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Michel Tremblay

Des nouvelles d'Edouard
(Actes Sud/Babel, 1998, 328)

Tout commence dans les coulisses d'un cabaret gay, ça dure un peu, on peut craindre de passer un tome entier avec ces travestis et hum... on se lasse d'avance. Mais badaboum, Edouard se fait assassiner, et en hommage posthume ses amis entreprennent la lecture du journal de son voyage à Paris; Edouard en a rajouté toute sa vie, et dans ce journal tout autant, mais il est destiné à la Grosse Femme, sa belle-soeur, et sous la plume sarcastique se dévoile toute sa profondeur.

On aborde les sentiments d'exil que tout le monde peut ressentir loin de ses racines. On visite la nature humaine, son snobisme, son chacun-pour-soi. On croise Boris Vian, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, en l'espace de 36 heures on visite plein de quartiers différents. On touche du doigt les différences de culture, jusque dans les détails du quotidien. On parle de Bonheur d'occasion de Gabrielle Roy!

Bref, c'est passionnant, pas moins.

Note : 5/5
(Cuné)
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A vrai dire, je trouve ce livre inégal, et je lui mets seulement 4 étoiles.

Bon début: Premier mouvement, le monde de la nuit, au Coconut Inn (!), avec ses travestis, ses artifices, sa gouaille. Surprenant, voire irritant pour le lecteur bien étranger à ce milieu.

Mais j'ai été conquis par le deuxième mouvement: la mort d'Edouard, "la duchesse". Très belles pages, 37 à 52. Le personnage a du panache et l'émotion vous étreint. On hésite à lire/dire le texte. On pense avec l'auteur que "Le jour, ce monde de l'illusion prend une pâleur pathétique qui serre la gorge". p. 53.

Troisième mouvement, une écriture rétrograde: Edouard fuit le Québec pour la France en se rappelant les attitudes mondaines et méprisantes de ses compatriotes québécois de la soi-disant bonne société. Il/elle cherche sa place, pratiquant mensonges et provocations. Le récit est un peu bavard, on y trouve une faconde épicée, voire rabelaisienne, et des tournures pour nous Français, bien exotiques. Mais l'ensemble paraît facile. Par la suite, on voit la France de 1947 et les Français d'alors par des yeux québécois, nourris de films et de romans du "réalisme poétique". Là le texte paraît, et c'était inévitable, bien démodé.

Personnellement, je préfère, et de beaucoup, Michel Tremblay, dans Hotel Bristol New York,N.Y. paru chez Lemeac/Actes Sud. Un récit court, et humainement plus consistant. Bien cordialement.

Note : 4/5
(Tribouille)
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Résumé : Précédemment dans "La duchesse et le roturier", Edouard s'embarquait pour la France et Paris. Dans un journal de voyage pour sa belle-soeur La grosse femme, il raconte son aventure.

Mon avis : Un tome très différent des précédents, dans le ton et la construction narrative et j'aime bien. On croit savoir comment va être le prochain tome de cette chronique et soudain, l'auteur nous gratifie d'un nouveau tour de passe-passe. Les allers retours dans le temps sont très bien maîtrisés et on finit par vraiment beaucoup s'y attacher à ce curieux personnage qu'est Edouard. C'est également dans ce tome là que l'on se rend compte qu'il vaut mieux lire ces chroniques dans l'ordre pour y comprendre quelque chose. A savourer tranquillement.

Note : 4/5
(Chimère)
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Dans le livre précédent, nous quittons Edouard qui s'embarque pour Paris. Maintenant entrons dans ce 4ème tome pour avoir de ses nouvelles, tout d'abord il nous raconte la traversée vers le Havre et déjà il est déçu par les fossés sociaux qui se creusent entre les gens ordinaires et les parvenus de ce voyage. Arrivé à Paris il voudrait partager sa culture avec les Parisiens mais il est d'emblée sujet aux moqueries à cause de son accent (n'oublions pas que cela se passe en 1947) donc la duchesse (alias Edouard) isolé dans sa sexualité comme dans sa culture s'ennuie et a envie de revoir la grosse femme ce qui l'incite à rentrer dans son pays en catastrophe et à mentir à ses proches, tout le monde le croit toujours à Paris sauf la grosse femme. Le roman débute par la mort d'Edouard, assassiné par Tooth Pick et c'est par son journal que découvriront Hosanna et Cuirette que nous apprendrons les mensonges d'Edouard.

Mon avis : Pauvre Edouard, une vie ratée remplie de révolte qui a forcé mon admiration pour lui car je l'aimais cet homme, il faut dire qu'en lisant cette chronique, j'ai l'impression de faire partie de cette famille. J'adooooore!

Note : 5/5
(Lalyre)

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Les romans:

C't'à ton tour Laura Cadieux,
Le coeur découvert,
Le coeur éclaté,
La nuit des princes charmants,
Quarante-quatre minutes quarante-quatre secondes,
Hôtel Bristol New York N.Y.,
L'homme qui entendait siffler une bouilloire,
Le cahier noir,
Le cahier rouge

Récits autobiographiques:

Douze coups de théâtre,
Un ange cornu avec des ailes de tôle,
Les vues animées,
Bonbons assortis

Chroniques du Plateau Mont-Royal:

La grosse femme d'à côté est enceinte,
Thérèse et Pierrette à l'école des Saints-Anges,
La duchesse et le roturier,
Des nouvelles d'Edouard,
Le premier quartier de la lune,
Un objet de beauté,
La série

Théâtre:

Les héros de mon enfance,
Bonbons assortis au théâtre,
Les Belles-soeurs,
En pièces détachées,
Albertine en cinq temps,
Le vrai monde,
L'impromptu d'Outremont

Biographie et bibliographie


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