12, rue Meckert (Gallimard folio policier, 2003, 244 p.)
Plutôt surprenant du moins pour une Québécoise, dans le sens que c'est
très très français comme livre!
Un journaliste, Maxime Lisbonne, enquête sur un homme qui enlève, martyrise et
tue des jeunes filles.
Finalement il y a un réseau derrière ça et bien des gens sont impliqués, Lisbonne le démantèle
peu à peu. Il est en danger, d'autres journalistes avant lui se sont
fait tuer pour avoir creusé trop loin...
Didier Daeninckx fait référence à plein d'évènements historiques.
Mais je suis souvent à côté de la plaque, n'étant pas
Française bien souvent je ne savais pas trop de
quoi il parlait et j'ai certainement pas compris bien des clins d'oeil de l'auteur ou son
humour, s'il y avait de l'humour...
Malgré tout, j'ai lu avec entrain et intérêt jusqu'à la fin mais
oups... la fin m'a échappé, je n'ai pas tout à fait compris, en tout cas pas trop certaine
d'y avoir compris quelque chose. Il devait y avoir trop d'allusions qui m'ont échappé
durant ma lecture pour
que ça puisse être parfaitement claire pour moi. Enfin, j'ai compris à ma
manière mais c'est
un peu frustrant de me rendre compte qu'il me manque quelque chose.
Je crois que si j'étais française j'aimerais beaucoup Didier Daeninckx car j'aime les auteurs engagés.
Note : 3.5/5
(Mousseline)
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En même temps que son enquête sur les disparues de Châteauroux, Maxime
Lisbonne est confronté aux étranges décès d'ex-collègues
journalistes. Étant persuadé d'être la prochaine victime, il mène
de front les deux enquêtes et s'aperçoit qu'elles sont en fait liées.
Il échappe aussi à quelques reprises aux malfrats qui sont à ses trousses.
"12, rue Meckert" est un bon livre mais sans être un chef d'oeuvre du genre. L'intrigue
maintient le suspense et les rebondissements sont souvent imprévisibles. Par contre,
les personnages ne sont pas tellement développés. Max Lisbonne se limite à
peu près au journaliste qui ne vit pas avec sa blonde et préfère la
rencontrer dans des chambres d'hôtel chaque fois différentes. Le style
d'écriture est aussi parfois agaçant. Les phrases sont longues et il faut
souvent revenir en arrière pour ne pas perdre le fil. L'auteur saute du coq à
l'âne sans nécessairement faire une transition. Bien souvent on ne s'en rend
pas compte tout de suite, il faut donc relire...
Bref, un roman pas mauvais mais pas un grand crû non plus.
Note : 3/5
(Frisette)
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Je n'ai pas tellement aimé... je pense que j'ai trouvé tout cela bien
compliqué à suivre... une chance qu'il n'avait pas 500 pages. J'étais
souvent bien mêlée entre les différentes personnes impliquées dans
l'histoire et je devais retourner en arrière afin de comprendre qui était
qui... et je déteste avoir à relire des passages d'un livre pour comprendre...
Je ne sais pas trop si je n'ai pas aimé à cause que c'est un livre très
très français ou simplement parce que l'auteur n'a pas réussi à
venir me chercher avec son histoire... pourtant, ce n'est pas le premier auteur
français que je lis... je sais pas, j'ai juste pas accroché.
J'ai fini le livre en lisant en diagonale...
Note : 2.5/5
(Lagrande)
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Un journaliste d'investigation, Maxime Lisbonne, homonyme d'un héros de la Commune de
Paris, rentre de mission, quand il reçoit un message d'un ancien condisciple perdu de
vue de longue dâte, qui lui fixait rendez-vous... pour la veille. Le lendemain,
l'ex-condisciple meurt, de mort violente, dans le hall même de l'immeuble de Maxime
Lisbonne, au 12 rue Meckert.
Maxime enquête... qui cherche à faire disparaître, les uns après les
autres tous les enquêteurs d'un journal vieux de 12 ans, qui ne vécut pas plus
de six numéros?
Sur fond de tous les scandales ou presque qui agitent la France de la fin des années
90 (réseaux de pédophiles, vache folle, détournement de fonds de la
Recherche sur le cancer), ce livre trouve une curieuse résonance avec les scandales
de la France d'un siècle plus tôt, quand Maxime Lisbonne, l'original, se
heurtait aux mêmes problèmes.
La langue de l'auteur est celle d'un roman policier: brève et pleine de raccourcis
saisissants. Une chambre d'hôtel sinistre devient "une chambre pour
neurasthénique militant", une cabine téléphonique un "cercueil
transparent vertical", et pour reprendre l'expression qui avait plongé Mousseline
dans la perplexité, les maladies du siècle, (cancer, sida et encéphalite
spongiforme) sont désignées sous les noms dérisoires de "crabe, prion
et hérisson".
Plus personnellement j'aime beaucoup ce côté "génération" d'un
roman très contemporain. Rencontrer, une fiction, ce qui fait notre vie de tous les
jours, nos inquiétudes, nos espoirs, ça me réconcilie avec ce quotidien,
ça aide à le mettre en perspective, et je ressens un sentiment d'appartenance,
à ce lieu, à cette époque.
Comme, par dessus tout, je ne renie pas l'héritage revendiqué par Daeninckx de
la Commune de Paris, je mets à ce livre la note de 4/5.
Note : 4/5
(Laetitia)
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Je viens de lire les critiques déjà éditées, c'est très
intéressant: toutes sont justifiées et compréhensibles.
C'est évident: dans l'appréciation d'une oeuvre le "vécu" de chacun est
essentiel!
Moi j'ai beaucoup aimé le livre de Daeninckx car il est bourré de clins-d'oeil,
mais ils sont ciblés! Ils s'adressent à un parisien d'une cinquantaine d'années
(âge de Daeninckx), et moi je rentre dans la catégorie (j'ai vécu mes
25 premières années à Paris).
Déjà le titre c'est un clin d'oeil à "120 rue de la gare" de Léo
Mallet un des premiers polars français, paru en 1943 et introduisant le
détective Nestor Burma, notre Marlowe à nous.
Les lieux me parlent: la place Nadaud, le Champollion (champo pour les habitués,
cinéma pour étudiants ou autres, fonctionnant du matin au soir),
l'environnement musical: J P Capdevielle "quand t'es dans le désert"...
Tout est cohérent si tu connais l'un tu connais l'autre!
Mais c'est effectivement franco-parisien.
Il y a des réflexions aussi, typiquement bistrot parisien: "le problème avec
les cons c'est lorsqu'on a besoin d'entrer en contact..." page 21.
Bon, pour ne pas répéter ce qu'a bien dit Laetitia, je ne parlerai pas des
clins-d'oeil historiques.
Pour résumer, j'ai trouvé l'intrigue intéressante, sans plus, la fin
étant un peu brumeuse, mais par contre j'ai beaucoup aimé tout l'environnement
de l'enquête.
J'ai beaucoup aimé aussi l'écriture, précise et pétillante.
Note : 4/5
(Nimbus)
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