L.A. Confidential
(Rivages Noirs/poche, 1997, 598 pages)
Ce livre est le troisième du quatuor de Los Angeles. Il est tout aussi
fascinant que les deux premiers!
Le format de l'intrigue est exactement le même que "Le grand nulle part",
ce que l'on peut reprocher à Ellroy. Trois policiers, pris avec
différents démons, enquêtent sur des histoires qui finiront
pas se toucher à la fin: Ex Exley veut prouver à tout le monde qu'il
peut surpasser son père, enquêteur primé à la retraite;
Bud White a vu sa mère se faire assassiner par son père et se fait
maintenant le devoir, on the side, de traquer les batteurs de femmes et de leur
faire un peu mal; Jack Vincennes refile les secrets du gratin d'Hollywood à
un magazine à potins. Ces histoires qui s'entremêleront portent cette
fois-ci sur la distribution de pornographie, un massacre non-résolu (ou mal
résolu), le meurtre de prostitués, etc. Très jojo, non?
Au début, je me disais que c'était un sacrilège! Que Ellroy
avait tout simplement copié le livre précédent: même
format (3 policiers bla bla bla) et alors que le deuxième livre touchait
à des films porno, celui-ci s'en tient aux photos, magazines
pornographiques. Quelle différence! (lire l'ironie svp) Mais, comme
toujours, Ellroy a su me gagner. Ses personnages sont complets. Le livre est
très psychologique. Moins sociologique/historique que les deux premiers,
mais tout aussi bon et surprenant. La finale n'est jamais comme dans la
majorité des livres policiers, c'est-à-dire que nous connaissons
souvent l'identité du/des meurtriers bien avant la fin, mais Ellroy sait
nous garder en haleine et nous dévoiler des trucs auxquels on ne
s'attendait pas. Encore une fois, chapeau! Vivement le dernier tome!
Une petite suggestion à ceux et celles qui n'ont pas encore commencé
le quatuor: gardez en note les noms/occupations des personnages. Ils sont nombreux
(ce qui peut être mêlant parfois) et reviennent souvent dans les
livres. Dans celui-ci par exemple, nous retrouvons Ellis Loews, Dudley Smith,
Micky Cohen, etc. Très bien tissé!
Cette fois-ci, j'ai lu le livre en anglais pour m'éviter la traduction
très française qui me tapait un peu sur le système mais la
v.o. anglaise est tout aussi compliquée! Beaucoup de slang américain et du slang de
policier en plus! Pffft!
Note : 4.5/5
(Mélodie)
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Attention chef-d'oeuvre! Le meilleur de la série.
Au tout début on se mélange parmi la multitude de personnages, et puis
on constate que du lot il ressort trois protagonistes principaux. D'abord, Bud White,
reconnu pour sa brutalité. A 16 ans, son père l'a attaché sur
des montants de lit et il a tabassé sa mère à mort. Bud White
n'a aucun pardon pour les batteurs de femmes.
Jack Vincennes lui se démarque dans la brigage des stups, sans
relâche il traque les dealers et consommateurs. Voilà quelques années alors qu'il
était gelé comme une balle il a abattu lors d'une fusillade deux
innocents depuis il est sobre et tente de racheter son erreur. Puis Ed Exley,
il est détesté de tous et chacun, c'est un dénonciateur, un
faux héros, son père est riche, il est très ambitieux et
occupe à trente ans à peine un poste clé.
Tous les trois sont policiers à Los Angeles. Ils bossent chacun dans un département
différent mais ils se rencontrent sur certaines affaires : meurtres, viols,
drogues, pornographie et ainsi de suite. Ce ne sont pas les intrigues qui manquent ainsi que les coups bas
entre collègues.
Un roman extrêmement violent. Les policiers sont de véritables brutes
(par exemple, Bud White interroge un homme qui refuse de parler, il lui met alors la
main dans un broyeur à ordures, de la peau et des os apparaissent dans
l'évier et comme si ce n'était pas suffisant il lui plaque ensuite la
même main sur un rond allumé...). Ça passait parfois bien difficilement,
et pourtant j'encaisse bien habituellement. La corruption policière va aussi très
loin et ça dérange. Mais voilà l'une des grandes forces de
James Ellroy, là où un autre ne fait que dénoncer, lui il
amène carrément les lecteurs dans les
lieux, c'est comme si on y était, une sensation qui n'est pas nécessairement agréable
mais j'imagine que c'est le reflet de ce qu'était la police de Los Angeles
dans les années cinquante. Le langage aussi est brutal. Mais
on s'habitue à force de lire Ellroy à toutes ces expressions de la
rue, traduites en je ne sais quel français...?
James Ellroy se distingue des autres par la grande richesse de ses intrigues (il y a
plusieurs intrigues), c'est complexe, rien n'est facile. Il suit son propre schéma.
De même ses personnages sont très bien développés
psychologiquement. Ils ont un passé qui explique le présent.
Le rythme est rapide, des rebondissements à n'en plus finir, on embarque et on ne
veut pas en sortir, au départ on ne peut pas dévaler les pages
à toute vitesse, car on s'y perdrait facilement parmi le lot de personnages
mais on finit par être très à l'aise et puis à
un moment donné on ne peut plus se retenir alors on lit, lit, lit...
Avec James Ellroy... ça c'est du polar! J'aime inconditionnellement.
Note : 5/5
(Mousseline)
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