si! Mlle Blanche la concierge, quand elle se souvenait de sa jeunesse et reconnaissait en
Saffie les effets de l'Amour!
Bref, je n'ai pas aimé et j'avoue avoir hésité longuement avant d'apposer
ma critique; je me sentais et me sens encore un peu Martienne disons!
Mais bon...
Note : 2/5
(Cherubs)
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Je n'ai pas été séduite par l'univers de Nancy Huston. Je ne peux pas
vraiment dire pourquoi, j'ai eu du mal à aller au bout du livre, j'ai pris Saffie en
antipathie dès le début, le ton général me mettait mal à
l'aise. La fin est terrible! J'étais pétrifiée au passage dans le train et
l'épilogue est très fort, laissant le lecteur dans un froid glacial. Ce qui
signifie pour moi que sans aucun doute Nancy Huston a un vrai style et talent d'écriture,
mais je n'aime vraiment pas les livres qui me plongent dans un malaise comme ça. Sans
aucun doute je m'éclate plus dans la littérature "légère" voir
euphorisante, même si j'aime à l'occasion être remuée. Mais là
même pas... juste déstabilisée...
Ça se lit très bien quand même, et je suis très contente d'avoir
fait la connaissance de Nancy Huston.
Note : 3/5
(Cuné)
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Bon, je suis désolée pour toutes celles qui aiment Nancy Huston, mais je vais
être dure: en lisant ce livre, j'ai eu l'impression d'être devant une
"rédaction" d'une élève très appliquée dans ses tournures de
phrases et très travailleuse dans ses recherches historiques mais... c'est tout!!! Elle
a bien suivi son plan, elle a écrit à intervalles réguliers un paragraphe
sur l'histoire en elle-même, un paragraphe sur les faits politiques ou historiques du
moment, un paragraphe sur une vague description de Paris (ah, ses descriptions: une
énumération de rues, ou alors d'objets dans une pièce...), un petit moment
de sexe pour pimenter et on recommence...
Ce que je lui reproche le plus: aucune, mais aucune émotion dans son roman, l'auteure
est très loin de ses personnages, complètement à l'extérieur et moi
sa lectrice, du coup, complètement à côté de l'histoire
également. Je n'ai rien ressenti sinon de l'ennui latent, être obligée
d'arrêter de lire pour pouvoir reprendre le livre plus tard. J'en rajoute: elle n'a pas
de style.
Il paraît qu'elle admire Göran Tunström, eh bien, il va falloir qu'elle essaye
de l'imiter un peu. Une phrase de son roman qui m'a fait sourire: "Quel aubaine pour les
romanciers, cet Hitler!" C'est elle qui le dit, mais cette phrase lui convient parfaitement!
Bon, je suis satisfaite de l'avoir lue (pour la connaître) mais là, elle est sur
ma black-list. Après avoir lu "Tu-mio" de Erri de Luca, je peux vous dire que c'est le
blanc et le noir...
Note : 1.5/5
(Chantal)
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D'où vient Saffie? On sait qu'elle est allemande. Sa belle-mère ne l'aime pas,
ce n'est pas difficile à comprendre lorsqu'on a connu les horreurs commises en France
par les Allemands.
Facile aussi de comprendre l'amour instantané entre Saffie et Andras, le même sang,
les mêmes crimes vus, les mêmes familles pleurées et perdues. Raphaël
est à la limite aveuglé par l'amour qu'il porte à sa femme. Il ne voit
rien d'autre à part la musique, même son fils lui est inconnu, en autant que Saffie
soit bien il ne se pose pas de questions.
Les "flash-back" sont nombreux et souvent troublants. La mort de XXX est affreuse ainsi
que la haine, la peur et l'angoisse de son père. C'est un homme effondré,
anéanti et qui tout d'un coup découvre l'autre visage de la femme qu'il aimait et
qu'il croyait connaître.
La fin m'a laissé bouche bée... Qu'est-il arrivé à Saffie?
Où est-elle? À nous de décider...
J'ai adoré ce livre même si j'ai eu de la misère à embarquer.
J'ai bien aimé le style de Huston et pour moi c'est une découverte, je me promets
de lire d'autres romans d'elle.
Note : 4.5/5
(Farouche)
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Beaucoup de critiques de femmes sur ce livre délicieux que je viens
de terminer. Pourquoi pas une voix d'homme?
Saffie, dans sa complexité, invite à l'amour. Elle est
attirante aussi bien lorsqu'elle est translucide et atone comme au
début du livre que dans sa passion pour Andràs. Les hommes
sont les supports de son éveil et de sa renaissance au monde. Mais
pauvre Saffie qui vit dans un monde, celui de l'histoire et celui de ses
amours, où les hommes cassent tout, croient indispensable de montrer
leur force, puis massacrent, même leur enfant.
Une belle leçon d'humilité et de tendresse. Un hommage
à toutes les femmes qui traversent les guerres et les horreurs de la
politique en tentant de sauvegarder leur dignité, leur amour et le
respect de leurs sentiments.
J'ai aimé ce livre et prends plaisir à le dire.
Note : 4.8/5
(Ryu, 50 ans, Genève/Suisse)
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