Qu'il pleuve
(Pocket, 2000, 111 pages)
Un court roman, 115 pages qui laissent sans voix lorsque la dernière se
referme. Un texte émotionnellement perturbant, sur un écrivain qui se
cherche, sur une mystérieuse femme qui se trouve, sur la vie qui passe.
L'histoire en quelques mots : un écrivain vient de terminer un roman dans la
douleur, il est fatigué, veut se reposer et se perd entre les femmes qu'il
aime et qui sont toutes restées de simples amies, parfois très
proches, comme Odile, avec laquelle il a acheté une ancienne maison
envoûtante au bord d'un ruisseau. Un coup de fil va déranger sa vie :
une mystérieuse femme, inconnue, répondant au prénom d'Ariane,
veut à tout prix acheter son roman, elle lui offre une coquette somme
à condition que ce roman n'appartienne qu'à elle, comme un tableau de
maître qu'elle s'offrirait.
Chassé-croisé tantôt virulent tantôt attachant entre les
protagonistes, hésitations de l'écrivain, harcèlement et
détresse de l'acheteuse, conseils des amis et toujours cette vie qui passe,
drainant son lot de souvenirs parfois difficiles à digérer.
L'écrivain-narrateur nous fait partager ses incertitudes, sa fatigue, son
besoin de souffler et de retrouver ses émotions d'antan, cette chaleur et
cet entrain qu'il déplore aujourd'hui.
La fin m'a semblée triste mais correspond parfaitement à ce qui la
précède : une fin tristement humaine, qui ouvre la porte d'un certain
espoir et, en même temps, tourne une page. La dernière?
A découvrir et à lire d'une traite!
Note : 4.5/5
(Sahkti)
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