Bel amour, chambre 204
(Castor Astral, 2001, 71 pages)
Esther a 85 ans, elle invite toute la famille dans sa grande maison, c'est la fête,
même si la musique n'arrive pas à adoucir les tensions formées
au fil des ans. Le lendemain, Esther pousse son dernier soupir, David hérite
de ses livres préférés, dont un bien étrange, une
moitié de livre. Il n'aura de cesse de trouver l'autre moitié,
cherchant à travers la toile et le monde, jusqu'au jour où...
Quelle magnifique histoire que celle-ci, tendre et douce, cruelle aussi. Comme
l'amour. Le fil conducteur de ce court récit. Amour entre David et Esther.
Entre David et Fiona. Entre David et un livre dont la moitié a disparu. A
travers sa quête obsessionnelle de cette moitié d'ouvrage qu'il tente
à tout prix d'identifier, on devine que c'est lui-même qu'il essaie de
cerner. Sa quête n'en est que plus douloureuse et en même temps elle
est si belle, si noble.
Tout au long de ces belles pages, j'ai ressenti la présence d'Esther de
manière tellement forte, comme si elle était un ange riant sous cape
devant tout cela.
Voici de la lecture telle qu'on en redemande, dont on ne se lasse jamais, tant elle
est riche et belle. Une écriture qui s'offre avec une fin qu'on
espère tout en la redoutant, une fin qui rime avec amour, retour,
détour, toujours. Une petite merveille!
Note : 4.5/5
(Sahkti)
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