Je tue il...
(Gallimard folio policier, 2006, 121 p.)
En 1945 à la Nouvelle-Calédonie, Viviane rencontre un auteur parisien
à succès, René Trager, qui cherche l'anonymat à
la Nouvelle-Calédonie. "Il" se marie avec Viviane. En cours de lecture on
apprend pas mal sur l'histoire de l'Île, autrefois prison de
déportation et île à plantations de sucre et de café;
où les Canaques n'ont reçu des libertés que tout juste
après la guerre. En plus "Il" sème ad libitum des noms d'auteurs et
des citations de livres. Le bibliothécaire de l'île qui a tout lu
de "Il", cherche sa compagnie. Un soir ce bibliothécaire est tué,
et après une recherche policière un Canaque est inculpé,
mis à mort. Viviane découvre la culpabilité de son mari
et "Je tue Il...". La veuve Viviane reçoit une lettre de Paris, signée
du nom de son mari: une affaire d'escroquerie littéraire se révèle.
Le dernier chapitre est un petit résumé d'escroqueries
littéraires dans l'histoire; et en postface J.B. Pouy explique que
Didier Daeninckx a été quelque temps victime d'une telle
escroquerie.
Le récit prend bien; la parti polar est un peu mince, mais cela est
compensé par une richesse de données historiques et
littéraires, bien que présentées un peu trop
énumératif. Quarante, cinquante auteurs plus ou moins connus y
passent: de Cervantes à Proust, Géraldy, Sagan et d'autres. La
préface est de J.B. Pouy, directeur de la série "Poulpe"; il en
rajoute encore sur les auteurs modernes. Pour ce qui est du nom René
Trager, le WEB mentionne un faussaire nantais né en 1943.
Note : 3,5/5
(gallomaniac)
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