Club des rats de biblio-net


9967 critiques, 3823 livres, 1512 auteurs



Didier Daeninckx

12, rue Meckert
(Gallimard folio policier, 2003, 244 p.)

Plutôt surprenant du moins pour une Québécoise, dans le sens que c'est très très français comme livre!

Un journaliste, Maxime Lisbonne, enquête sur un homme qui enlève, martyrise et tue des jeunes filles. Finalement il y a un réseau derrière ça et bien des gens sont impliqués, Lisbonne le démantèle peu à peu. Il est en danger, d'autres journalistes avant lui se sont fait tuer pour avoir creusé trop loin...

Didier Daeninckx fait référence à plein d'évènements historiques. Mais je suis souvent à côté de la plaque, n'étant pas Française bien souvent je ne savais pas trop de quoi il parlait et j'ai certainement pas compris bien des clins d'oeil de l'auteur ou son humour, s'il y avait de l'humour... Malgré tout, j'ai lu avec entrain et intérêt jusqu'à la fin mais oups... la fin m'a échappé, je n'ai pas tout à fait compris, en tout cas pas trop certaine d'y avoir compris quelque chose. Il devait y avoir trop d'allusions qui m'ont échappé durant ma lecture pour que ça puisse être parfaitement claire pour moi. Enfin, j'ai compris à ma manière mais c'est un peu frustrant de me rendre compte qu'il me manque quelque chose.

Je crois que si j'étais française j'aimerais beaucoup Didier Daeninckx car j'aime les auteurs engagés.

Note : 3.5/5
(Mousseline)
**********

En même temps que son enquête sur les disparues de Châteauroux, Maxime Lisbonne est confronté aux étranges décès d'ex-collègues journalistes. Étant persuadé d'être la prochaine victime, il mène de front les deux enquêtes et s'aperçoit qu'elles sont en fait liées. Il échappe aussi à quelques reprises aux malfrats qui sont à ses trousses.

"12, rue Meckert" est un bon livre mais sans être un chef d'oeuvre du genre. L'intrigue maintient le suspense et les rebondissements sont souvent imprévisibles. Par contre, les personnages ne sont pas tellement développés. Max Lisbonne se limite à peu près au journaliste qui ne vit pas avec sa blonde et préfère la rencontrer dans des chambres d'hôtel chaque fois différentes. Le style d'écriture est aussi parfois agaçant. Les phrases sont longues et il faut souvent revenir en arrière pour ne pas perdre le fil. L'auteur saute du coq à l'âne sans nécessairement faire une transition. Bien souvent on ne s'en rend pas compte tout de suite, il faut donc relire...

Bref, un roman pas mauvais mais pas un grand crû non plus.

Note : 3/5
(Frisette)
**********

Je n'ai pas tellement aimé... je pense que j'ai trouvé tout cela bien compliqué à suivre... une chance qu'il n'avait pas 500 pages. J'étais souvent bien mêlée entre les différentes personnes impliquées dans l'histoire et je devais retourner en arrière afin de comprendre qui était qui... et je déteste avoir à relire des passages d'un livre pour comprendre...

Je ne sais pas trop si je n'ai pas aimé à cause que c'est un livre très très français ou simplement parce que l'auteur n'a pas réussi à venir me chercher avec son histoire... pourtant, ce n'est pas le premier auteur français que je lis... je sais pas, j'ai juste pas accroché.

J'ai fini le livre en lisant en diagonale...

Note : 2.5/5
(Lagrande)
**********

Un journaliste d'investigation, Maxime Lisbonne, homonyme d'un héros de la Commune de Paris, rentre de mission, quand il reçoit un message d'un ancien condisciple perdu de vue de longue dâte, qui lui fixait rendez-vous... pour la veille. Le lendemain, l'ex-condisciple meurt, de mort violente, dans le hall même de l'immeuble de Maxime Lisbonne, au 12 rue Meckert. Maxime enquête... qui cherche à faire disparaître, les uns après les autres tous les enquêteurs d'un journal vieux de 12 ans, qui ne vécut pas plus de six numéros?

Sur fond de tous les scandales ou presque qui agitent la France de la fin des années 90 (réseaux de pédophiles, vache folle, détournement de fonds de la Recherche sur le cancer), ce livre trouve une curieuse résonance avec les scandales de la France d'un siècle plus tôt, quand Maxime Lisbonne, l'original, se heurtait aux mêmes problèmes.

La langue de l'auteur est celle d'un roman policier: brève et pleine de raccourcis saisissants. Une chambre d'hôtel sinistre devient "une chambre pour neurasthénique militant", une cabine téléphonique un "cercueil transparent vertical", et pour reprendre l'expression qui avait plongé Mousseline dans la perplexité, les maladies du siècle, (cancer, sida et encéphalite spongiforme) sont désignées sous les noms dérisoires de "crabe, prion et hérisson".

Plus personnellement j'aime beaucoup ce côté "génération" d'un roman très contemporain. Rencontrer, une fiction, ce qui fait notre vie de tous les jours, nos inquiétudes, nos espoirs, ça me réconcilie avec ce quotidien, ça aide à le mettre en perspective, et je ressens un sentiment d'appartenance, à ce lieu, à cette époque.

Comme, par dessus tout, je ne renie pas l'héritage revendiqué par Daeninckx de la Commune de Paris, je mets à ce livre la note de 4/5.

Note : 4/5
(Laetitia)
**********

Je viens de lire les critiques déjà éditées, c'est très intéressant: toutes sont justifiées et compréhensibles. C'est évident: dans l'appréciation d'une oeuvre le "vécu" de chacun est essentiel! Moi j'ai beaucoup aimé le livre de Daeninckx car il est bourré de clins-d'oeil, mais ils sont ciblés! Ils s'adressent à un parisien d'une cinquantaine d'années (âge de Daeninckx), et moi je rentre dans la catégorie (j'ai vécu mes 25 premières années à Paris).

Déjà le titre c'est un clin d'oeil à "120 rue de la gare" de Léo Mallet un des premiers polars français, paru en 1943 et introduisant le détective Nestor Burma, notre Marlowe à nous. Les lieux me parlent: la place Nadaud, le Champollion (champo pour les habitués, cinéma pour étudiants ou autres, fonctionnant du matin au soir), l'environnement musical: J P Capdevielle "quand t'es dans le désert"... Tout est cohérent si tu connais l'un tu connais l'autre! Mais c'est effectivement franco-parisien. Il y a des réflexions aussi, typiquement bistrot parisien: "le problème avec les cons c'est lorsqu'on a besoin d'entrer en contact..." page 21.

Bon, pour ne pas répéter ce qu'a bien dit Laetitia, je ne parlerai pas des clins-d'oeil historiques. Pour résumer, j'ai trouvé l'intrigue intéressante, sans plus, la fin étant un peu brumeuse, mais par contre j'ai beaucoup aimé tout l'environnement de l'enquête. J'ai beaucoup aimé aussi l'écriture, précise et pétillante.

Note : 4/5
(Nimbus)

Ajoutez votre critique

Pour avoir plus d'infos:

Europe: Amazon.fr
Québec/Canada/USA : Amazon.ca








Camarades de classe,
Meurtres pour mémoire,
12 rue Meckert,
Cannibale,
Le retour d'Ataï,
Je tue il...



Didier Daeninckx est né en 1949 à Saint-Denis, dans la région parisienne. De 1966 à 1975, il travaille comme imprimeur dans diverses entreprises, puis comme animateur culturel avant de devenir journaliste dans plusieurs publications municipales et départementales. En 1983, il publie "Meurtres pour mémoire" qui sera suivi de plus de trente autres ouvrages.



Abonnez-vous à la newsletter.

Hébergé par YourMailinglistProvider.com





©2000-2009 - Club des rats de biblio-net